Cameroun - Produits Forestiers non ligneux: Le gouvernement et la société civile discutent de nouvelles stratégies de commercialisation des produits transformés localement

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 24-Jul-2021 - 06h28   1616                      
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Conférence de presse, Ecotrading. 22/07/2021 Claude Paul Tjeg
des coopératives, des représentants du gouvernement, des entreprises et des organismes internationaux se sont réunis le 22 juillet 2021 au Toungou Hôtel à Yaoundé, pour réfléchir sur des stratégies susceptibles de rendre plus attractifs les produits du terroir.

L'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'Agriculture (FAO), définit les produits forestiers non ligneux comme des substances, des matières premières ou des matériaux utiles obtenus des forêts sans exploitation forestière. C'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire d'abattre des arbres.  Dans cette catégorie on peut notamment citer  les animaux chassés comme gibier ou pour leur fourrure, les poissons, les fruits (baies, noix, etc.), les graines, les épices, les champignons, les feuilles les plantes médicinales etc. Au Cameroun, ces ressources sont abondantes et connaissent depuis peu, une seconde vie.

En effet , grâce à l'appui technique et financier apporté aux coopératives nationales par diverses institutions internationales, dont la GIZ, des producteurs locaux se sont lancés dans la transformation des merveilles de la forêt, dans le but assumé d'en faire des produits commercialisables. Huiles de coco, de Neem ou de Baobab, beurre de Karité, des savons à base de plantes (Moringa) sont quelques-uns des articles issus de la transformation des produits forestiers non ligneux. Malheureusement, ces marchandises n'ont pas la côte auprès des camerounais. Une situation qui est vraisemblablement subséquente à leur rareté sur les rayons des supermarchés, où les produits étrangers règnent sans partage.

Nguenang Guy Merlin , directeur de l'entreprise Ecotrading pointent du doigt le Packaging sommaire, le non-respect de certaines normes en vigueur, ou encore la variation constante  de la qualité des produits pour justifier cette impopularité. Ce biologiste de formation et son entreprise,  qui sert d'interface entre les coopératives et les chaînes  de grande distribution (elle rachète des produits transformés auprès des coopératives, les reconditionnent, puis enclenchent  la phase de commercialisation) a rassemblé le jeudi 22 juillet 2021, des responsables du gouvernement , de GIZ , ainsi que des producteurs locaux, pour leur présenter (surtout au gouvernement), son plan pour le rayonnement du "Made In Cameroon"

 «L'état ne doit pas avoir des financements cloisonnés. De dire je vais financer les coopératives qui vont produire ,transformer et commercialiser. Ça ne passera pas. On doit mettre sur pied une sorte de classer. On a des coopératives,  on a des PME qui font dans le marketing et le Packaging, on a des jeunes qui font dans la vente en ligne. On doit penser à développer un projet hollistique dans un tel classer. C'est ça qui va marcher.»,a-t-il déclaré 

Auteur:
Claude Paul TJEG
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