Cameroun - Transport interurbain: L’interdiction ou non des voyages de nuit divise l’opinion

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-Feb-2021 - 14h51   1909                      
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Agence de voyages archives
Certaines personnes sont favorables à l’interdiction des voyages de nuit qui, selon elles, sont l'une des causes des nombreux accidents de la route, et d’autres ne le sont pas.

Ces derniers temps plusieurs personnes ont perdu la vie sur les routes du Cameroun. Les causes pour certaines personnes seraient liées aux voyages de nuit et pour d'autres, ce n'est pas le cas. D’après le quotidien national bilingue Cameroon Tribune en kiosque ce 22 février 2021: «selon les statistiques disponibles au ministère des Transports, le trafic de nuit représente moins de 10% des mouvements des personnes. Mais dans ce pourcentage minime, l’on enregistre un peu plus de 35% des accidents, avec des pertes humaines et dégâts matériels importants».

Des statistiques qui remettent au goût du jour, l’interdiction des voyages de nuit. «Plusieurs citoyens estiment que le trafic effectué sur nos routes de nuit est risqué, à cause de la baisse de la visibilité, de la fatigue des conducteurs, et l’excès de vitesse, autres causes d’accident», peut-on lire.

Une autre partie de l’opinion ne souscrit pas entièrement à ce constat. Pour elle, les accidents sont une combinaison de plusieurs facteurs qui se vérifient de jour comme de nuit. Il s’agit notamment: «de la dégradation de nos routes, de l’état des véhicules et de l’excès de vitesse… De plus, certains experts plaident pour le respect des prix, de transport, à travers l’application des tarifs homologués par les pouvoirs publics. Une chose capitale pour mettre le chauffeur dans les meilleures conditions, afin de limiter les surcharges à cause des salaires de misère. D’autre part, l’on dénonce le parc automobile vieillissant dans nos agences. L’état des véhicules étant capital dans le transport urbain et interurbain, le renforcement du contrôle autour des visites techniques, pense-t-on, peut-être plus utile que l’interdiction des voyages de nuit», lit-on.

Aussi,  certains citoyens voient en l’interdiction des voyages de nuit, la «restriction» de leur liberté d’aller et de venir. «Surtout que, comme on l’a constaté en 2011, les agences subissaient une forte pression en journée, à cause de la concentration des voyageurs».

Alors, «en tout état de cause, les pouvoirs publics et leurs partenaires de la société civile doivent accentuer la sensibilisation. Des mesures de répression à travers les sanctions doivent également être renforcées», conclut le journal.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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