Cameroun – Tueries d’Ekondo Titi (Sud-Ouest) : L’armée accuse des assaillants sécessionnistes déguisés en uniformes militaires

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 26-Nov-2021 - 08h38   8980                      
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Cyrille Atonfack archives
Ceux-ci appartiendraient, à en croire le porte-parole de l’armée, le Capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack, à un groupuscule d’hommes armés aux ordres d’un certain général « Ten Kobo », à l’origine de nombreuses exactions dans le département du Ndian.

Au lendemain de l’assassinat par des engins explosifs improvisés des élèves et d’une enseignante du Lycée Bilingue d’Ekondo Titi, dans le département du Ndian, région du Sud-ouest, le porte-parole de l’armée camerounaise, le Capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo, a réagi dans la soirée du mercredi 25 novembre 2021 par voie de communiqué.

Il a apporté des clarifications sur les circonstances de ce drame, qui a coûté la vie à cinq personnes dont une enseignante et quatre élèves âgés de 12 à 17 ans, outre sept élèves blessés dont un grièvement. Le forfait a été commis dans la matinée du 24 novembre 2021 aux environs de 8 heures, par « une dizaine d’assaillants sécessionnistes, perfidement vêtus d’uniformes militaires et munis d’armes automatiques », lesquels ont fait irruption dans ce lycée dénommé « Grammar School », et « ont froidement ouvert un feu nourri et aveugle en direction des salles de classe où se trouvaient déjà élèves et enseignants en cours, avant d’actionner un engin explosif improvisé », apprend-on de sources officielles.

L’armée en sait un peu plus sur l’identité de ces assaillants, qui appartiendraient selon le chef de la Division de la Communication au ministère de la Défense, « à un groupuscule terroriste aux ordres du général d’opérette ‘Ten Kobo’  par ailleurs déjà responsable de l’enlèvement et la séquestration de quelques délégués départementaux du Ndian le 15 juin dernier, et du meurtre du délégué départemental du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire ». Le porte-parole de l’armée indique par ailleurs que des actions de ratissage de la zone sont menées depuis lors par des forces de défense et de sécurité, en vue de retrouver les traces de ces hommes sans foi ni loi, qui sèment la pagaille dans la zone.

Une attaque de trop contre l’Ecole, condamné à l’unanimité par des officines diplomatiques représentées au Cameroun, dont l’Union Européenne, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada et bien d’autres encore.

Communiqué Mindef (1) (c) CIN
Communiqué Mindef (2) (c) CIN
Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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