Garga Haman Adji aux Américains : « On a des policiers qui tuent les Noirs aux Etats-Unis. On ne peut pas venir donner des leçons à Biya pour dire que «tu es vieux». Il vaut mieux un vieux sain d’esprit et de corps qu’un vieux qui déconne à tous les instants»

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 22-May-2018 - 15h59   25463                      
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Garga Haman Adji Archives
L’ancien ministre de la fonction publique et du contrôle de l’Etat répond à l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, coupable d’avoir demandé à Paul Biya de renoncer au pouvoir.

La levée de boucliers provoquée par les  suggestions de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun au président de la République Paul Biya continue. Après le heut fonctionnaire pro-Biya Charles Atangana Manda, l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun Charles Tchoungang, c’est au tour  de l’ancien ministre Garga Haman Adji de rabattre le caquet au chef de la mission diplomatique américaine à Yaoundé Peter Henry Barlerin. Interrogé sur le sujet au terme du défilé du 20 mai 2018 dans la capitale camerounaise, l’ancien  « chasseur de baleines » a déclaré : « On a des policiers qui tuent les Noirs aux Etats-Unis. On ne peut pas venir donner des leçons à Biya pour dire que « tu es vieux ». Il vaut mieux un vieux sain d’esprit et de corps qu’un vieux qui  déconne à tous les instants ».

Pour mémoire, au terme d’une audience avec le chef de l’Etat camerounais le 17 mai 2018 au Palais de l’Unité Paul Henry Barlerin avait publié un communiqué dans lequel il suggérait au président Paul Biya de « penser à son héritage et à la façon dont il veut se souvenir dans les livres d’histoire pour être lus par les générations à venir, et proposé que George Washington et Nelson Mandela soient d’excellents modèles » pour le numéro un camerounais.  « Le peuple camerounais est souverain, le président Biya entrera dans l’Histoire par la grande porte. C’est un homme d’honneur. Soucieux, naturellement, de la lecture qu’on fera de lui, une fois qu’il aura organisé sa succession le moment venu. Moi, je suis persuadé qu’il entrera dans l’histoire par la grande porte, parce qu’il est conscient de sa responsabilité. Il ne s’écoule pas une seconde sans qu’il ne pense à l’avenir de notre Nation », avait répondu au diplomate occidental le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary.  

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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