Cameroun - Réaction/Pr Cyrille Monembou (vice-doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II): «On peut se satisfaire aujourd’hui de ce que la Constitution du 18 janvier 1996... ait atteint son paroxysme»

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 19-Jan-2021 - 17h28   8260                      
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Pr. Cyrille Monembou archives
Il s’est exprimé dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune.

Dans son édition en kiosque ce 19 janvier 2021, le quotidien national bilingue Cameroon Tribune a donné la parole au vice-doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Yaoundé II (Soa), le Pr Cyrille Monembou. L’agrégé des Facultés de Droit s’est exprimé sur le 25ème anniversaire de la Constitution du 18 janvier 1996.

Pour lui, «25 ans après l’adoption de la loi constitutionnelle du 18 janvier1996, toutes les institutions qui avaient été prévues par ce texte ont été mises véritablement en place… On peut donc se satisfaire aujourd’hui de ce que la constitution du 18 janvier 1996 portant amendement de celle du 2 juin 1972 ait atteint son paroxysme, en termes de mise en place des institutions ayant pour but, l’enracinement de l’Etat de droit et de la démocratie», peut-on lire.

A la question de savoir si les objectifs pour lesquels la constitution de 1972 avait été amandée pour donner naissance à celle de 1996 ont été atteints 25 ans après, l’agrégé des facultés de Droit répond: «Cette loi avait pour objectif de mieux asseoir une démocratie pluraliste implantée au niveau local, permettant ainsi aux populations de mieux participer à la gestion de leurs affaires. Il est évident qu’au regard de la mise en œuvre du processus démocratique au pays, on peut affirmer de façon péremptoire que ces objectifs sont pleinement atteints», lit-on.

«La décentralisation qui a reçu l’onction de la Constitution du 18 janvier 1996 vise deux choses: l’amélioration du cadre de vie des populations, ainsi que leurs conditions de vie. Cette amélioration implique directement la mise en œuvre d’une démocratie locale qui leur permet de contribuer à la désignation de ceux qui vont présider à leur destinée», a-t-il conclu.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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