Cameroun – Traitement du paludisme/ François Guembu, représentant Drafra Pharma : « C’est la variation qui a créé cette petite confusion »

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Aug-2018 - 03h55   1503                      
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Après les investigations et analyse du laboratoire, le ministre de la Santé explique dans un communiqué, que les résultats ont évacué toute incrimination des produits pharmaceutiques dénommés Co-arinate comprimés adulte et enfant, mis en quarantaine en février. Il a donc décidé de la levée de la quarantaine observée sur ce médicament le 16 juillet dernier. Face à la presse ce mardi à Douala, le représentant de cette firme au Cameroun a apporté des précisions sur cet incident qui a prêté à confusion au mois de janvier.

Après les investigations et analyse du laboratoire, le ministre de la Santé explique dans un communiqué, que les résultats ont  évacué toute incrimination des produits pharmaceutiques dénommés Co-arinate comprimés adulte et enfant, mis en quarantaine en février. Il   a donc  décidé de la  levée de  la quarantaine  observée sur ce médicament le 16 juillet dernier. Face à la presse  ce mardi à Douala, le représentant de cette firme pharmaceutique au Cameroun a apporté des précisions  sur cet incident qui a prêté à confusion au mois de janvier.

Est-ce que vous pouvez apporter des éclaircis sur cet incident concernant l’utilisation du Co-arinate dont vous êtes le distributeur au Cameroun ?

Tout est parti du décès d’un malade qui avait parmi ses médicaments, Co-arinate. Il a développé certains signes et en est décédé, du coup l’entourage de l’enfant l’a imputé à co-arinate. Quand nous avons été informés, nous avons rapidement saisi  notre laboratoire, et en même temps, il y a eu des prélèvements sur cet enfant pour élucider les causes réelles de son décès. Dans  la même famille, l’oncle de cet enfant et sa fiancée sont décédés sans avoir pris ce médicament. Les résultats du ministère  de la Santé ont attesté qu’il s’agissait plutôt d’un méningocoque.   C’est cette maladie qui a développé ces signes et les trois patients  ont présentés les mêmes symptômes.

Le ministre de la Santé publique  a pourtant mis en quarantaine cet antipaludique avant de lever cette décision cinq mois plus tard…

Les différents communiqués du ministre de la Santé publique avaient leur place  parce que le co-arinate que les patients connaissaient était celui avec moustique, or ce que l’enfant avait pris était celui sans moustique. Avant cet incident,  nous avions déjà notifié au ministère de la Santé que nous sommes en train d’enlever le FDC et le moustique sur la boîte de co-arinate, ce que nous appelons variation. Mais le ministère ne nous avait pas encore répondu, ce qui signifie que la variation n’avait pas encore abouti. C’est cela qui a créé cette petite confusion. C’est la raison pour laquelle le ministre a demandé qu’il fallait analyser le co-arinate Fdc et celui simple  pour savoir si c’était la même chose. Et c’est ce qui a été fait.  Aujourd’hui le LANACOME après avoir analysé ce médicament relève que c’était exactement le même produit et qu’il reste un bon produit contre le paludisme.

Cependant on constate que sur la toile l’information est restée la même ?

Je crois que le ministre de la Santé publique dans l’un de ses communiqués, avait apporté des précisions à ce sujet. Ces listes soulignent que ces produits ont été retirés du circuit en Europe, pourtant le co-arinate n’a jamais été vendu en Europe. En consultant cette liste on constate qu’il s’agit d’une longue liste de monothérapie que l’OMS avait décidé de suspendre pour exiger les  combinaisons.

Réalisé par M.L.S.

 

Auteur:
Marie Louise SIMO
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