Cameroun - Retour du choléra dans le Nord: Comment le gouvernement organise la riposte

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jul-2018 - 13h04   1322                      
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Des malades de choléra Archives
A ce jour, une trentaine de cas de choléra ont déjà été enregistrés dans la région du Nord, dont deux cas de décès.

Selon Arabo Saidou, délégué régional de la santé publique pour le Nord, tout a commencé le 18 mai dernier avec la notification de quatre cas au niveau du district de Mayo-Oulo, notamment dans deux aires de santé Guirviza et Ndoumo, qui sont des aires frontalières du Nigeria. Deux de ces cas ont été prélevés et examinés au centre Pasteur de Garoua, et se sont révélés positifs au vibrion cholérique.

«Nous avons donc pu maitriser ces quatre cas sans qu’il y ait une expansion», affirme Arabo Saidou dans les colonnes de Cameroon Tribune du mardi 10 Juillet 2018.

Le 27 juin dernier, les autorités sanitaires de la région ont encore été notifiés d’une dizaine de cas dans le district de santé de Golombé et dans l’aire de santé de Tchontchi où elles ont noté le décès de deux patients qui étaient venus dans un état de déshydratation sévère.

«Aujourd’hui, le nombre de cas de Golombé a augmenté. Nous notons 25 cas concentrés dans l’aire de santé de Tchontchi précédemment atteinte. Le 03 juillet, nous avons noté au niveau du district de Guider, deux cas, dont un qui est allé rendre visite à un malade qui était à Golombé et qui a probablement été infecté», explique Arabo Saidou.

Toujours selon ce dernier, il y a trois jours, deux cas ont été notifiés au niveau du district de santé de Garoua II, dans l’aire de santé de Takasko. Il s’agit d’un père avec son enfant. Les deux présentaient des épisodes de diarrhée. Des prélèvements ont été faits et ont été acheminés au centre Pasteur où des tests de diagnostic rapide ont été mis en place et les résultats sont positifs. Il reste maintenant à faire un test de confirmation.

En termes de plan de riposte, le délégué régional de la santé publique pour le Nord explique que tous les patients qui ont été conduits aux centres de santé ont été pris en charge gratuitement: «test de diagnostic rapide réhydratation, prélèvements et antibiothérapie».

On note donc une vingtaine de cas qui sont déjà guéris. Chaque cas a fait l’objet d’une investigation approfondie, c’est-à-dire qu’une équipe d’intervention descendait dans les foyers de ces malades rechercher tout ce qu'ils ont eu à utiliser afin de  le désinfecter.

«Nous avons intensifié la surveillance notamment la recherche active des cas qui n’ont pas été diagnostiqués. Nous menons également l’intensification de la sensibilisation sur les mesures préventives, nous lançons un plaidoyer envers les autorités traditionnelles, administratives et religieuses pour qu’il y ait une communication sur le changement de comportement. Ceci passe par l’hygiène corporelle, alimentaire et environnementale, la construction de latrines et l’utilisation des latrines saines», explique l’autorité sanitaire.

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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