Cameroun/France - Affaire Survie Cameroun : Sur RFI, Christian Ntimbane Bomo, le parrain de l’initiative déclare avoir découvert des fonds collectés évalués à 8 millions d’Euros !

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-May-2021 - 15h52   19717                      
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Christian Ntimbane Bomo Archives
L’avocat installé à Paris réclame un audit judiciaire qui selon lui permettra de voir plus clair dans la gestion de l’opération lancée par Maurice Kamto dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

De plus en plus sceptique au sujet de la gestion des sommes d’argent collectées dans le cadre de l’opération Surie Cameroun, Me Christian Ntimbane Bomo vient de jeter un nouveau pavé dans la mare. Le parrain de l’initiative Survie Cameroun, lancée par Maurice Kamto dans le but de  contribuer  à la lutte contre le Covid-19 au Cameroun ne veut plus croire que les sommes d’argent déclarées reflètent la réalité des collectes.  « J’ai constaté qu’il y a un document qui fait état de ce que des collectes qui ont été enregistrés  en interne, qui n’ont pas été affichées sur la plateforme étaient de l’ordre d’environ 8 millions d’Euros », a-t-il déclaré ce 11 Mai 2021 sur l’antenne de RFI (Radio France Internationale).

L’avocat camerounais membre de la « société civile critique  dit avoir cherché à comprendre sur ces nouveaux chiffres. « J’ai donc demandé des clarifications sur ces données et de nombreux Camerounais sont en train de se poser la question de savoir combien exactement on a eu à collecter ». Non convaincu  par l’explication donnée par trois cabinets d’audit qui expliquent la différence entre les montants collectés et  les sommes disponibles dans  le compte bancaire de Survie Cameroun à Paris, il suggère le recours à la justice française pour établir ce qu’il considère comme la vérité. 

« J’ai proposé, pour clarifier les choses,  qu’il faut un audit judiciaire. Ou alors une sorte d’expertise judiciaire. Parce que déjà il est fait par un auditeur désigné  par un juge, sous le contrôle d’in juge, qui vont faire le travail en toute indépendance, en toute neutralité. Voyez-vous, on a eu à faire à des audits amiables qui n’ont pas tous les éléments forcément », explique l’avocat affilié au Barreau de Paris avant de poursuivre : « puisque des personnes qui sont suspectées ici, je peux le dire ainsi, sont celles qui ont mis les documents à la disposition des auditeurs. Une  expertise judiciaire nous permettra de voir clair dans cette affaire. C’est simplement un souci de transparence »

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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