Cameroun - Ordre des avocats: Le Conseil demande la libération immédiate des Avocats arrêtés dans le cadre de la marche réprimée du MRC.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Feb-2019 - 13h44   2127                      
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Avocats du Cameroun Archives
Au terme d’une session extraordinaire du Conseil de l’Ordre des Avocats du Cameroun tenue le mercredi 06 février 2019, le Bâtonnier Tchakoute Patie Charles a été mandaté pour entreprendre toute démarche auprès des autorités compétentes pour obtenir la libération de ses confrères privés de liberté.

A la suite des marches blanches organisées à travers le territoire national le samedi 26 janvier 2019 par le parti d’opposition MRC, Maitre Ngaliembou Alphonse avait été arrêté à Bafang et Maitre Tassa André Marie interpellé à Bafoussam, puis transférés à Yaoundé où ils sont détenus « sans titre et dans des conditions portant atteinte à leur dignité » fait remarquer le Conseil de l’Ordre des Avocats dans un communiqué publié ce jeudi 07 février 2019.

En dehors d’alerter sur les mauvaises conditions actuelles de leurs confrères, les 14 membres du Conseil ont également fait constater le caractère abusif de l’arrestation des deux avocats sus nommés.

« Maitre Ngaliebou Alphonse a été interpellé dans l’exercice de son ministère d’Avocat, alors qu’il assistait quelques-uns des manifestants au Commissariat de sécurité publique de Bafang et Maitre Tassa André Marie a été interpellé en marge de la manifestation prévue ce jour-là à Bafoussam à laquelle il ne participait pas » écrit le Conseil dans son communiqué avant de déplorer « La  récurrence des atteintes à l’intégrité physique et morale des Avocats et des entraves à leur exercice professionnel notamment courant novembre 2016 à Bamenda et Buea».

En marge des démarches entreprises pour la libération des confrères privés de liberté dans le cadre des manifestations réprimées du MRC, le Conseil invite « les Avocats à rester vigilants et en éveil, jusqu’à la prochaine session extraordinaire du Conseil de l’ordre prévue le mercredi 12 février 2019 à l’effet d’évaluer l’évolution de la situation »

L’on imagine qu’un mot d’ordre de grève pourrait être lancé si les avocats gardés à vue ne sont pas remis en liberté.

Auteur:
Adeline ATANGANA
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