Cameroun - Parlement: La société civile revendique son implication effective dans le débat d’orientation budgétaire de juin 2021

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Mar-2021 - 10h59   1166                      
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Plénière Assemblée nationale au palais des Congrès Facebook
Un atelier de plaidoyer à cet effet a été organisé du 24 février au 25 février 2021 par la Plate-forme nationale des organisations de la société civile du Cameroun (PLANOSCAM), à Ebolowa dans la région du Sud.

La loi n° 2018/011 portant code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques du Cameroun et la loi n°2018/012 portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques, ont été promulguées en juillet 2018 par le président de la République. Ces lois introduisent dans le processus budgétaire l’organisation à mi-exercice d’un débat d’orientation budgétaire (DOB) au Parlement.

Dans son article 11, la loi portant régime financier de l’Etat et les autres entités publiques, dispose en effet que, «chaque année avant le 1er juillet, le gouvernement transmet au Parlement les documents de cadrage à moyen terme définis dans le cadre budgétaire à moyen terme et dans le cadre de dépenses à moyen terme», précise le quotidien Le Messager dans son édition du mardi 2 mars 2021.

Pour le président de la Plate-forme nationale des organisations de la société civile du Cameroun ((PLANOSCAM), porteur du plaidoyer, «en vertu de ces deux lois, le rôle du Parlement dans le processus budgétaire s’est donc élargi par l’institution du DOB (débat d'orientation budgétaire). On constate de ce qui précède que le travail que la société civile abat est marginalisé par les pouvoirs publics. C’est une raison importante qu’elle revendique son implication parce que le cadre international sur la société civile le lui oblige. Il est question de prendre part à tous les processus d’élaboration des politiques publiques d’élaboration de planification et de mise en œuvre du budget», soutient Samuel Biroki, président de PLANOSCAM, dont les propos sont relayés dans les colonnes du journal.

Selon le journal, il est question maintenant de négocier avec les pouvoirs publics et avec le Parlement pour que cette société civile soit reconnue comme acteur du développement. «Il s’agit de contribuer de façon décomplexée à tout ce qui se passe dans l’élaboration des politiques publiques et programmes», ajoute le président de PLANOSCAM.

«L’atelier d’Ebolowa a le mérite de mettre ensemble, la société civile, le Parlement et le gouvernement en vue d’un échange sur le rôle de la société civile dans le processus budgétaire. Les lois de juillet 2018 sur la réforme du régime financier de l’Etat et sur le code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques prévoient que la société civile doit être pleinement associée à ce processus budgétaire. On constate qu’en dehors du budget citoyen qui est une sorte de loi de finances résumée, écrite en français et en anglais pour le grand public, la société civile n’est pas réellement impliquée dans l’ensemble des étapes d’élaboration du budget, comme le prévoit les deux lois. Alors, nous pensons que la société civile a un rôle à jouer dans la veille de la transparence dans la gestion des affaires publiques», rappelle Pierre Flambeau Ngayap, sénateur UNDP.

Auteur:
Béatrice KAZE
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