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Deux morts dans un crash à Yaoundé !
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Yaounde, le 30 Mai 2003
© Thierry Ngogang | Mutations
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Le jeune Biko Mongo, ne réalisera jamais son rêve de devenir pilote de chasse. Alors que, âgé de 19 ans, cet élève-officier de l’école de l’air de Garoua participait, en début d’après midi avant-hier, à une séance d’entraînement dispensée par le Lieutenant-colonel Bile Samba, leur appareil, de fabrication sud africaine et de marque Impala, a explosé au moment où il devait atterrir à l’aéroport militaire de Yaoundé.
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Deux morts dans un crash à Yaoundé !
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Yaounde, le 30 Mai 2003
© Thierry Ngogang | Mutations
 4 Réactions
Le jeune Biko Mongo, ne réalisera jamais son rêve de devenir pilote de chasse. Alors que, âgé de 19 ans, cet élève-officier de l’école de l’air de Garoua participait, en début d’après midi avant-hier, à une séance d’entraînement dispensée par le Lieutenant-colonel Bile Samba, leur appareil, de fabrication sud africaine et de marque Impala, a explosé au moment où il devait atterrir à l’aéroport militaire de Yaoundé.
Bien que l’on n’ait pas pu entrer en contact avec les responsables de la base aérienne de Yaoundé, l’on apprend, de sources fiables, que trois appareils de ce type étaient en train d’effectuer cette séance d’entraînement et un des appareils avait déjà atterri. Selon des populations riveraines, quelques temps avant le crash fatal, l’appareil avait laissé apparaître des traces de fumée.

Agé de 42 ans et pilote chevronné, le Lieutenant-colonel Bile Samba aurait déclaré à la tour de contrôle qu’il avait des ennuis et qu’il cherchait à éviter de tomber sur les zones d’habitation. il a donc choisi de mettre le cap sur la base aérienne et au moment où il s’apprêtait à toucher la piste, l’appareil se serait retourné avant d’exploser totalement, tuant ses deux occupants et éparpillant les corps et les débris sur près de 100 m. Le troisième appareil à bord duquel se trouvait une dame serait directement allé se poser sur la piste de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Selon certaines sources qui étaient présentes au moment du drame, les véhicules des pompiers n’étaient pas du tout en état de marche.

En ce qui concerne les appareils de l’armée de l’air camerounaise, une controverse à leur sujet avait déjà eu lieu au moment de préparer la fête nationale du 20 mai où certaines informations faisaient état d’une forte tension qui régnait entre Laurent Esso, le ministre délégué à la Défense et le général René Claude Meka, chef d’état major de l’armée. Le général estimait que pour des raisons de maintenance non assurée, ces appareils n’étaient pas en état de voler lors des cérémonies. Le ministre se serait toutefois opposé à une quelconque rallonge du budget pour leur révision complète. C’est finalement le chef de l’Etat qui aurait arbitré le litige en donnant son accord pour que lesdits appareils prennent l’air.

Il faut déjà mentionner que, lors de l’achat de ces aéronefs à l’Afrique du Sud, il y a quelques années, les différents réseaux qui participent à l’équipement de l’armée s’étaient affrontés. Certains pensaient qu’ils n’étaient pas du tout performants, d’autres estimaient que leur coût (un peu plus d’un demi milliard de F.Cfa chacun) était très intéressant. Les tenants de cette dernière thèse doivent actuellement être confortés dans leur idée. Même s’il n’est pas inutile de rappeler que, entre les défaillances techniques dues certainement, à une maintenance approximative et les défaillances humaines (comme cela a encore été le cas il y a quelques semaines avec l’hélicoptère de la Police qui est tombé à cause d’une panne sèche consécutive à une grossière erreur de navigation), ce dernier accident de l’armée de l’air s’ajoute à la dizaine d’autres survenus au sein de l’armée de l’air en à peine une vingtaine d’années, et dont les causes semblent avoir le même socle.

En fait, l’armée camerounaise tout entière est de plus en plus minée par les problèmes qui touchent pour l’essentiel à l’équipement ou à l’approvisionnement. Que ce soit au niveau de l’achat des armes, de l’essence, de la nutrition des troupes, des tenues, des chaussures et même des ceintures, les clans s’affrontent discrètement ou au grand jour. A ce propos, il est de notoriété publique que les rapports sont loin d’être excellents entre Laurent Esso et la plupart des généraux. Ces derniers lui reprochent globalement de les contourner régulièrement dans la gestion des dossiers juteux (dont des budgets) et de travailler avec des officiers moins gradés. Au-delà de ces luttes intestines qui tournent toutes autour de la gestion de l’argent, il reste tout de même des familles à consoler. Dans celle du jeune Biko Mongo, qui réside au quartier Nsam, l’on est profondément éprouvé par la perte de ce fils brillant qui avait réussi à son baccalauréat à l’âge de 16 ans et qui rêvait de devenir… pilote de chasse.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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