Cameroun - Régulation: Le projet Moto Afrique lancé à Douala pour professionnaliser le transport par mototaxi

Par Frédéric NONOS | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jul-2020 - 10h27   1415                      
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Mototaxis à Douala Archives
Il consiste à former les mototaximen pour l’obtention du permis de catégorie A et une couverture sociale.

Plus de 500 conducteurs de motataxis ont pris part au lancement du projet Moto Afrique sous le thème «un mototaxi, un permis». C’était le 8 juillet 2020 à la salle des fêtes d’Akwa. Pendant plusieurs semaines, les candidats seront formés aux techniques de conduite en vue de l’obtention du permis de conduire de catégorie A. «Le prix de la formation est de 21.000 FCFA. Mais les candidats déboursent une avance de 7.000 FCFA et nous completons le reste. Dès l’obtention du permis, ils paient les 14.000 FCFA restants», explique Samuel Franck Mvondo, promoteur du projet Moto Afrique 

Initié par un groupe d’entreprises, le projet est soutenu par la mairie de ville Douala et accompagné par les communes d’arrondissements de la ville. Ces dernières fourniront des salles pour la formation des candidats. Pour le maire de Douala, Roger Mbassa Ndine, «le succès de cette opération passe par le dialogue et le partenariat». Outre Douala, le projet Moto Afrique initié depuis deux ans, s’est dejà déployé à Yaoundé et Kribi, avec plus de 10.000 conducteurs de mototaxis formés. En plus de la formation à l’obtention du permis de conduire, le projet les accompagne pour la souscription à une assurance et une couverture sociale par l’inscription à la Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNPS).

L’objectif de cette démarche, indique le promoteur du projet, est de professionnaliser et moderniser le secteur du transport par mototaxi. Pour les bénéficiaires, cette formation tombe à point nommé. «Nous voulons sortir de l’informel pour le formel», apprécie Dieudonné Pagal Baleba, representant des mototaximen de l’arrondissement de Douala 3ème. Une formalisation qui passe par l’éradication des brébis galeuses qui ternissent ce secteur d’activité. A ce sujet, une mise en garde a été adressée aux mototaximen par le préfet du Wouri, Benjamin Mboutou, qui invite ces derniers à se conformer et à dénoncer les mauvais éléments qui infestent leur métier.

Auteur:
Frédéric NONOS
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