Cameroun - Me Mang Mayi (avocat): «Pour la loi, l’assemblée générale de la SONACAM ne s’est jamais vraiment tenue»

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Sep-2017 - 12h45   3024                      
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Me Mang Mayi Vision 4
Le juriste en service à la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun déplore le fait que certains ministres camerounais ne respectent plus les décisions de justice.

L’assemblée générale constitutive de la SONACAM (Société nationale camerounaise de l’art musical) tenue le 9 septembre 2017 à Yaoundé pourrait être annulée. Me Mang Mayi, avocat en service à la Chambre de conciliation et d ‘arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun  estime que c’est le sort définitif qu’elle mérite. Il tire argument de la validation de la requête aux fins de sursis à exécution formulée par les opposants à la tenue de cette réunion présidée par le ministre des arts et de la culture Narcisse Mouelle Kombi.

« On ne peut pas comprendre qu’une décision de justice soit rendue, qu’elle vous soit servie pour vous demander d’arrêter en l’état vous vous obstinez à tenir une assemblée alors que vous savez très bien au moment où l’on vous sert ce sursis que vous n’avez plus le droit de continuer. C’est même une certaine défiance », s’est-il exprimé le 10 septembre 2017 dans « Club d’élites » un programme de l’émission de la télévision Vision 4. Il  a ajouté que tous les effets inhérents à cette réunion comme le premier conseil d’administration du 10 septembre 2017 « sont  dans l’illégalité ».  

Me Mang Mayi en profite pour rappeler certains membres du gouvernement camerounais à l’ordre. «  Je voudrais apporter un message aux ministres. Vraiment qu’on fasse l’effort de ne pas cautionner l’illégalité. C’est ce qui fait mal.  Hier c’était le ministre des sports qui s’est mépris sur une décision de la CCA. Demain ça va être le ministre des arts et de la culture sur une décision du Tribunal administratif ». Il poursuit : « Pour la loi ça ne s’est jamais vraiment tenu. Puisque ça n’aurait jamais dû se tenir ». Selon lui les organisateurs de l’Ag du 9 septembre auraient pu, en respectant la mesure d’interdiction, éviter de dépenser inutilement de l’argent. Il ne s’arrête pas là. Il s’en prend aussi au sous-préfet de Yaoundé II qui a autorisé la tenue de l’assemblée générale querellée : « Ces gens, normalement sur le  plan de l’autorité administrative qui a délivré même l’autorisation de manifestation, ayant connaissance de ce qu’il y a un sursis à exécution qui a été servi à ces gens on devait venir fermer la porte ! Et au demeurant, je ne veux pas exagérer, prendre ceux qui vont s’obstiner à tenir une réunion dans ces conditions-là. Ce n’est pas normal dans ce pays ! »    

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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