Cameroun - Route Ketta-Djoum: Financement de la phase 2

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jan-2017 - 08h00   41809                      
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Chantier autoroute Archives
L’accord de prêt signé le 22 décembre 2016 entre le Cameroun et la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) porte à près de 61 milliards le total des fonds mobilisés.

Une nouvelle étape vers la réalisation de la seconde phase du projet de construction du corridor Brazzaville-Yaoundé vient d’être franchie. Il s’agit des financements de l’ordre de 20 milliards de FCFA qui ont été alloués par la BDEAC à l’aménagement de la route Djoum-Ketta, précisément au niveau du tronçon Mintom-Ntam, localité limitrophe au Congo.

Le Quotidien de l’Économie paru lundi 9 janvier 2017 relève que ledit accord conclu le 22 décembre 2016 à Yaoundé a été paraphé par le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze représentant la partie camerounaise et le Président de la BDEAC, Abbas Mahamat Tolli (Tchad), qu’assistait son vice-président Armand Guy Zounguere-Sokambi (Congo).

Selon le MINEPAT, la construction dudit tronçon qui fait partie d’un projet intégrateur ayant pour ambition de rapprocher les deux capitales, camerounaise et congolaise, bénéficiait déjà d’une mobilisation de fonds de l’ordre de 40,75 milliards de FCFA par la Banque Africaine de Développement (BAD). Ainsi, la signature du nouvel accord de prêt porte à 60,75 milliards de FCFA le financement disponible,  auquel «il faudrait ajouter la contrepartie du Gouvernement évaluée à 14 milliards FCFA», précise-t-il.

Ainsi, la somme de 100 milliards FCFA nécessaire pour construction totale du tronçon long de 105,5 km, demeure suspendue au financement de 26 milliards FCFA négocié en août 2016 avec l’Agence Japonaise de la Coopération Internationale (JICA): «l’approbation du prêt attendue de la partie japonaise devrait boucler le financement de cet important projet», relève Louis Paul Motaze.

Selon les responsables de la BDEAC, la réalisation de ce projet s’inscrit dans la logique d’accompagnement du processus de renforcement de l’intégration régionale voulu par les dirigeants de l’Afrique Centrale. Aussi, l’amélioration des conditions de vie des zones traversées par cette route occupe également une place de choix dans le projet. «Cette convention nous permet de rapprocher nos États et contribuer à la création des emplois dans la Région. Toutes choses qui concourent à faciliter l’intégration régionale», a déclaré Abbas Mahamat Tolli.

La première phase de ce projet concerne le bitumage du tronçon Mintom-Ntam (long de 83km), lequel est une section de la route multinationale Ouesso-Sangmélima, présentée comme l’un des projets intégrateurs de référence  en Afrique centrale, visant à la facilitation le transport en termes de rapidité et de fiabilité.

Auteur:
Géraldine IVAHA
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