Cameroun - Présidentielle 2018/Cabral Libii sur TV5: «Ne pas avoir d’expérience de mandat électif ne fait pas de vous, quelqu’un qui n’a pas d’expérience politique»

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Sep-2018 - 12h40   6800                      
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Cabral Libii CIN Screen Capture
Sur le plateau de télévision de Tv5, au journal d’Afrique, le candidat du parti Univers s’est exprimé brièvement sur son projet de société, la crise anglophone et l’appel lancé aux camerounais pour la collecte des 200 millions de FCFA nécessaires pour sa campagne électorale.

Présenté comme un candidat qui n’a pas d’actif en politique, Cabral Libii l’un des plus jeunes candidats de cette Présidentielle a tenu à indiquer que cela ne signifie pas qu’il n’a pas d’expérience en politique. «Tout d’abord ne pas avoir d’expérience de mandat électif ne fait pas de vous de quelqu’un qui n’a pas d’expérience politique non plus. Mais je vous dirai que mon idéologie ou celle que nous portons au sein du mouvement Onze millions de citoyens, au sein du parti Univers, parce que ce sont les deux organisations qui se sont mises ensemble, le parti univers étant le parti qui nous a accordé l’investiture à l’élection, c’est l’idéologie progressiste qui est aux confluents du libéralisme auquel notre tissu socio-économique n’est toujours pas préparé et, de l’étatisme dont la forte prégnance  est aujourd’hui hors d’époque. Nous sommes porteurs d’un projet de société qui s’intitule «le Cameroun qui protège et qui libère les énergies». Protection sociale, protection civile, protection alimentaire. Les énergies : l’accès à la propriété, l’innovation, l’accès au développement, l’épanouissement du génie. Et cette idée-là a été structurée en onze axes qui sont donc bien déclinés, bien développés dans l’ouvrage qui devra être publié mais qui peut également être consultable sur les réseaux sociaux sur téléchargement play store», a-t-il déclaré.

Appelé à réagir sur la crise anglophone qui paralyse les deux Régions anglophones à savoir le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, Cabral Libii a affirmé qu’il y a une batterie de mesures à prendre pour remédier au problème. «La première c’est le régionalisme. Nous pensons que la crise anglophone, n’est pas une crise séparatiste ou indépendantiste. Il s’agit de nos frères et sœurs d’une partie du pays qui sont nostalgique de 11 années de fédéralisme et qui ont l’impression d’être négligés et assimilés depuis l’unification qui a eu lieu en 1972. Donc il convient aujourd’hui de décongestionner l’Etat central et de permettre aux régions, il y en a dix au Cameroun, de s’auto gérer au travers d’une attribution de compétences, d’un transfert de compétences, et de ressources permettant aux Régions de s’auto gérer. La deuxième mesure que nous préconisons c’est la sortie de captivité de l’anglais et du français deux langues qui sont devenues des marqueurs pour nous, pour la société subséquemment à la défaite allemande à la fin de la première guerre mondiale. Parce que le Cameroun au départ était une colonie allemande…Et oui troisième chose, après la sortie de captivité, il faut véritablement aujourd’hui, enseigner les langues nationales». 

Pour ce qui est de la collecte des fonds lancés pour sa campagne, Cabral Libii a déclaré qu’il n’a pas encore eu un financement de riches mécènes. «Jusqu’ici pas encore. Nous espérons que cela ne saurait tarder parce qu’effectivement nous avons entrepris une opération d’intéressement des grandes entreprises, par notre projet économique. Je rappelle que c’est la dette camerounaise aujourd’hui, selon la note de conjecture publiée par la Caisse autonome d’amortissement se chiffre à 5 527 milliards, une bonne partie de cette dette est intérieure, et nous pensons que l’Etat du Cameroun peut très bien délivrer des titres de souveraineté…Nous avons lancé une opération de levée de fonds publics pour atteindre 200 millions de FCFA par le mécanisme habituel, la téléphonie et les réseaux sociaux». Par ailleurs Cabral libii a indiqué avoir déjà des échanges avec des groupes économiques dans le but de soutenir l’action politique. Cependant «il faut qu’ils sentent qu’il y a une offre politique qui les rassure de ce qu’ils vont avoir une part active dans le redressement du Cameroun», a-t-il ajouté.  

 

 

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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