Cameroun - Retrait de la CAN au Cameroun - Calixte Beyala sur Vision 4: «J’aimerais bien que Samuel Eto’o et le gouvernement m’expliquent ce qui s’est passé»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 03-Dec-2018 - 18h53   8594                      
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Calixthe Beyala, invitée de "L'Arène" - Yaoundé, 19/02/2017 Capture d'écran
L’écrivaine franco-camerounaise était dimanche sur le plateau de Club d’Elites à Vision 4.

Les réactions continuent de pleuvoir après la décision de la CAF retirant l’organisation de la CAN 2019. Cameroon-info.net a recueilli les avis des invités de Club d’Elites, émission dominicale de débats, diffusée sur la chaîne de télévision Vision 4 et présentée par Ernest Obama.

Joseph Antoine Bell : Nous avons donné une image pitoyable au monde entier.  Certains Camerounais ont fait comme si le retrait de la CAN devait changer les résultats de l’élection présidentielle. Ils ont passé le temps à accabler notre pays en disant rien ne se passe chez nous. Deux choses nous ont tués : des inspections qui ont lieu, aucune n’a fait un rapport pour dire qu’on n’était pas retard et l’absence de pelouses. La dernière CAN a connu beaucoup de blessés à cause de pelouse et la CAF a donc décidé de mettre un accent sur les pelouses. Selon les experts, les pelouses doivent être posées mois avant le début de la CAN. Mais le Cameroun peut au moins se vanter d’être parmi les rares pays africains à pouvoir désormais abriter une CAN à 24 pays. On peut ester en justice. Maintenant il faut savoir, voulons-nous jouer ou saisir les juridictions.

Calixte Beyala : J’ai constaté que le peuple camerounais ne s’aime pas. Je n’ai jamais vu un peuple qui s’auto-flagelle à ce point-là ; chacun pense qu’il ne peut avoir qu’une fonction, Chef d’Etat. Ainsi  il faut écouter des camerounais dénigrer le Cameroun. Ils font des comparaisons absurdes. Oui, certains camerounais sont un peu responsables du retrait de la CAN au Cameroun. Quand on nous a dit que la CAN passait à 24, peut-être aurions-nous dû négocier longtemps. J’aimerais bien que Samuel Eto’o m’explique ce qui s’est passé. J’aimerais bien que le gouvernement m’explique.  Cela étant, à l’analyse des choses, on peut penser à un complot, il y avait une intention de nuire au Cameroun. Peut-être que nos juristes devraient penser à traîner cette CAF au TAS.

Parfait Siki : Il y avait un problème de délai, mais Le Cameroun aurait pu être prêt avant juin. La CAF aurait pu faire exception en étant plus souple avec le Cameroun.

Mathias Éric Owona Nguini : M. Ahmad dès le départ, a tout organisé parce qu’il doit donner la CAN au Maroc. Cette démarche est incorrecte. Le Cameroun a eu une CAN à 16 et la CAF nous a imposés une CAN à 24 express parce qu’on savait qu’il y aurait un problème de délais. Des prétextes, une opération de vengeance, car Ahmad n’a jamais digéré le retrait de la CAN cadets (2017) à son pays Madagascar. Cela dit, nous avions nos turpides internes,

Pascal Messanga Nyamding : Ce n’est ni l’échec du président Biya ni l’échec du Cameroun. Car le jour-dit, c’est le mois de mars (2019) et on n’y est pas. Il y a acharnement depuis l’arrivée d’Ahmad à la tête de la CAF. Il a immédiatement  eu des prises de position qui tendaient à prouver qu’il avait un agenda caché. M Ahmad croit qu’il tue le Cameroun, pourtant c’est l’image du football africain qui tue.

Souley Onohiolo : Ahmad a commencé à mettre en place son programme insidieux, car il doit être reconnaissant envers ceux qui l’ont élu. La CAN 2019 se jouera au Maroc.

Fred BIHINA

Auteur:
Fred BIHINA
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