Cameroun – Visite : Après son passage sur le chantier abandonné de l’Ecole des Mines de Meiganga, Cabral Libii s' indigne et promet d’interpeller Jacques Fame Ndongo

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Aug-2020 - 18h46   4749                      
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Cabral Libii facebook
Le député et leader du PCRN dénonce un abandon qui selon lui traduit le délaissement du secteur minier au Cameroun.

C’est un Cabral Libii triste et courroucé qui s’est rendu sur le chantier de l’Ecole des Mines et de Géologie de Meiganga en début de semaine. Le député et président national du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale a trouvé l’édifice en construction dans un bien triste état.  « Nous sommes là devant le bâtiment visiblement abandonné qui devait marquer l’implantation de l’Ecole des mines de Meiganga », a-t-il répondu au journaliste qui l’interviewait avant de poursuivre :  « dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, nous les députés qui sommes de passage ici avons tenu à venir voir à quoi cela ressemble. Comme vous pouvez les voir, vous, le bâtiment est plutôt abandonné. On sent bien qu’à la conception c’est un bel édifice, un bel édifice qui doit pouvoir marquer la projection qu’on se fait. Le fait que ce soit abandonné il y a beaucoup de questions qui sont en suspens  » . Cabral Libii promet de chercher à comprendre ce qui arrive à ce chantier. Il a déjà décliné l’indetité de ceux qui lui doivent des comptes.  « Nous allons interpeller ceux qui sont concernés par ce que nous n’osons pas encore qualifier de scandale jusqu’à ce que nous ayons eu le retour des personnes que nous allons interpeller. Donc le ministre de l’enseignement supérieur au premier chef, le recteur de l’université de Ngaoundéré et toutes les autres autorités qui  sont concernées. Parce que rien ne justifie  qu’on ait atteint ce niveau-ci. Ça a commencé en 2017, ce n’est pas achevé et c’est abandonné. On est même rentré dans un magasin complètement dévasté  où on voit encore des restes de sacs de ciment. Il n’y a même pas de gardien, il n’y a rien », explique le nouveau député. « Si c’est un blocage on va trouver où se trouve le blocage et puis on va essayer autant qu’on pourra de le débloquer  pour le bien des jeunes, pour le bien des populations camerounaises, pour le bien des populations de Meiganga »,  fait-il savoir.

Cabral Libii pense que le traitement réservé à l’Ecole des Mines de Meiganga est identique à celui que reçoit le secteur des mines au Cameroun en général. « La question minière est fondamentale au Cameroun et le délaissement minier au Cameroun traduit d’emblée la négligence d’un secteur aussi important que celui-là. On ne le dit peut-être pas souvent mais les gens doivent savoir que le Cameroun est minièrement parlant un pays à très fort potentiel. Potentiel visiblement volontairement ignoré ». Le fondateur du mouvement 11 millions de citoyens déplore au passage le fait que la carte géologique et minière du Cameroun doive prochainement être établie en France  faute d’outillage et de laboratoire sur place dans le pays.  « Je pars d’ici avec une profonde indignation au regard de ce que j’ai pu voir », le jeune homme politique.

 Interrogé le 17 juin 2020 au Sénat , le ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo  déclarait que l’Ecole des Mines et de Géologie de Meiganga  fonctionnait bel et bien. « L’Ecole de géologie et d’exploitation minière, parce qu’elle a été délocalisée à Meïganga, serait l’ombre d’elle-même de par ses infrastructures. Nous sommes dans le Mbéré, et pourtant, elle fonctionne bel et bien avec des amphis, avec des ateliers, avec des labos, comme toute école qui se respecte », avait-il dit. Une réponse qualifiée de « mensonge » par certains observateurs. 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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