Cameroun - Nécrologie: Le dernier hommage de la communauté universitaire à Gottlieb Lobe Monekosso

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Jan-2018 - 12h22   4901                      
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Pr Lobe Monekosso Archives
Les obsèques de l’ancien ministre de la Santé publique et ancien directeur régional de l’OMS pour l’Afrique ont débuté jeudi 11 janvier 2018 à Yaoundé en présence du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, représentant personnel du chef de l’Etat.

Après la levée de corps en matinée, un dernier hommage a été rendu au disparu en l’Amphi 700 de l’Université de Yaoundé. Selon le récit de Cameroon Tribune en kiosque ce vendredi 12 janvier 2018, c’est avec le cœur étreint et la voix brisée de douleur que le Professeur Pierre Carteret, ancien directeur du Centre universitaire des sciences de la santé (CUSS), actuelle Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’université de Yaoundé 1, et proche du Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, termine son témoignage, s’adressant au défunt en ces termes :

«Au moment où on prépare ton inhumation à Dibombari, saches que tu es cet aîné qu’on est heureux d’avoir. Tu resteras vivant en moi et je ne manquerai pas de toujours me rendre disponible chaque fois que je serai sollicité pour témoigner du grand homme que tu as été. Si j’ai pu bien remplir ma mission en tant que directeur du CUSS, c’est parce que j’avais constamment en mémoire, le prédécesseur qu’il fut et j’ai suivi son exemple».

Au Cameroun, le nom Gottlieb Lobe Monekosso rime avec la première promotion du CUSS, dont il a été fondateur. En 1969, il devenait le pionnier de la formation en médecine au Cameroun. Un point de départ qui reste le repère de l’éclosion de plusieurs générations de médecins compétents à travers le monde. Depuis cette époque, 5869 diplômés sont sortis du CUSS et de la Faculté de médecine de l’UYI.

Selon Cameroon Tribune, dans sa mission de pionnier de l’école de médecine, le notable sawa avait refusé de faire de la formation des médecins en Afrique une copie occidentale, optant pour une formation endogène de qualité basée sur un triptyque: les soins, la prévention, la gestion. Un pari gagné et adopté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1994 (25 ans après sa mise en oeuvre au CUSS).

Le champ d’exploration de l’homme n’avait pas de limite: parasitologie, infectiologie, hématologie, ophtalmologie, neurologie, néphrologie, santé publique, santé communautaire ! Dans certains de ces domaines, apprend-on, il a fait des découvertes révolutionnaires pour la science. L’OMS, dont il fut directeur régional pour l’Afrique, avant de devenir ministre de la Santé publique au Cameroun, lui a accordé une minute de silence dans sa Région Afrique. A son actif 150 publications dont la plus récente date de l’année dernière.

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Auteur:
Otric NGON
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