Kisito N’goa: 13 milliards de F Cfa sont déjà disponibles

Par | Mutations
Yaoundé - 22-Oct-2003 - 08h30   51200                      
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Le coordonateur national du Pacddu précise les critères de choix des villes bénéficiaires du projet.
En quoi consiste l’activité du Programme d’appui aux capacités décentralisées du développement (Pacddu) ? Le Pacddu est un programme de coopération entre le gouvernement du Cameroun et l’Union européenne, qui a pour finalité d’améliorer de manière durable les conditions de vie et d’activité des populations urbaines de cinq villes de moyen exercice (Maroua, Ngaoundéré, Bamenda, Foumban et Bafoussam). Avant d’arriver sur le terrain, nous faisons d’abord un état des lieux qui peut prendre diverses formes : audit patrimonial, du personnel et financier au niveau des communes, diagnostic des problèmes de pauvreté urbaine, avec l’institution et l’adoption d’un plan stratégique. Il s’agit de faire un bilan et une évaluation. Nos activités concernent trois composantes (renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage, la réalisation des investissements appropriés, l’approche participative entre les différents acteurs). Les populations redoutent quand même que les résultats des ateliers lancés ne soient pas aussitôt appliqués… Honnêtement, rien qu’en voyant comment se déroulent les travaux en atelier, on sent que les acteurs du développement local sont impliqués. Ils sont concernés par l’objet même de la rencontre. Nous avons besoin de ces documents. Nous ne pouvons pas financer des projets qui n’entrent pas dans un cadre global. L’argent est là. On n’ira plus le chercher pour financer les projets retenus. Quels sont les critères qui ont guidé le choix des villes éligibles au financement du Pacddu ? Avant la signature de la convention de financement, il y a eu une étude de faisabilité du programme, de finance. Il fallait trouver les villes qui pouvaient bénéficier de ce programme. Et le choix s’est porté sur les cinq villes citées plus haut, qui ont un potentiel économique en dehors de Douala et de Yaoundé. Ces villes ont une forte croissance démographique. Ce sont des cités qui présentent déjà un attrait, si l’on prend l’exemple de Bafoussam, Bamenda, Foumban, Maroua et Ngaoundéré, qui connaissent un grand taux d’exode rural. D’autres villes n’ont pas toujours les mêmes problèmes. Au-delà des vingt villes retenues au Cameroun dans le cadre de votre programme, auriez-vous la possibilité de l’étendre à d’autres ? Le processus de " consultation de ville" qui se poursuit actuellement devra connaître un lancement officiel dans les cités de Maroua et Ngaoundéré. Au départ, ce processus a été initié par l’Onu-Habitat et le gouvernement camerounais. Le Pacddu est seulement venu s’y greffer, parce qu’il s’est senti intéressé par les résultats des travaux. Les quinze autres villes ne nous concernent pas. Notre idée, c’est d’agir au niveau des cinq villes ci-dessus énumérées. Quel est le montant de l’enveloppe qu’attendent ces municipalités ? Il y a des répartitions qui ont été faites par rapport à l’enveloppe globale qui est de 13 milliards de francs. Mais, elle n’a pas été faite par ville. C’est beaucoup plus sur la base des trois composantes. Nous financerons les micro-projets ou les projets communaux. Il faut seulement que les gens soient ensemble pour définir les priorités pour améliorer leur cadre de vie. Nous n’imposons rien du tout. L’argent est déjà disponible.




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