Cameroun - Récompense: Le prix Goncourt des Lycéens 2020 remis à la camerounaise Djaïli Amadou Amal pour "Les impatientes"

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Dec-2020 - 15h52   7286                      
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Djaïli Amadou Amal Archives
L’écrivaine succède à Karine Tuil, lauréate de l’édition précédente, récompensée pour son roman "Les choses humaines".

Le prix Goncourt des Lycéens 2020 a été décerné ce mercredi 2 décembre 2020 à l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal pour son roman "Les impatientes".

 Le 33e prix a été attribué deux jours après la proclamation de son grand frère le Goncourt, à l’issue d’une réunion en visioconférence d’un jury national de lycéens.

«Depuis deux mois, près de 2000 élèves de toute la France sont engagés dans la lecture des 14 romans sélectionnés par l’Académie Goncourt. À la suite des délibérations en classe, cinq auteurs étaient encore en lice face à Djaïli Amadou Amal: Miguel Bonnefoy (Héritage), Lola Lafon (Chavirer), Hervé Le Tellier (L’Anomalie), Maud Simonnot (L’enfant céleste) et Camille de Toledo (Thésée, sa vie nouvelle)», précisent nos confrères du Huffingtonpost

Djaïli Amadou Amal succède ainsi à Karine Tuil, lauréate de l’édition précédente, récompensée pour son roman "Les choses humaines".

 Dans Les Impatientes, la romancière décrit, «dans un style simple et rythmé par des phrases courtes, une société patriarcale qui brise les femmes. Et d’énumérer: “le mariage précoce et forcé comme l’une des premières violences, le viol conjugal qu’on ne veut pas reconnaitre comme tel, les violences physiques et enfin la polygamie comme violence morale», lit-on.

Elle «s’attache aussi à montrer à quel point les femmes, d’abord victimes, reproduisent de manière inconsciente ces violences, que ce soit dans le cadre de l’excision ou du mariage forcé où le rôle de la mère “dans la persuasion et le harcèlement” de la jeune fille est important, selon elle. “Ces femmes n’agissent pas ainsi par méchanceté mais parce qu’elle n’ont connu que ce système qu’elles ont pour rôle de reproduire”, souligne la romancière, pour qui il faut une “prise de conscience des femmes”».

Une belle consécration pour cette romancière qui a créé en 2012 l’association Femmes du Sahel, qui œuvre en faveur de l’éducation des filles de la région.

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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