Cameroun - Musique: Le Syndicat National des Acteurs de Musiques Urbaines du Cameroun a tenu sa toute première assemblée générale

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 14-May-2020 - 11h06   982                      
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AG SYNAMURCA Rodrigue Tapeo
C’était le 9 mai 2020 à Yaoundé.

Revendiquant leurs droits de profession libérale au même titre que les médecins, les avocats, les journalistes et bien d’autres; près de 500 artistes camerounais de la musique urbaine se sont regroupés au sein du Syndicat National de Musiques Urbaine du Cameroun (SYNAMURCA), à l’occasion de son assemblée générale, le 9 mai 2020 à Yaoundé. C’était la toute première assemblée générale dudit syndicat.

Parmi ces artistes, on retrouve des noms ronflants comme Krotal, le président du SYNAMURCA, Tony Nobody ou encore  Koppo.

«Anciens et jeunes professionnels de ce secteur spécifique de l’industrie musicale, ont honoré de leur présence la rencontre qui s’est voulue fédératrice… cet acte 1 de l’assemblée générale du SYNAMURCA a été l’occasion d’affilier un ensemble d’acteurs capables de construire ce qui sera considéré comme ce bouclier, devant sécuriser le statut et les orientations de la profession d’artiste; autant, qu’il participera à construire le couloir des musiques urbaines», indique le quotidien national bilingue Cameroon Tribune, paru le 12 mai 2020.

D’entrée de jeu, les syndicalistes ont souligné que: «le statut de l’artiste musicien au Cameroun est presque inexistant, bien que la profession soit reconnue par le code du travail», peut-on lire.

A entendre le secrétaire général, Nga-Tsimi Betayene, «la question du droit d’auteur doit être revue. L’artiste musicien doit vivre de son métier», a-t-il déclaré dans les colonnes du journal.

La musique urbaine regroupe toutes les musiques qui se font avec des instruments modernes, à l’opposé des musiques patrimoniales qui utilisent des outils traditionnels.

Ainsi, d’après Krotal de son vrai nom, Etoundi Onambele, «les musiques urbaines représentent environ 90% des contenus exécutés dans tous médias confondus au Cameroun, ce qui inclut une bonne masse d’artistes. Raison pour laquelle le métier doit être réglementé et mieux structuré», peut-on lire.

 

Auteur:
Wilfried ONDOA
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