Cameroun - Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding (à propos de l’arrestation d’Ayuk Tabe et Cie): «des pontes du régime sont impliqués dans cette affaire»

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Feb-2018 - 18h07   13068                      
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Pascal Messanga Nyamding Archives
Le politologue jure que des dignitaires du régime Biya ont pris langue avec les principaux acteurs de la crise anglophone pour renverser Paul Biya. Ce qui selon lui renforce la thèse du complot contre Paul Biya.

Le professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding est convaincu d’avoir faut une grosse révélation le 11 février 2018 lors de l’émission de débat Droit de réponse.  « On a découvert qu’il y a des pontes du régime impliqués dans cette affaire. Je suis allé au SED (Secrétariat d’Etat à la défense.   J’ai eu  certaines informations qui m’ont donné la chair de poule.  Quand on parlait de complot, certains nous trouvaient alarmistes. Moi je vous confirme sur ce plateau exclusivité de votre émission  qu’il y a des pontes du régime dedans », a-t-il déclaré avec emphase dans ce programme d’Equinoxe télévision.

L’universitaire reparle aussi de cette machination visant le fauteuil  de  Paul Biya qu’il n’a de cesse d’évoquer. Il  soutient que ceux  qui veulent « faire tomber » le président camerounais se sont cette fois-ci alliés aux leaders anglophones arrêtés au Nigeria. « On doit aussi constater qu’il y a eu une manipulation à l’effet de déstabiliser le Cameroun. Troisièmement, ce n’est pas par hasard que lorsque Ayuk Tabe et sa bande ont été arrêtés que certains ont finalement décidé que le président Paul Biya était mort ». Cela dit, il indexe l’ancien secrétaire général de la présidence aujourd’hui en prison Marafa Hamidou Yaya.

Le « Biyaiste » convaincu  affirme qu’il fait partie du complot contre son champion. « Pour preuve le ministre d’Etat Marafa a fait un communiqué qui est passé partout. Comment on peut comprendre qu’un prisonnier comme Marafa du jour au  lendemain parle, s’adresse à la nation à travers les réseaux sociaux ? Donnons le temps au temps. C’est un problème de menace à notre sécurité nationale  il faut que ces gens soient punis conformément à nos lois. Ce sont des bandits de grands chemins, des  terroristes », déclare-t-il, sentencieux.

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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