Cameroun - Ouest: Un prêtre accusé de viol sur une adolescente de 14 ans

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 19-Mar-2019 - 12h42   3790                      
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Paroisse Saint Maximilien Kolbe de Bamendou archives
L’abbé Jean Baptiste Pouokam, principal du collège Saint Albert le Grand de Bamendou, est accusé d’avoir abusé sexuellement de son élève en classe de 5ème.

L’affaire fait grand bruit dans le groupement Bamendou, localité située dans l’arrondissement de Penka-Michel, dans le département de la Menoua, région de l’Ouest. Un prêtre est accusé d’avoir violé une jeune adolescente de 14 ans, élève dans l’établissement scolaire qu’il dirige.

Dans son numéro en kiosque le 18 mars 2019, le quotidien Emergence relate les faits de cette rocambolesque affaire. Les faits se seraient produits le samedi 16 février dernier. Selon le récit du journal, la mère de la petite Marie Colette Brinda Zandjio l’a envoyé ce jour-là, donner un repas à l’abbé Jean Baptiste Pouokam. L’homme de Dieu est le principal du Collège Saint Albert le Grand de Bamendou et par ailleurs curé de la paroisse Saint Maximilien  Kolbe du même village.

Une fois à la résidence du prêtre, la victime qui est enfant de chœur de la paroisse, est commissionnée par le prêtre. Ce dernier lui demande de faire la vaisselle. «Et c’est pendant que je la faisais qu’il a commencé à appuyer mes fesses et m’a tiré de force dans sa chambre», raconte la jeune fille, dans les colonnes de Emergence. Le prélat aurait ainsi abusé sexuellement de la petite Brinda qui est élève en classe de 5ème au collège sus cité.

De retour à la maison, la victime aurait essayé de relater la scène à sa mère. Mais cette dernière n’a pas pris l’affaire au sérieux. Rendue à l’établissement le lundi 18 février 2019, l’adolescente rapporte les faits à ses camarades de classe. Les élèves vont aussi ébruiter l’affaire, créant un tollé au sein de l’établissement.

C’est alors que le présumé violeur qui est aussi principal du collège, convoque une réunion entre les fidèles, les parents d’élèves, la victime et sa famille. «Dès l’entame de l’assise, la petite Zandjio Marie est influencée par les propos accusatoires de son principal qui parle de manipulation au point où elle n’a pu avancer aucun mot. Alors que la réunion se teient, Beatrice Feudjio, sœur ainée de la victime,  par ailleurs enseignante dans le même collège fait son entrée dans la salle et ordonne à sa cadette de raconter l’histoire.

Occupant une position dos tourné à l’homme aux casquettes multiples, la petite au centre des débats depuis plus d’une semaine a craché le morceau; ce qui a précocement levé la séance. Après plusieurs examens sur sa fille, ayant révélé les traces de viol, Dieudonné Djiodjio, le père de la petite Brinda, a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. Le prêtre a été expulsé du village le 3 mars dernier. Deux mois après les faits, l’église catholique n’a pas encore donné sa position.

Fred BIHINA  

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Fred BIHINA
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