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 Post subject: Diplomes(bac, Bts, Dut, Licence, Etc!!)
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Baccalauréat Tchadien : Un millier de camerounais recalés
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Les dossiers rejetés pour présentation de faux probatoires.
Dieudonné Gaïbaï à N'djaména
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Hier lundi matin, le Rectorat de l’Université de N’djaména situé au quartier kabalaï a fait le plein d‘œuf. Difficile de se mouvoir dans cette arène sans apercevoir les nombreux parents et candidats camerounais venus à l’assaut du précieux sésame qu’est le baccalauréat tchadien. La mine grave pour la plupart, ils devisent sur le sort qui pourrait être le leur maintenant que les listes définitives des candidats autorisés à composer viennent d’être rendues publiques. Ici et là, on n’est toujours pas convaincu de ce que le nom n’est pas présent sur les listes.

Huguette M. venue d’Ebolowa affirme : " mon papa a déposé mes dossiers à l’ambassade du Tchad à Yaoundé, mais mon nom n’est pas sur la liste qu’on vient de publier. Voici ma carte d‘accès délivrée par les responsables de l’office du Baccalauréat, voici encore l’original de mon probatoire et le reçu de l’assurance que mes parents ont souscrit en mon nom. Un enseignant m’a dit qu’il s’agit d’un petit problème, j’attends " Aussi a-t-elle juste le temps d’achever l’entretien qu’elle est immédiatement invitée à se rendre au Lycée Félix Eboué, où d‘autres listes seraient affichées. Quelque instants plus tard, elle rejoint le Rectorat, en larmes puisque son nom n’y est pas toujours.

A l’exemple d’Huguette M., ils sont nombreux les candidats Camerounais à n’avoir pas eu leurs noms sur les listes des candidats affichées au Rectorat. Une situation que Abdelrahim Akacha le président de l’office du baccalauréat tchadien attribue à " la présentation de faux diplômes. Les gens sont allés faire scanner des probatoires, il les ont tripatouillé et veulent composer. Cela est inadmissible, c’est pourquoi l’office du Baccalauréat a pris des mesures draconiennes afin que les résolutions gouvernementales soient appliquées à la règle. C’est ainsi qu’environ un millier de dossiers de camerounais candidats libres a été rejeté soit pour défaut de présentation du probatoire ou encore pour présentation de faux probatoires. "

Marche
Jean Binwé, l’original de son probatoire en main s’étonne de l’absence de son nom. " Je suis arrivé il y a quelques jours avec ma carte d‘accès, mais mon nom ne figurait pas sur la liste provisoire des candidats. J’ai entrepris des démarches auprès de ceux qui avaient reçu mon dossier. On m‘a rassuré qu’il s’était agit d’une erreur matérielle, voilà qu’une fois encore je n’ai pas mon nom. " Cet état de choses est justifié selon Mahamat Ali Moustapha, président du jury du bac tchadien 2006 " le fait que les candidats soient enrôlés chaque année dans des réseaux qui sont en quête de gain. Soit ce sont les enseignants de l’université ou des lycées, soit ce sont les chefs d’établissements qui ne sont pas honnêtes et qui s’engagent à faire inscrire un tel sur les listes sans verser les frais de dossiers. Le résultat est là, ils sont nombreux ceux là qui n’ont pas leurs noms sur les listes. "

Aussi, de nombreux camerounais à l’instar de Wambé Jonas qui ont effectué une année solaire bien remplie au Tchad, n’ont pu retrouver leurs noms sur les listes. Eux qui ont cru être exemptés de la présentation du probatoire comme condition de dépôt de dossiers. " C’était un leurre, c’est maintenant que je comprends cela puisque plusieurs de mes camarades sont dans la même situation. " Une autre caste de candidats Camerounais à cette session du Baccalauréat 2006 se recrute dans les rangs des élèves qui vont subir dans quelques jours les épreuves du probatoire de l’enseignement général, le 20 juin prochain. Ceux là affirme t-on de source bien introduite ont été autorisés à composer sous des pressions diverses. Ce sont soit les fils de généraux, de membres du gouvernement ou des hommes d‘affaires camerounais qui ont été aperçus dans les ruelles de N’djaména, très rassurés.

C’est cette ambiance de non présence des noms sur les listes qui a conduit les candidats camerounais à interrompre la circulation sur le pont Nguéli. Vendredi dernier en effet, ils ont organisé une marche sur la principale artère qui mène à N’djaména paralysant une heure durant le trafic entre les deux pays. Il a fallu attendre l’intervention du sous préfet de Kousséri Ernest Ebelle pour contenir le manifestants qui ne s’en sont pas toujours remis de ce dilemme quand on sait combien les familles ont investis dans cette aventure tchadienne.

Chiffres
Nbre des Centres d’examen : 28
Candidats
Série A4 anglais 19595
Série A arabe- 1042
Série A Bilingue - 56
Série C- 1050
Sérié C Arabe- 19
Série D- 12179
Série D arabe- 736
Série E- 73
Série G1- 751
Série G2- 1185
Total des candidats de la session 2006 : 36.686.

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UNIVERSITE D'ETAT

Les revendications estudiantines un an après...

Gilbert Nforlem, Aloysius Abouam, Enow Laura. Trois étudiants dl’Université de Buea décédés pendant les revendications des étudiants des universités d’Etat au Cameroun entre avril et mai 2005. Les deux premiers ont été abattus par les forces de l’ordre. Enow Laura, quant à elle, a rendu l’âme à Bamenda après avoir subi des tortures des éléments de la police. Une quatrième victime aurait été violée et tuée au niveau du lieu dit Mile Sixteen, selon l’Association de défense des droits des étudiants (Addec), lorsqu’elle tentait de quitter Buea. Plusieurs autres filles ont subi viols et abus divers des forces de l’ordre. Leur crime : avoir osé demander au gouvernement de meilleures conditions de vie et d’étude ! Un an après cette bavure, l’Etat ne leur a même pas accordé le devoir de commémoration. De même, les circonstances de cette violence historique n’ont jamais été élucidées, comme l’avaient pourtant prévu les accords passés le 7 mai entre le ministre de l’Enseignement supérieur et les associations d’étudiants engagées dans la grève.

A l’image de cette situation, toutes les autres promesses faites par le gouvernement à l’issue de la grève et après le bilan de la commission Abouem a Tchoyi en juin 2005 n’ont été réalisées, au mieux, que de façon anecdotique. Au sujet de la mort des étudiants de l’Université de Buea, de la suppression des droits universitaires, de la clarification du statut de l’étudiant, des urgences relatives au fonctionnement des universités, de la présence des force de l’ordre et milices dans les campus, de la reconnaissance administrative des associations qui portent la voix des étudiants, des logements universitaires, de la construction et de l’équipement des infrastructures de formation, … le bilan est loin d’être positif.

Les universités d’Etat sont toujours payantes. Il s’y développe des formations presque privatisées pour lesquelles les étudiants doivent payer un peu plus de 600.000 Fcfa au lieu de 50.000 Fcfa de contribution officielle exigible. Le statut de l’étudiant est toujours attendu. Le Pr. Kontchou, égal à lui-même malgré l’âge et le temps, a admis avec le recteur Bekolo Ebe, le principe d’une charte de l’étudiant à Douala. Mais celle-ci n’a jamais vu le jour. Les comités de dialogue créés ne semblent pas opérationnels. Il revenait pourtant à ceux-ci de surveiller “la mise en œuvre des résolutions finales (…) et des mesures de consolidation de la confiance, au sein des universités d’Etat.” Les associations qui défendent le mieux les intérêts des étudiants sont toujours marginalisées, exceptions faite de l’Ubsu à Buea qui a été officiellement reconnu par le recteur Cornelius Lambi. A Yaoundé I, Mme Njeuma a réussi à ignorer l’Addec qui a pourtant impulsé le mouvement de revendication. Dans les Campus à travers le pays, les forces de l’ordre (police et gendarmerie) ont laissé la place à des milices parfois armées. La gestion financière reste floue et les infrastructures (salles de cours, bibliothèques, bureaux, …) continuent de manquer cruellement. Ainsi, les réalisations n’ont été faites qu’à doses homéopathiques. Selon l’Addec, “aucune avancée concrète n’a été enregistrée ; cela donne le sentiment que notre gouvernement n’agit que sous pression.”

Un an après la fin des travaux de la commission Abouem a Tchoyi qui était chargée de recenser les problèmes et de proposer des pistes de solutions, Le Messager fait un arrêt pour voir ce qui a été fait. Votre quotidien trouve des essais de réponse à la question de savoir si les conditions de vie et d’étude des étudiants des universités d’Etat au Cameroun sont meilleures aujourd’hui que l’année dernière. Il tente aussi une explication de la situation actuelle. Pour examiner la question, Le Messager a axé l’enquête sur le cas de l’Université de Douala, microcosme des problèmes des universités d’Etat.

Par Alexandre T. Djimeli
Le 09-06-2006
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Les revendications estudiantines un an après...

Gilbert Nforlem, Aloysius Abouam, Enow Laura. Trois étudiants dl’Université de Buea décédés pendant les revendications des étudiants des universités d’Etat au Cameroun entre avril et mai 2005. Les deux premiers ont été abattus par les forces de l’ordre. Enow Laura, quant à elle, a rendu l’âme à Bamenda après avoir subi des tortures des éléments de la police. Une quatrième victime aurait été violée et tuée au niveau du lieu dit Mile Sixteen, selon l’Association de défense des droits des étudiants (Addec), lorsqu’elle tentait de quitter Buea. Plusieurs autres filles ont subi viols et abus divers des forces de l’ordre. Leur crime : avoir osé demander au gouvernement de meilleures conditions de vie et d’étude ! Un an après cette bavure, l’Etat ne leur a même pas accordé le devoir de commémoration. De même, les circonstances de cette violence historique n’ont jamais été élucidées, comme l’avaient pourtant prévu les accords passés le 7 mai entre le ministre de l’Enseignement supérieur et les associations d’étudiants engagées dans la grève.

A l’image de cette situation, toutes les autres promesses faites par le gouvernement à l’issue de la grève et après le bilan de la commission Abouem a Tchoyi en juin 2005 n’ont été réalisées, au mieux, que de façon anecdotique. Au sujet de la mort des étudiants de l’Université de Buea, de la suppression des droits universitaires, de la clarification du statut de l’étudiant, des urgences relatives au fonctionnement des universités, de la présence des force de l’ordre et milices dans les campus, de la reconnaissance administrative des associations qui portent la voix des étudiants, des logements universitaires, de la construction et de l’équipement des infrastructures de formation, … le bilan est loin d’être positif.

Les universités d’Etat sont toujours payantes. Il s’y développe des formations presque privatisées pour lesquelles les étudiants doivent payer un peu plus de 600.000 Fcfa au lieu de 50.000 Fcfa de contribution officielle exigible. Le statut de l’étudiant est toujours attendu. Le Pr. Kontchou, égal à lui-même malgré l’âge et le temps, a admis avec le recteur Bekolo Ebe, le principe d’une charte de l’étudiant à Douala. Mais celle-ci n’a jamais vu le jour. Les comités de dialogue créés ne semblent pas opérationnels. Il revenait pourtant à ceux-ci de surveiller “la mise en œuvre des résolutions finales (…) et des mesures de consolidation de la confiance, au sein des universités d’Etat.” Les associations qui défendent le mieux les intérêts des étudiants sont toujours marginalisées, exceptions faite de l’Ubsu à Buea qui a été officiellement reconnu par le recteur Cornelius Lambi. A Yaoundé I, Mme Njeuma a réussi à ignorer l’Addec qui a pourtant impulsé le mouvement de revendication. Dans les Campus à travers le pays, les forces de l’ordre (police et gendarmerie) ont laissé la place à des milices parfois armées. La gestion financière reste floue et les infrastructures (salles de cours, bibliothèques, bureaux, …) continuent de manquer cruellement. Ainsi, les réalisations n’ont été faites qu’à doses homéopathiques. Selon l’Addec, “aucune avancée concrète n’a été enregistrée ; cela donne le sentiment que notre gouvernement n’agit que sous pression.”

Un an après la fin des travaux de la commission Abouem a Tchoyi qui était chargée de recenser les problèmes et de proposer des pistes de solutions, Le Messager fait un arrêt pour voir ce qui a été fait. Votre quotidien trouve des essais de réponse à la question de savoir si les conditions de vie et d’étude des étudiants des universités d’Etat au Cameroun sont meilleures aujourd’hui que l’année dernière. Il tente aussi une explication de la situation actuelle. Pour examiner la question, Le Messager a axé l’enquête sur le cas de l’Université de Douala, microcosme des problèmes des universités d’Etat.

Par Alexandre T. Djimeli
Le 09-06-2006
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Bts 2006 : Les examinateurs ne sont pas payés
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Les frais de correction n’ont pas encore été reversés une semaine après la publication des résultats de cet examen.
Mutations-Dorine Ekwè
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Vendredi 11 août dernier, c’est avec stupeur que les enseignants impliqués dans la correction du Brevet des techniciens supérieurs (Bts) à Yaoundé ont appris que les résultats avaient été publiés. "Nous ne pensions pas que nous en serions encore là à cette période. Déclare, choqué un enseignant de Bts. Les correcteurs de Douala ont eu leur argent dans les délais. Soit deux semaines après la fin des corrections. Chez nous, on n’arrête pas de nous demander d’attendre et de nous renvoyer au lendemain. Que voulez-vous que nous pensions d’une telle attitude ? "

N’empêche, malgré le courroux de la centaine de professeurs enrôlés dans ces corrections, les élèves continuent de gravir les étages et consulter les listes au 13ème étage au Minesup. "Nous sommes des enseignants d’un certain niveau et il est hors de question que nous soyons traités comme de vulgaires correcteurs." s’insurge l’un de ces enseignants qui poursuit d’ailleurs : "Peut-être les responsables du ministère souhaitent que nous revendiquions comme le font souvent certains pour nous donner cet argent." Pour Boniface Mbala Mbala, professeur au cycle Bts, "Nous n’osons pas encore parler de détournement de nos frais de correction. Nous espérons tout simplement que c’est juste un problème d’intendance et que les professeurs de Douala et Bandjoun ont été payé avant parce qu’ils n’étaient pas aussi nombreux que nous."

A la Direction du développement de l’Enseignement supérieur, chargée de l’organisation de cet examen, les responsables n’ont pas souhaité se prononcer sur le sujet. A la direction des Enseignements et des programmes, qui s’occupe de l’intendance du Bts au niveau du Minesup, c’est avec frilosité que les responsables, indexés par les professeurs, se débinent et renvoient leur interlocuteur à la cellule de communication ou rien ne filtrera également à ce sujet. "S’ils réagissent de cette façon, ça signifie qu’ils ont des choses à cacher" conclut Boniface Mbala Mbala.

Aucun montant exact n’est avancé ici et là. Tout dépend en effet du nombre de copies que chaque enseignant doit corriger aux lendemains des examens. Les copies d’épreuves professionnelles sont corrigées à 700Fcfa l’unité alors que celles d’épreuves générales sont fixées à 500Fcfa. "Yaoundé est le centre qui a le plus de candidats. Parfois, on peut se retrouver avec 2.000 candidats au Bts, toutes filières confondues. Dans les filières les plus courues, un professeur peut se retrouver avec près de 100 copies à corriger", raconte un correcteur. Ce qui, dans le cas ou ce dernier serait emmené à corriger des copies d’épreuves générales, notre instructeur devrait se retrouver avec au moins 500.000Fcfa. Au cas ou il corrigerait des épreuves dites professionnelles, il aurait droit à environ 700.000Fcfa.

Institué au début des années 1990, les institutions privées d'enseignement supérieur ont contribué à vulgariser la formation, mais surtout à étendre les filières de formation en cycle de Bts. A Yaoundé, selon les encadreurs rencontrés, c’est la première fois que les problèmes de paiement des frais se pose. Ce qui, d’après ces derniers, vient davantage plomber un secteur déjà malade. " A la longue, cet examen risques, à la longue, de connaître de sérieuses difficultés dans son organisation. Je pense qu’en plus de la Ddes, il faille penser à créer une autre direction chargée de gérer les examens au sein du Minesup."

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Concours : Les précisions du directeur de l’Esstic
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Laurent Charles Boyomo Assala explique les contours de l'accès à cette école lors d’une conférence de presse.
MUTations Justin Blaise Akono
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De sources bien informées, le nombre de candidats au concours d’entrée à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic) s’est considérablement réduit, comme une peau de chagrin, depuis qu'a cessé l'intégration de ses produits à Fonction publique, en 1998. A moins d’un mois de la session 2006 dudit concours, prévu le 9 septembre, le directeur de l’Esstic, Laurent Charles Boyomo Assala, a décidé d’éclairer les différentes lanternes à travers un échange avec la presse.

On a ainsi pu apprendre que les différentes filières ouvertes à l’Esstic sont le journalisme (35 places pour les Camerounais et 10 pour les étrangers), la documentation, les relations publiques, l'édition et la publicité. "L’Esstic a toujours reçu 2 à 8 candidats de plus", a expliqué le directeur avant de préciser que l’âge limite est de 32 ans. "On a l’impression que les candidats ne sont pas au courant des contours du concours", a déclaré le directeur de l’Esstic, pour justifier le bien fondé de la conférence de presse d'hier. Il informe que le concours obéit à deux étapes : une visible et une autre invisible.

Eclats de voix
La première étape est faite des épreuves écrites et orales évaluées sur un coefficient 4. La deuxième, dite invisible, est "la performance académique". C'est la phase la plus importante, puisqu’elle est évaluée sur un coefficient de 6. Elle intègre cinq variables : l’âge du candidat, l’année d’obtention du Baccalauréat, les années passées au second cycle, les années passées entre le Probatoire et le Baccalauréat, ainsi que les notes obtenues en classes de Première et Terminale.

Le directeur de l’Esstic ajoute que "tout candidat éliminé dans cette partie a peu de chance de passer". Car, selon lui, "c’est un choix gouvernemental de donner la chance aux jeunes, qui n’ont pas connu de redoublement". Toutefois, précise-t-il, "il n’est pas question de décourager les autres car, des titulaires des D.e.a. ont été reçus à ce concours. Mais, la probabilité d’être admis est plus grande pour un candidat jeune, qui vient d’obtenir son Baccalauréat".

Laurent Charles Boyomo Assala en a profité pour présenter les réformes intervenues dans l’institution qu’il dirige depuis 2005. Notamment, le système Lmd (licence –maîtrise -doctorat) et l’admission sur étude du dossier des titulaires du brevet de technicien supérieur (Bts). Des éclats de voix ont été entendues, pour protester contre cette dernière reforme du directeur de l’Esstic, qui pense que tout le monde doit être formé et bien formé.

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L’UNIVERSITE CAMEROUNAISE A LA DERIVE


L’Université - comme on le conçoit communément- est une institution académique d’enseignement supérieur, d’approfondissement des méthodes et des connaissances ébauchées dans les cycles antérieurs de vie et d’apprentissage. C’est le creuset, où des gens, plus assoiffés de connaissances et du savoir, revisitent leurs acquis intellectuels, culturels et moraux, les remâchent, les ordonnent, les digèrent et les assimilent, pour solidifier les fondations et les fondements de l’édifice qui leur permettra de soumettre leur environnement, afin de trouver des ébauches ou des solutions, aux problèmes irrésolus, qui menacent au quotidien l’existence et la vie de l’homme sur terre, et qui entravent son bonheur et son total accomplissement.

On la considère aussi comme le haut lieu de la recherche, en vue de domestiquer les connaissances existantes, de les vulgariser et, enfin, d’affronter celles qui sont encore cachées ou insoupçonnées. Comme le suggère son nom, l’Université est l’arène où se livrent les grandes batailles, toutes aussi décisives les unes que les autres pour la découverte, la conquête, la compréhension et la maîtrise de l’Univers, dans le but d’apporter une contribution déterminante, non pas seulement à la science en général mais aussi et surtout au progrès et à l’épanouissement de l’homme, de la société et de l’humanité toute entière. Sa mission essentielle est donc de former l’homme, dans sa totalité, dans son corps, son esprit, son âme, en lui fournissant des armes et des méthodes pour s’auto-réaliser et de mieux comprendre l’univers et la vie dans toute sa richesse et s’intégrer harmonieusement dans la société où il est appelé à vivre.
Malheureusement, depuis un certain temps, notre Université semble avoir perdu ses repères et, de ce fait, avoir été détournée de ces missions fondamentales, phagocytée qu’elle est par les intérêts égoïstes et les objectifs bassement politiques des gens qui nous gouvernent et qui définissent son cours. Beaucoup a déjà été dit sur la déliquescence et l’état de dégradation avancés de l’université camerounaise. Le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a même produit un Livre blanc, pour présenter, analyser et proposer des solutions aux problèmes qui s’y posent depuis les années 90, mais les autorités en charge de sa réorientation semblent apprécier et encourager la courbe fatale qu’elle prend inexorablement depuis un peu plus d’une décennie. Et, comme un navire ou un avion à la dérive, elle s’est écartée et continue de s’écarter de sa direction originelle, sous l’effet des vents et des courants contraires.
Toute entreprise ou institution qui se veut performante et rentable doit être suffisamment claire et précise dans la définition de ses objectifs et se donner des moyens à la hauteur de ses ambitions
. Ces moyens sont humains, matériels et financiers. Il n’existe pas entre eux de cloisonnements étanches. Ils se côtoient, se croisent, s’interpénètrent, s’imbriquent et se fusionnent. Tous doivent être satisfait en temps opportun. L’absence d’une seule composante rend les autres inopérantes. A quoi serviraient les moyens matériels et financiers sans les moyens humains et vice-versa ? Quant aux moyens matériels et humains, ils doivent être en quantité suffisante et de bonne qualité. En plus de tout cela, il faut penser aux conditions de travail, c’est-à-dire, que l’environnement, l’atmosphère et le climat, qui règnent dans l’institution, doivent être propices au travail. L’Université camerounaise a-t-elle des ambitions ? A-t-elle tenu compte de toutes ces préoccupations qui ont fait partout leurs preuves ? Il y a tout lieu d’en douter !
Quant aux moyens humains, comme dans tout institut d’enseignement, les autorités camerounaises auraient dû comprendre que l’Université camerounaise sera ce que ses enseignants et ses dirigeants en auront fait ! Si ses missions sont aussi lourdes et les attentes de sa société aussi celles que nous avons décrites plus haut, il serait redondant de relever que la formation des étudiants et par ricochet l’avenir et le destin d’une nation ne sauraient être laissés entre des mains inexpertes et illégitimes. Car, on l’oublie trop souvent, l’enseignement, à quelque niveau que ce soit, est à la fois un art et une science. Pour y accéder, il faudrait être formé aux sciences et à la technique pédagogique et en appliquer consciencieusement la psychologie et les méthodes. S’il est vrai qu’aucune formation professionnelle dans le domaine ne peut prémunir de tout imprévu au point d’éliminer ou d’interdire l’improvisation, on se doit tout aussi de reconnaître qu’il faut au départ avoir parfaitement appris et maîtriser certains fondamentaux qui orienteront le raffinement et l’exploitation des dons et des qualités naturels.
On ne peut mieux improviser que lorsqu’on connaît parfaitement le terrain sur lequel on évolue et que l’on sait exactement où l’on va. Pourquoi diable ; a-t-on décidé que nos professeurs d’université n’avaient besoin de rien d’autre que de leurs doctorats, pour exercer, alors que leurs homologues de l’Education de base et des Enseignements secondaires doivent, en plus de leurs diplômes et connaissances académiques, justifier d’une formation professionnelle méthodiquement assimilée dans des institutions spécialisées conçues à cet effet ? Même si les spécialistes en charge de penser notre enseignement supérieur n’en ont peut-être pas jusqu’ici reconnu la nécessité, il est indéniable que dans tout enseignement, l’expertise pédagogique et la connaissance technique sont indiscutablement indispensables et que toute improvisation et spontanéité sont disciplinées par l’éducation, l’apprentissage et l’expérience. Dans ce métier, les connaissances seules ne suffisent pas, il faut en plus toute une technique et des méthodes pour les transmettre qui ne sont pour rien au monde facultatives !

Carrières politiques.

En plus de cette carence, il a été souvent décrié le fait que le recrutement des professeurs d’Université, leur titularisation et leur avancement n’obéissent pas toujours à des critères objectifs précis et connus de toutes les parties prenantes. Et là, on peut soupçonner et craindre le pire. De plus, les dirigeants, du recteur aux chefs de départements, en passant par les doyens et autres chefs de service et de bureau, sont nommés. Non pas élus ! Ils ne sont plus là que pour entretenir leur carrière politique. Aussitôt que le décret tombe, la toge du professeur aussi tombe et est remplacée par la robe de l’homme politique dont ils jouent désormais le rôle jusqu’à la caricature. Ils n’ont plus de comptes à rendre ni à leurs pairs ni aux étudiants qui sont pourtant la raison d’être de l’université. Leurs préoccupations sont désormais ailleurs. Du jour au lendemain, on voit qu’ils prospèrent, qu’ils sont devenus des “ gens bien ”. Leurs collègues se battent pour les suivre ou les remplacer. Par tous les moyens. Les intrigues se multiplient, les nouveaux décrets pleuvent, dans tous les sens : pour nommer, relever, confirmer, sans compter des contradictions qui parfois font désordre ! Les amphis se vident, les bureaux se remplissent, les aigris se multiplient, la suspicion et la délation règnent partout en maître.

Et là, nous quittons définitivement le campus pour entrer de plain pied dans la politisation et la fonctionnarisation à outrance qui ont transformé notre Université en un véritable champ de mines, où il faut se munir de coussinets élastiques pour s’y rendre et bien regarder où on met le pied. Etant le laboratoire, où se conçoivent et s’élaborent les théories les plus diverses pour dompter l’univers, l’Université ne saurait former de simples diplômés, mais de vrais intellectuels, de véritables modèles, à l’avant-garde du changement, plus prêts que le commun des mortels à conduire les autres dans la modernité scientifique, technologique, économique et surtout dans la modernité démocratique, cette dernière étant l’impulsion ou l’étincelle divine qui conditionne toute pensée libre et constructive.
Malheureusement, la nôtre est devenue depuis 1990 un champ de batailles où se livrent des combats d’arrière-garde pour empêcher à tout prix l’avènement de la démocratie et des libertés dans notre pays. Tout le monde se souvient de ces combats entre “ parlementaires ” et “ auto-défenseurs ”, de ces morts et “disparitions ” jusqu’ici inélucidées dont les enquêtes ont abouti à un tonitruant “zéro mort ”
que la mémoire des martyrs n’oubliera jamais. On se souvient de toutes ces chasses aux sorcières et procès en sorcellerie contre le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) et ses adhérents et plus encore de cette tentative d’assassinat contre leur président qui s’en était miraculeusement sorti avec des doigts tranchés !
A ce jour, seize années après la restauration du multipartisme, l’intolérance et la brutalité n’y ont pas cessé. Bien au contraire ! Pour un oui ou pour un non, le campus et les amphis sont envahis par les forces de l’ordre, en uniformes ou en civil. Tout le monde s’y regarde avec méfiance. Les indics y sont aussi nombreux que les vrais étudiants. Les dirigeants, les enseignants et les étudiants s’épient, se surveillent, se dénoncent. On y reconnaît de “ curieux étudiants ” qui depuis plus d’une dizaine d’années écument les facultés sans jamais achever leurs études ! Des milices tribales, armées et prêtes à passer à l’assaut, ont pignon sur rue. Les conflits s’y règlent dans la violence, la corruption, le chantage, les intimidations, l’exclusion, les disparitions !. C’est la thérapeutique de l’amputation, qui caractérise la médecine du pire ! L’Association de défense des droits des étudiants (Addec) ne cesse d’être pourchassée, traquée, menacée. Ses dirigeants, en plus des procès, ont été refusés aux différentes maîtrises contre les dispositions réglementaires qui les régissent. Sauf miracle, à défaut d’être emprisonnés, ils seront exclus des universités camerounaises. Sous notre silence et indifférence complices ! Leur tort ? C’est d’avoir refusé d’être de ces diplômés semi-lettrés que l’on met tous les ans sur le “marché du chômage ” ! C’est pourquoi ils ont exigé des conditions de travail, des équipements universitaires et des enseignements qui cadrent avec les canons de l’enseignement supérieur dans le monde ; exigé un peu de tolérance, de liberté et surtout, d’être associés à l’étude et à la résolution des problèmes qui les concernent ou qui concernent leurs études ou l’organisation de l’Université ; enfin, exigé que les sollicitations financières des Etudiants soient en rapport avec les possibilités de leurs parents qui ont été sacrifiés sans dédommagement sur l’autel des privatisations ou qui ont perdu jusqu’à 70 % de leurs salaires juste avant la dévaluation, pour soutenir le train de vie des pontes du régime, du commandement et du cercle répressif. Et tout cela, juste l’année où la bourse universitaire a été brutalement supprimée et, sans transition, remplacée par le paiement des frais de scolarité ! Etaient-ce là des mesures d’accompagnement pour des gens qui entraient de ce pas avec leurs familles dans la spirale infernale du dénuement, de la misère et de la précarité ?

Et le plus grave, c’est que nos enseignants, qui auraient dû être les gardiens du temple, en ont été les premiers profanateurs. Ils y ont brisé les icônes en foulant au pied les principes cardinaux du mérite et de l’excellence, pour des considérations bassement politiques, tribales ou alimentaires. On entend ici et là parler des fuites, des ventes des épreuves, des notes fantaisistes ou “sexuellement transmissibles ”, des promotions canapé et d’autres énormités et barbarismes qui entrent par effraction dans ces lieux sacrés ! On y a vu des sujets d’examen refusés ou annulés et repris parce que leur contenu, parlant de démocratie ou de connaissance et défense des droits des citoyens, étaient jugés subversifs. Leurs auteurs, naturellement, ont été marginalisés et suspendus d’enseignements. Tirant partie de cette situation de confusion et de laxisme, il est arrivé que des étudiants séquestrent et torturent moralement, des heures durant, des enseignants, pour les obliger à leur attribuer des notes sans rapport avec le contenu de leurs copies ou à annuler des compositions parce qu’ils avaient jugé les épreuves “ difficiles ” ! Et pour ne rien arranger, les dirigeants ont très souvent accédé à ces requêtes fantaisistes pour mieux se désolidariser et humilier leurs collègues d’hier ou solidifier leurs assises électoralistes !

Corruption et clientélisme politique.
Notre Université, en un mot comme en mille, est aujourd’hui gravement atteinte de tous les maux dont souffre notre société. On ne sait plus si c’est elle qui est le moule de la société ou si c’est l’inverse. Au Cameroun, les trafics d’influence et le clientélisme politique sur fond de corruption multiforme ont pris le pas sur le mérite et l’excellence universitaires. Quand des enseignants sans vergogne ont rédigé une motion de soutien et d’encouragement, pour exhorter le président de la République à se porter candidat lors de la dernière présidentielle, d’une part, et, d’autre part, pour inviter les Camerounais à le réélire, on a compris que les métastases d’un irréversible cancer avait déjà envahi tous les organes de l’Université, et qu’elle avait déjà perdu toutes ses défenses immunitaires. Il ne restait plus désormais que l’euthanasie ou un traitement d’accompagnement. On comprend enfin pourquoi la publication de leurs travaux et des découvertes de leurs recherches son si rares. Dans les autres pays, les professeurs d’université sont régulièrement les lauréats des concours scientifiques dans les domaines de pointe. Chez nous, ils étouffent dans les laboratoires et n’excellent que dans la vulgarité, la flagornerie, l’intolérance, les fraudes et les vices de tous genres. La poignée de bons grains qui, malgré tout, lutte dans cet environnement plus que pollué, pour émerger et donner un visage moins horrible à l’institution, est vite engloutie par la hauteur et l’immensité des dunes que forme l’ivraie. Ceci justifie l’exode des cerveaux et l’attrait des universités étrangères pour les étudiants qui aspirent à une formation solide.

Ceux qui restent ne peuvent que suivre la voie tracée par leurs enseignants, pour être comme eux et entrer dans leurs bonnes grâces. Comprenant que le mérite, dans notre université, comme dans notre société, n’était plus la voie royale de la réussite, ils se sont engouffrés dans les béances des raccourcis qui s’offraient à eux : ils se sont mis à créer à la pelle des associations alimentaires et clientélistes favorables au Renouveau et au couple présidentiel, pour chanter leurs louanges et y militer, de façon tapageuse, au détriment de leurs études. Les dirigeants les ont sponsorisées ou subventionnées. L’université leur a offert des faveurs, des passe-droits et de la logistique pour leurs réunions où ils apprenaient les raffinements de la haine, du rejet de ceux qui ne pensent pas comme eux et des moyens les plus efficaces pour les trahir, les combattre ou les anéantir. Puis, pour joindre le geste à la parole et sécuriser le présent et l’avenir, il ne leur restait plus que de se constituer en charters pour sillonner le pays lors des périodes électorales pour mettre leur “ intelligence ” au service de la fraude pour le maintien et la pérennisation d’un système sans lequel ils ne sont rien. Rôle que jusqu’ici ils ont accompli avec beaucoup de maîtrise et de succès. Après ce portrait hideux, que reste-t-il encore de notre Université ? Pour bien la comprendre, il faut savoir qu’elle est à l’image de notre Ecole et de tout notre système éducatif conçu pour former des exécutants et non pour dispenser un savoir qui libère et qui affranchit des chaînes de l’esclavage et de l’ignorance. Les dictatures savent que la connaissance et le savoir véritables sont des contre-pouvoirs et ne s’en accommodent guère.

A défaut d’être de simples garderies pour éviter des “ dérapages incontrôlables ”, nos écoles sont des centres d’uniformisation, de standardisation et d’abêtissement collectif pour le maintien de l’unanimisme et du statu quo. Il n’est plus question d’une simple dérive qui peut être accidentelle et donc pardonnable. C’est une politique pensée, mûrie et scrupuleusement appliquée : un processus de dégénérescence qu’aucune demi-mesure ne pourra arrêter ! Je ne suis pas de ceux qui prédisent l’apocalypse et se délectent de son avènement imminent, mais de ceux qui tirent la sonnette d’alarme pour que quelque chose soit fait avant qu’il ne soit trop tard ! Je suis surtout de ceux qui mettent toujours la main à la pâte afin que l’Histoire ne se fasse pas sans eux. Lorsque tant d’intrigues, de grenouillages et de barbarie ont cours dans une institution qui avait pour vocation de secréter la civilisation, c’est que tout le tissu social est atteint et que le traitement ne peut plus être local. Le salut passera par un travail de fond pour l’avènement d’une société camerounaise vraiment démocratique avec la reconnaissance de toutes ses valeurs corollaires que sont le pluralisme, la tolérance, le mérite, la participation et le dialogue.

Par Jean Takougang*
Publié le 30-08-2006
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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
L’INTEGRATION DES ATTACHES DE RECHERCHE SUSCITE LA CONTROVERSE

Un an après la création de ce poste d’enseignement, les recrutements ne sont pas à jour dans toutes les universités d’Etat. La prise en charge salariale des futurs enseignants, demeure incertaine.



“L’année dernière, un décret du chef de l’Etat créait le poste d’attaché d’enseignement et de recherche dans les universités d’Etat. Le même décret instruisait les recteurs des six universités publiques sur les modalités de recrutement. Ces recrutements sont déjà effectifs à Yaoundé I, Douala et Dschang. A l’université de Yaoundé II, on ne comprend pas pourquoi le recteur et ses collaborateurs tardent toujours à publier l’avis de candidatures. Alors même que des candidats intéressés par le poste, attendent impatiemment ”. Landry, doctorant en droit à l’université de Yaoundé II ne décolère pas. Suite à la non publication par les responsables de l’université des avis de recrutement au poste d’attaché d’enseignement et de recherche (Ater). Un an après la création (en octobre 2005) dudit poste d’enseignement par décret présidentiel.
Un décret qui instruisait par la même occasion les recteurs des universités d’Etat sur les critères de recrutement à ce nouveau poste dans l’enseignement supérieur. Des recrutements qui ont été lancés quelques mois après dans certaines universités d’Etat, à l’instar de Yaoundé I, où une trentaine de doctorants on été sélectionnés en début d’année 2006, dans les deux facultés: sciences et lettres et sciences humaines. Les mêmes recrutements ont suivi aux universités de Dschang et à Douala, où un responsable de la faculté des lettres et sciences humaines indiquait, la semaine dernière, que la commission technique chargée d’examiner les dossiers des candidats doit se réunir avant la fin d’octobre.

Par contre, à Soa, c’est encore le mystère autour de la question. Jean Tabi Manga n’aurait pas encore instruit les chefs d’établissement de lancer des recrutements. Même si, à la faculté des sciences économiques et de gestion, Georges Kobou, le doyen de ladite faculté rassure que “ les recrutements seront faits. Il faut simplement attendre que les instructions soient données au niveau de la hiérarchie ”. Alors même que, parmi les candidats qui désirent postuler à ce poste d’enseignement, l’on s’impatiente. Non sans soupçonner les responsables de l’université de vouloir à tout prix favoriser les candidats internes, à savoir les moniteurs et enseignants vacataires déjà en service à l’université, et qui ont déjà une certaine expérience dans l’enseignement. “ Une stratégie qui ne donne pas la chance aux nouveaux candidats de tenter leur chance ”, s’en plaint Jean Paul Ngambi, doctorant en droit et futur candidat au poste d’Atter.

Ambiguïté
Pourtant, les attachés d’enseignement et de recherche recrutés dans certaines universités d’Etat sont toujours dans une position incertaine : “ Nous avons été recrutés depuis environ trois mois et on ne sait toujours pas quel est le sort qui nous sera réservé. Nous n’avons pas de bureau au campus. Les chefs de département essayent de nous responsabiliser en nous enrôlant dans la surveillance et la correction des examens. Nous le faisons à titre bénévole et espérons que les salaires de 100 000 F Cfa seront bel et bien payés, tel que le prévoit le décret signé le 25 octobre par le chef de l’Etat ”, confie dans l’anonymat un Ater de la filière Lmf de l’université de Yaoundé I, au moment où la question de la prise en charge de cette nouvelle catégorie d’enseignants, reste toujours problématique. L’article 8 du texte indique vaguement que “ Les attachés d’enseignement et de recherche bénéficient d’une allocation mensuelle forfaitaire de 100.000Fcfa et d’une prime de technicité dont le montant correspond à 50 % de celle servie aux assistants ”. Un peu plus haut, l’article 5 souligne que l’attaché d’enseignement et de recherche est mis en service après approbation du ministre chargé de l’Enseignement supérieur. Mais le décret ne dit pas clairement celui qui doit payer les Atter. Une situation qui prête le flanc à diverses interprétations. Selon un responsable l’université de Yaoundé II, “ les attachés d’enseignement et de recherche sont sous la responsabilité du ministère des finances, même si le décret du chef de l’Etat reste ambigu à ce niveau ”. Ce qui ne serait pas le cas à l’université de Yaoundé I, où “ Les Atter sont pris en charge par l’université ”, a indiqué le professeur Daniel Abwa, doyen de la faculté des arts, lettres et sciences humaines. Une situation que d’aucuns qualifient de “ poncepilatisme au sommet de L’Etat, avec le président de la République qui s’illustre une fois de plus par un esprit de mépris à l’endroit de l’enseignant. Les universités d’Etat sont incapables de payer les vacations des enseignants moniteurs Qu’en sera-t-il donc des attachés d’enseignement et de recherche ”. S’interroge tout en s’indignant, un enseignant de Yaoundé I. Une situation trouble et confuse, qui n’augure pas de lendemains sereins pour ces nouveaux enseignants. A l’heure où les six universités d’Etat, en panne de restructuration depuis 1993, font face à l’épineux problème de la surpopulation des effectifs, de la carence en infrastructures et en financements qui font perdre le sommeil aux divers recteurs.

Albert Nna.
Publié le 20-10-2006
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Lycée de Kousseri : les raisons de l’échec

Olivier LAMISSA KAIKAI
[19/02/2007]

Les responsables de cet établissement classé avant-dernier du palmarès 2006 se plaignent de la rudesse du climat, du manque d’enseignants et du peu d’engouement des élèves.

Au lycée de Kousseri, établissement situé au cœur de la ville, à un jet de pierre du fleuve Logone, on n’est pas encore au courant de la nouvelle, en provenance de l’Office du Bac. Ce vendredi, 16 février est un jour ordinaire de classe. Les enseignants et élèves vaquent normalement à leurs occupations. Dans l’enceinte de l’établissement, c’est le train-train quotidien. Malgré la chaleur accablante, quelques élèves tapent dans le ballon, dans la cour de l’école ensoleillée… Les profs de sport ont ramené les cours d’Eps aux premières heures de la journée, " pour ne pas trop subir la chaleur ". Dans les salles de classe, les élèves, studieux, suivent normalement les cours. Personne ne sait que l’Office du Baccalauréat vient de publier le palmarès des établissements aux examens, session 2006 et que selon ce document le lycée de Kousseri occupe la queue du peloton. Ce lycée fait partie des " cancres " de la classe et occupe l’avant-dernier rang au classement général.

" Nous ne sommes pas encore informés. Tant mieux d’ailleurs, cela découragerait plus d’un candidat ", se console Bouba Modo, professeur d’Histoire et géographie, qui déclare ne pas être surpris par ces résultats. Mais, la nouvelle ne saurait être cachée pendant longtemps. Elèves et enseignants sont unanimes que le climat particulièrement rude, en saison sèche, située entre septembre et mai, n’est pas favorable aux études. " A partir de mars, il fait une chaleur accablante. Difficile de se concentrer au travail. Malheureusement, les examens sont programmés aux mois de mai et juin…", déplore Bouba Modo. Et la plupart des enseignants qui viennent du Sud du pays ont de la peine à s’adapter à ce climat. " Certains de mes collègues, originaires du Sud, ont le sentiment d’être oubliés et punis, lorsqu’ils sont affectés ici, ils multiplient les cours et rentrent en début mars, pour ne revenir qu’en septembre ", ajoute notre source.

Mais, la rudesse du climat ne saurait à elle seule expliquer cet échec massif. Le proviseur, Edouard Sadou, qui trouve le palmarès assez sévère et injuste, croit savoir que les responsabilités sont partagées entre les élèves, paresseux et leurs parents, complaisants. " Nous ne contestons pas le palmarès, mais il faut savoir que le gros de nos candidats ne s’intéressent pas au bac camerounais. Ils viennent attendre la date des examens du bac tchadien… ", se plaint le proviseur. Pour lui, au-delà de l’attrait du bac tchadien, taxé à tort ou à raison de facile, la faute revient aux élèves qui ne veulent pas étudier leurs leçons. Et le fait que la ville de Kousseri soit située à proximité de N’Djamena, la capitale tchadienne, n’incite pas ces élèves au travail, à l’effort. " Beaucoup sont convaincus qu’ils peuvent acheter leur bac ou Bepc, sans lire leurs leçons ", indique un enseignant.

Et puis, dans cette partie du pays, les élèves préfèrent le commerce à l’école. Et même ceux qui y vont ne trouvent pas de cadre approprié pour les études et se découragent facilement. Au lycée, par exemple, il n’y a ni bibliothèque, ni laboratoire. " Certains parents gâtent leurs enfants, en leur donnant de l’argent, pour acheter les notes, au lieu de leur offrir des livres et des annales ", fustige l’enseignant de Maths qui soutient être régulièrement harcelé par ses élèves qui veulent acheter les points, pour passer en classe supérieure.

Mais, les enseignants, peu qualifiés et démotivés, ne sont pas irréprochables. " Nous avons 18 enseignants vacataires, 11 enseignants formés et trois cadres d’Eps, pour encadrer 1871 élèves ", déplore le proviseur Edouard Sadou qui soutient qu’il ne parvient jamais à tenir son maigre effectif pendant une année scolaire. Le proviseur révèle enfin que deux de ses surveillants généraux ont récemment été promus dans les nouveaux départements ministériels. " On attend toujours leurs remplaçants ", conclut le proviseur.

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Prolongation : Le Bts " ouvre " les portes de l’université

YAOUNDE - 17 DECEMBRE 2007
© Mutations

Des diplômés de ces cycles de formation choisissent de poursuivre des études supérieures qu’ils voulaient courtes au départ.


A l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), on parle de plus en plus du "phénomène des Bts ". Expression utilisée par les étudiants pour désigner les diplômés du Brevet de technicien supérieur qui après l’obtention de ce diplôme censé leur ouvrir les portes de l’emploi, choisissent de poursuivre leurs études en année de licence. Huit en 2005 et uniquement en filière Journalisme de cette école, leur nombre est sans cesse croissant au fil des ans ; de même que les autres filières commencent à intéresser.

Cette année, ils sont plus d’une dizaine en journalisme, seize en Publicité ; de même qu’en Relations publiques, puis deux en Edition. Le même phénomène est observé dans les différentes universités d’Etats de la République. Ainsi, une filière hôtellerie est ouverte dans la Faculté des arts, lettres et sciences humaines de l’université de Yaoundé I (3è année seulement). Entre autres, les titulaires du Bts en informatique, en communication, en comptabilité, en gestion, ont aussi leur place dans les différentes universités d’Etat. Progressivement, les instituts privés ouvrent des classes de licence professionnelle.

L’ampleur du phénomène est de nature à jeter un discrédit notamment sur le Bts et le Diplôme universitaire de technologie (Dut). Ces formations de deux ans naguère créées " dans le souci de résoudre le problème de l’emploi ", tel que le rappelait encore le 24 juillet dernier, le professeur Essono, conseiller d’orientation au Ministère de l’enseignement supérieur, au cours d’une conférence au palais des congrès de Yaoundé. Certes, l’on assiste à une multiplication d’instituts offrant ces différentes formations, mais pour quelle garantie ?

Robert Djingui, a obtenu son Bts en septembre dernier et a été admis en journalisme à l’Esstic : " mon souci est de constituer un background consistant avant d’affronter le marché de l’emploi ". Un avis partagé partage Arlette Guiadem. L’étudiante s’est formée en communication d’entreprise. Maintenant, elle étudie la documentation: " je découvre une nouvelle filière plus pratique ". Pour Ange Ebodo : " le Bts est insuffisant et généraliste. Je suis venue chercher une spécialisation ". Bomba quant à lui a choisi de continuer en 3è année de la Faculté des sciences économiques et de gestion pour " avoir un niveau pouvant [me] permettre de poursuivre facilement [mes] études à l’étranger".

Presque tous semblent ainsi justifier leur choix, comme Dorothée Baran, par la nécessité d’obtenir " un diplôme qui peut leur ouvrir un large éventail de possibilités pour l’emploi ". Et c’est l’offre de formation qui est indexée. A l’Institut Siantou supérieur, ce qui fait défaut c’est la pratique : " les enseignements ne sont pas régulièrement dispensés en télévision ; pour ce qui est des cours pratiques, on attend encore la matériel ", confie un étudiant désemparé. A l’Institut Samba, un étudiant en journalisme avoue que " pour le moment, les choses sérieuses n’ont vraiment pas commencé, mais les équipements nous ont été présentés. On attend impatiemment le moment de les utiliser". De l’avis d’une étudiante en 3è année Relations publiques à l’Esstic, " on se sent souvent incompétent. Contrairement à ce qu’on nous a fait croire après le Bac, la formation en cycle de Bts est trop théorique ".

Des arguments souvent repris à leur compte par les opposants à la mesure prise par l’administration de l’Esstic pour mettre au banc " les Bts ". Quand l’Esstic décide en 2005 d’ouvrir sa troisième année aux détenteurs du Bts, des voies s’élèvent pour condamner " la braderie de l’Esstic ".

Le professeur Boyomo, directeur de cette école avait alors fait valoir sa préoccupation à "encourager la recherche ". Et " ce n’est pas une exception de l’Esstic ; des passerelles existent dans toutes les universités ", affirme Eugène Booh Bateng, enseignant à l’Esstic.

Pour lui, c’est de la " condescendance ". Au contraire, " les titulaires du Bts ont des pré réquis ". Et " à la fin du premier semestre, l’examen a contrarié ceux qui trouvaient qu’on a bradé l’Esstic " car " ayant suivi les mêmes cours, et évalués sur les mêmes bases, certains " Bts " ont obtenu des notes meilleures que leurs amis".

Mais il faut relativiser avec Benjamin Fouda Effa, chef de chaîne de la radio Tiéméni Siantou qui pense que de toutes les façons, " en deux ans, on ne peut pas tout faire ; on ne peut que faire l’essentiel. Nous sommes allés à l’Esstic parce qu’il y avait des choses à compléter ". De toutes les façons, convient-il peut-être d’évaluer le contenu de la formation, pour l’arrimer au contexte actuel qui n’est plus seulement d’obtenir un emploi mais un emploi de qualité.

Lindovi Ndjio

Politique : Un cycle court que l’on fait durer

Le Bts avait été institué pour résoudre un problème conjoncturel.

Le Brevet de technicien supérieur (Bts) et le Diplôme universitaire de technologie (Dut) constituent ce que l’on nomme communément formations courtes. Diplômes que l’on obtient à l’issue d’une formation de deux ans. De l’avis de Bernard Mbassi, sous directeur de des programmes d'enseignement et des examens au ministère de l'Enseignement supérieur, les formations courtes et particulièrement le Bts ont été créées " dans le but de préparer son titulaire à un emploi immédiat, et de réduire le chômage ". A cet effet, à en croire " le programme prévoit 25% de théorie et 75% de pratiques " pour cette formation de deux ans, à en croire Priso Eboa, conseiller d’orientation en service au Ministère de l’enseignement supérieur (Minesup).
De 4000 étudiants enregistrés en 2001, le Cameroun est passé à 7000 en 2006 ; pour un taux de réussite de 25% en 2001, 35% en 2006
.

Seulement, en même temps, le taux de chômage est resté croissant, de même que les titulaires de ces diplômes s’engagent de plus en plus à continuer la formation après le Bts ou le Dut. C’est sans doute l’une des raisons qui ont motivé le Minesup à organiser en juillet dernier des journées universitaires consacrées à l’orientation académique organisées au palais des congrès de Yaoundé. A l’occasion, les élèves et étudiants camerounais étaient conviés à une conférence sur les formations courtes, avec pour thème Choisir une filière courte. On en retient selon M. Priso, qu’il est nécessaire de " concevoir un projet prioritaire avant toute formation ".Un projet dans lequel on définit son projet professionnel, c’est-à-dire ce que l’on voudrait faire au cours de la formation. Cela permet de déceler ses forces et ses faiblesses.

L.N

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Y aurait-il eu des réussites qui n’auraient pas dû l’être au Brevet de technicien supérieur (BTS) cette année? Des candidats malheureux à cet examen auraient-ils été frustrés par un calcul des notes erroné ? Les interrogations sont permises, quand on voit les multiples requêtes adressées par ceux-ci au ministère de l’Enseignement supérieur, les plaintes à leurs différents chefs d’établissement, et même à la presse, puisqu’un communiqué d’un collectif de ces étudiants lésés est parvenu à la CT.

Le reproche est simple : « On a divisé nos notes générales par 34 au lieu de 32, estime Serge Kouam, étudiant recalé au BTS 2008 à la filière Banque de l’Institut Siantou. Beaucoup ont échoué à cause de cela, et ont vu leurs moyennes diminuer. Le total des coefficients est de 32 on aurait dû diviser par ce chiffre. En plus, certains étudiants qui avaient validé certaines matières à la session du BTS de l’année dernière, se sont retrouvés avec d’autres notes inférieures à celles qu’ils avaient eues, étant donné que quand on a déjà validé une matière, on ne revient plus dessus à la prochaine session, malgré l’échec au BTS. »

Les étudiants de l’Institut Siantou ne seraient pas les seuls concernés. L’examen étant national, plusieurs autres auraient connu le même problème. « Des requêtes ont été faites et déposées au Minesup. On s’est rendu compte qu’il y avait des problèmes. Et à un moment, on a arrêté de délivrer les relevés de notes », explique Serge Kouam. Pour un enseignant, la situation est connue. « S’il y a eu effectivement cette méprise, cela pourrait être à l’origine de l’échec de plusieurs étudiants et aurait compromis les chances de certains », confie cet enseignant.

Pour le président-fondateur de l’Institut Siantou, Lucien Wantou Siantou, joint hier au téléphone, ces problèmes ne sont pas de son ressort. « Le BTS est un examen national. Ces problèmes posés par les étudiants ne relèvent pas de l’Institut Siantou. Maintenant, après chaque examen, il y a des requêtes qui sont faites et portées à l’attention de qui de droit. Nous ne faisons pas partie du comité de correction du BTS. Simplement, si les requêtes des étudiants sont fondées, on vérifie et des instructions sont données. Si ce n’est pas le cas, on renvoie ces requêtes ».

Alain TCHAKOUNTE


Toying With the Future of Others


It’s normal to commit an error. But there are some mistakes that are simply intolerable, judging from their far-reaching consequences. Such is the case with the purported error in the calculation of the marks of some students of the BTS national examination. We are told that their total marks were divided by a coefficient of 34 instead of 32! How can such glaring inaccuracy flip into a national certificate examination?

Such high-level of ineptitude, or is it carelessly, is disheartening. It tells of the thoughtlessness with which certain important issues are handled. Imagine the pain it has caused the candidates, their parents, etc. And imagine the damage which repeating an official examination can cause to a student and his family?

Why can we not be careful when handling such sensitive issues? Why should we toy with the future of others? The question many people are asking is: how many of such mistakes go unnoticed each year? How many students have been unjustly penalised because of the carelessness of someone who couldn’t do his job well? And, looking at the problem the other way round, one could as well say: how many mediocre candidates have been unduly offered certificates? It’s imperative that we fully address such embarrassing issues that tarnish our education system.

TCHE Irene MORIKANG

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 Post subject: Re: Diplomes(bac, Bts, Dut, Licence, Etc!!)
New postPosted: 08 Jan 2010 16:10 
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Je n'ai pas su qu'il y avait ces infos ici.
Merci Adia. Je t'en suis très reconnnaissante.
Isa A.


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