Cameroun – Mœurs : Le Sous-préfet de Moulvoudaye (Extrême-Nord), Benjamin Bwanga, accuse un enseignant d’attouchements sexuels sur son fils

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-Nov-2021 - 16h49   9444                      
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Benjamin Bwanga décrié à Moulvoudaye Facebook
L’enseignant en question, le nommé Djorwe Major, en service à l’Ecole publique bilingue de la localité, et a été incarcéré durant tout le weekend dernier.

L’affaire fait grand bruit à Moulvoudaye, dans le département du Mayo-Danay, région de l’Extrême-Nord, depuis le 16 novembre 2021. Un enseignant de l’Ecole publique bilingue de la localité, le nommé Djorwe Major, qui est accusé par le Sous-préfet de cet arrondissement, Benjamin Bwanga, d’attouchements sexuels sur son enfant. L’autorité administrative a porté plainte contre l’enseignant, qui se trouve depuis lors incarcéré.

Dans le trihebdomadaire « L’œil du Sahel » de ce lundi 22 novembre 2021, l’autorité administrative donne les raisons de ses agissements. « Il a été relevé que l’enseignant qui est d’ailleurs un vacataire fait régulièrement des attouchements sur les enfants, pas seulement au mien. Et j’ai décidé de porter plainte contre lui en tant que citoyen. Le commissaire l’a gardé à vue dans le respect de la loi. Il a été déféré à Kaelé au terme de la garde à vue prévue par la loi et la procédure suit son cours », a-t-il confié au journal de Guibaï Gatama.

La détention de l’enseignant est dénoncé par ses collègues, qui ne croient pas du tout à cette version des faits relatés par le Sous-préfet, qu’ils accusent d’être instrumentalisés par sa compagne. « Le Sous-préfet agit sous ordres de sa femme. Tout ce qu’il raconte n’est qu’un grotesque mensonge monté par sa femme. En effet, l’enseignant a puni 4 enfants parmi lesquels l’enfant du Sous-préfet, pour exercices non faits. Mais l’enfant est allé faire part de la punition à sa mère qui, à son tour, en a fait part à son mari de sous-préfet. Voilà d’où est venu le malheur de notre collègue », a confié un enseignant sous couvert d’anonymat à nos confrères.

En effet, un collectif des instituteurs de l’inspection territorialement compétent a annoncé une grève à compter de ce lundi 22 novembre au sein de cet établissement scolaire, pour protester contre la « séquestration » de leur collège. Et ils ne comptent pas d’arrêter, tant que l’enseignant séquestré n’est pas remis en liberté. Des agissements que dénonce à son tour le Sous-préfet. « Au lieu que les gens me remercient puisqu’il s’agit d’un problème de mœurs, ils commencent à s’agiter. Cela me conforte dans l’idée d’aller jusqu’au bout de la procédure. Ils n’ont qu’à continuer. Et si vous remarquez, les gens surfent sur la fibre tribale pour faire le chantage. Ce sont 20 à 25 personnes qui sont en train de faire tous les bruits que vous entendez là et sont en majorité Toupouri du Mayo-Danay », a-t-il renchéri.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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