Cameroun/France – Représailles: Le journaliste et activiste politique Abdelaziz Moundé porte plainte contre l’artiste Parol Sosthène

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 04-May-2020 - 22h39   4856                      
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Abdelaziz Mounde Facebook
L’ancien journaliste de Mutations a saisi ce 4 mai 2020 le Tribunal de Paris pour « incitation à la haine raciale et ethnique ».

Abdelaziz  Moundé n’a pas aimé l’une des récentes publications de Parol Sosthène sur Facebook. Ulcéré par le ton et les mots utilisés par l’artiste, le journaliste a saisi la justice. La plainte en vue d'une citation directe pour « incitation à la haine raciale et ethnique » a été déposée au Tribunal de Paris. L’ancien du journal Mutations ajoute en usant du « nous » qu’il a « dénoncé le caractère haineux outre ses contre-vérités et mensonges concernant l’ethnie Bamileke au Cameroun ».

Selon lui, « cette action judiciaire s’appuie sur l’article R625-7 du Code Pénal et les dispositions générales concernant l’incitation à la haine raciale et ethnique ». Il ajoute que « toute personne victime d'incitation à la haine raciale peut porter plainte contre l'auteur du délit. Certaines associations peuvent aussi poursuivre en justice les auteurs d'incitation à la haine raciale. C’est donc à ce titre que le Réseau contre le racisme anti-Noir et le tribalisme et des associations françaises agissent ».

L’autre argument par lequel il justifie sa plainte est la Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique qui dans son article 6 porte sur le blocage des sites incitant à la haine raciale ou ethnique. Il affirme avoir saisi lundi matin le procureur « afin que soient suspendus tout site hébergé en France et dans l’Union Européenne, ayant diffusé ses messages ».

Abdelaziz Moundé fait savoir qu’un rendez-vous lui a été donné le jeudi 21 mai. Il pourrait, si possible, intenter une action au Cameroun, sur la foi de la modification du Code Pénal en survenue en novembre 2020 et qui réprime les discours tribalistes. Le journaliste avertit que ce type d’action visera comme par le passé « toute personne tenant des propos publics ou privés et portes à notre connaissance incitant à la haine ou tribalistes visant les ethnies et tribus du Cameroun et de manière plus large d’Afrique ».

Sosthène Parol accusait «certains ressortissants » camerounais devenus  maîtres du show Biz au sein de leur communauté d’avoir  baissé les cachets d’artistes comme lui et d’avoir décidé « dans les médias et les milieux culturels camer (camerounais, NDLR) et de la diaspora qui ferait la pluie et le beau temps. Pire, ils créèrent des unités de productions des DVD, CD et CE qu'ils vendaient dans le monde entier au détriment des artistes. Les producteurs fermèrent boutiques, les studios avec. Plus aucun artiste ne pouvait s'en sortir». 

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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