Cameroun - Mystère: Un ressortissant camerounais décède dans des circonstances troubles en France

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 14-Apr-2020 - 14h25   9696                      
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Hôpital Privé Paul d'Egine archives
Selon un médecin en service à l'hôpital privé Paul D'égine de Champigny sur Marne, en région parisienne, Johson Ekoutou est décédé des suites de Covid-19. Son épouse rejette cette hypothèse.

C’est en principe ce mardi 14 avril 2020 que le corps de Johson Ekoutou doit être déplacé de l'hôpital privé Paul D’Egine de Champigny sur Marne, en région parisienne, pour une autopsie. Le camerounais de 52 ans est décédé le 8 avril 2020 dans cet hôpital, dans des circonstances troubles.

Selon la femme du défunt,  Rose Nicole Ninga épouse Ekoutou, qui s’est confiée dans les colonnes du quotidien Le Messager, édition du 14 avril 2020, son mari est entré à l'hôpital pour de simples maux de tête, pour y laisser sa vie. «Rien ne laissait penser que ça pouvait être grave. Même l'équipe médicale de l'ambulance qui est venue le chercher à la maison m’a assuré qu'il allait rapidement rentrer à la maison», raconte-t-elle.

Tout bascule le 8 avril 2020 au matin. «Elle reçoit le coup de fil du médecin qui a produit le certificat de décès. Le Dr François Bart lui indique que son mari est mort à 2h00 des suites du Covid-19. La brave dame n'y croit pas du tout. Surtout que le certificat de décès, qui porte l'heure du décès à 2h30, ne dit mot sur les causes de la mort. Pire, il mentionne l'autorisation de «don d'organes» du corps sans vie. D'où la colère et l'incompréhension de la veuve», lit-on.

«L’hôpital Privé Paul d'Egine de Champigny (Ramsay-Santé) a pris les organes de mon mari atteint du Corona sans mon accord, depuis quand prend-on les organes d'une personne atteinte du Coronavirus ?», s'interroge Rose Nicole Ninga Ekoutou.

Selon elle, son époux lui avait déjà dit, au téléphone, qu'il ne se sent pas à l'aise avec le personnel, appelant même clairement son épouse à «le sortir de là, de peur qu'il y laisse sa vie». Après son décès, elle affirme qu’elle n’a pas pu voir le corps de son mari à la morgue de l'hôpital. «En fait, je n'ai pas pu voir son visage. On ne m'a montré que sa nuque. Il était dans un drap. Pour quelqu'un qui est mort du Covid-19, il aurait dû être dans une housse», affirme-t-elle.

Elle espère que l’autopsie prévue ce 14 avril 2020, permettra de déterminer les causes exactes de la mort de son mari. D’après notre confrère, ce n’est pas la première fois que cet hôpital fait parler de lui. «Il y a quelques semaines, deux de ses salariés étaient impliqués dans un trafic de respirateurs cardiaques qu'ils vendaient sur Internet. L'un des salariés a reconnu les faits», renseigne le journal.

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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