Cameroun - Société: Les bandits déguisés en commerçants 

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Nov-2016 - 11h37   7384                      
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Vendeurs ambulants de vêtements Archives
Ils passent pour être des vendeurs ambulants de vêtements, chaussures, sacs…mais en réalité, il s’agit des hors-la-loi qui profitent des moments d’inattention des usagers pour les dépouiller. 

«L’habit ne fait pas le moine». Cet adage très populaire du 11è siècle continue de s’appliquer aujourd’hui. La Nouvelle Expression (LNE) parue le 9 novembre 2016 indique que les habitants de Douala l’apprennent malheureusement à leurs dépens environ trois semaines. C’est qu’une nouvelle forme de banditisme a été développée par les hors-la-loi.

«Il s’agit d’endormir leurs proies avant de les dépouiller en toute tranquillité», fait savoir le journal qui rapporte plusieurs cas. « Dans la journée du 26 octobre 2016, maman Moukoufaté a été victime de cambriolage en douceur par une bande qui s’est passée pour des vendeurs de produits cosmétiques», au lieu-dit jardin Logbaba. 
Des personnes sont entrées chez elle pour lui présenter les produits. La femme s’endormira jusqu’au retour des enfants, apprend-on. La victime raconte que « l’un des bandits a pris le produit et s’est rapproché de moi en me disant de bien voir. C’est alors qu’il a mis un mouchoir marron sur mon visage, j’ai senti le parfum fort qui m’a fait dormir. Je ne me souviens plus du reste », relate-t-elle. 

Avant de partir, ils ont emporté plusieurs biens de la maison. Le même scénario s’est produit au quartier Makèpè, deux jours plus tard. Linda Guimfack, la victime raconte: «Habituellement, je suis seule à la maison. Mon patron et son épouse vont vaquer à leurs occupants et les enfants à l’école. J’ai été flattée par la marchandise proposée par deux hommes et une femme. Le temps d’admirer les chaussures, je me suis endormie soudainement. J’ai constaté les dégâts que ces derniers avaient commis à mon réveil. Ils ont emporté la bouteille de gaz et les appareils ménagers», raconte cette dernière. 

Les populations craignent que ce phonème prenne de l’ampleur avec les fêtes de fin d’année qui arrivent. 

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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