Cameroun – Résolution de la crise anglophone: Maurice Kamto rejoint Sisuku Ayuk Tabe et rejette les conclusions du Grand Dialogue National sur la crise anglohone

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Oct-2019 - 17h22   4063                      
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L'opposant camerounais Maurice Kamto s'adresse à ses partisans lors de la campagne pour la présidentielle, le 30 septe AFP/Archives/MARCO LONGARI
Pour le président National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun la crise anglophone ne peut-être résolue que si le Gouvernement décide de s’asseoir à la table de négociations avec toutes les tendances de l’autonomisme anglophone.

Après 5 jours de débats., le Grand Dialogue National convoqué par le président de la République pour trouver principalement des réponses à la crise sécuritaire qui prévaut dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest s’est refermé le 04 octobre dernier. Au sortir de cette grande concertation nationale, les participants ont décidé de valider l’option d’un statut spécial pour les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ainsi qu’une implémentation plus accrue et efficiente de la décentralisation comme solutions à la crise anglophone. Une grande partie de l’opinion nationale et même internationale (France, certains opposants camerounais, États-Unis...), a vu en ces conclusions, une avancée considérable vers la résolution de la crise anglophone. Pour d’autres par contre, les assisses du palais des congrès n’ont été qu’un honteux simulacre. Pour Sisuku Ayuk Tabe, président autoproclamé de la république fantoche d’ambazonie (Qui regroupe les régions camerounaises du Nord-ouest et du Sud-ouest), le Grand Dialogue national était «un dialogue entre Paul Biya et lui-même, un non-évènement»

 

 

Maurice Kamto n’en dit pas moins. Interrogé par RFI le 16 octobre dernier, l’opposant qui vient de passer 9 mois derrière les barreaux de la prison de Kondengui, a rejeté en bloc les conclusions du Grand dialogue national sur la crise anglophone «Le dialogue attendu n’a pas eu lieu. Fallait-il attendre près de 3 000 morts, quelque un million de déplacés internes, près de 40.000 réfugiés au Nigeria, 300 villages rasés, trois années de scolarité perdues, des pans entiers de l’économie effondrés, pour venir servir une solution qui est contenue dans la Constitution de 1996? Donc il y a rien de nouveau»

 

Pour lui, «quelle que soit la soit la solution que l’on veut retenir, au final, il faut discuter franchement avec les gens. Partout ailleurs, face à une crise, on appelle les acteurs de la crise autour d’une table. On discute dans le but de trouver une solution et non pas dans le but de faire une manœuvre, de faire de la ruse politique. Il y a des choses sur lesquelles on ne fait pas de la ruse politique»

 

 

Auteur:
Claude Paul TJEG
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