Cameroun: Un agent de l’entreprise Huawei, accusé du détournement de la fibre optique de CAMTEL d’une valeur de 70 millions FCFA, est traduit devant le TCS

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 14-Feb-2018 - 13h06   2444                      
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Siège du Tribunal Criminel Spécial à Yaoundé Archives
Le montant au centre de ce procès représente la valeur du matériel dérobé dans 46 stations relais de CAMTEL, dont 22 à Douala.

Marcel Noukwe, employé de l’entreprise TIC-Technologie, un sous-traitant de l’entreprise Huawei, en charge d’implanter la fibre optique au Cameroun pour le compte de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL) est actuellement en fuite. Interpellé deux fois par les éléments de la gendarmerie au sujet des cambriolages perpétrés dans 46 stations relais de CAMTEL, l’indexé est traduit devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS) pour répondre d’un détournement présumé de 70 millions FCFA. Egalement interpellé dans le cadre de cette affaire, Jean Rodéo Dieuppe, commerçant, répond quant à lui des faits de complicité de détournement en cause pour avoir supposément acheté une partie du matériel litigieux dans sa quincaillerie à Douala. Ce dernier médite actuellement son sort à la prison centrale de Yaoundé.  

Dans sa parution du mardi 13 février 2018, l’hebdomadaire Kalara rapporte que le montant au centre de ce procès représente la valeur du matériel dérobé dans 22 stations relais CAMTEL dans la ville de Douala et dans 24 autres situées hors de la capitale économique. Lesdites stations permettent aux usagers d’émettre des appels ou d’en recevoir à tout moment. Et dans chaque station relais, se trouvent huit batteries qui assurent la continuité automatique du service en cas de coupure de l’énergie électrique.

En comparaissant le 7 février dernier, Noel Dountio, chef de département juridique de CAMTEL-Douala raconte qu’une nuit, le courant électrique a été coupé dans la ville de Douala et à ce moment-là, il constate à partir du serveur central que la station relais du quartier Ndogpassi était arrêtée. Une fois sur les lieux, les techniciens vont découvrir que le site a été cambriolés et les batteries emportées. Des cambriolages similaires vont être par la suite enregistrés dans 21 autres stations relais, peut-on lire dans le  journal. Mais le 1er septembre 2016, le gardien de la station relais d’Akwa Equinox va informer les enquêteurs que c’est sieur Noukwe, habitué du site car maintenancier, qui  a emporté les batteries. Le fugitif  sera interpellé mais curieusement trois jours plus tard il se sera évadé. La prochaine audience de cette affaire est prévue pour le 23 février prochain.

Auteur:
Lore E. SOUHE
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