Javascript Tabs Menu by Deluxe-Tabs.com
Dernière mise à jour: 20-Oct-2014 - 00h19
Recherche:    Web CIN      By
687 visiteurs en ligne
Paul Biya, le "Malaisien", Le président et l’homme
Le Messager
DOUALA - 22 MARS 2006
© Ambroise EBONDA | Le Messager
 2 Réactions
Ou quand le prince est rattrapé par la nature
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Votre Réaction (Max.: 3000 caractères)
CIN_Id * (max. 20 carac.)
Register HERE !
Mot de passe *
I forgot my password
Localité * (max. 20 carac.)
E-mail *
( * ) : Champs obligatoires
Louboutin Sale
-
  0
05-May-2011 09:46 EDT
Long ago and far away, when the dictatorship of Ferdinand Marcos fell in the Philippines,Louboutin for sale, the dictator¡¯s wife, Imelda, became an object of global ridicule for her extravagant wardrobe ¡ª especially her shoes. She had 2,700 pairs of shoes. When the Marcoses fled Manila for refuge in Hawaii,Christian Louboutin for sale, in February of 1986,CL shoes, Imelda left her shoes. They ended up on display in Malacanang Palace, symbols of the excess with which dictators live the high life while beggaring their people.
 
Back then, I was working for a newspaper out of Hong Kong, and during a trip to Manila I paid a visit to the Imelda shoe display. It was indeed staggering for its profligacy, but what also made an impression was Imelda¡¯s gaudy taste. An ex-beauty queen, she went for the frothy, flashy,Christian Louboutin UK, and overdone. A lot of it was the kind of stuff that wouldn¡¯t have passed muster in the salons of the world¡¯s intellectual and cultured jet set. One of the trophy exhibits in the collection was a pair of light-up disco heels. Critics perusing the collection did not spend time praising her taste. They focused on the ruinous rule behind the extravagance.
But please ¡ª given a choice between Imelda Marcos and Asma al-Assad,christian louboutin glitter slingbacks, I¡¯d take Imelda any day. Bad as it was,louboutin cheap, the Marcos dictatorship was a puny affair compared to the 40-year totalitarian depravities of Syria¡¯s terror-sponsoring Assads. Asma al-Assad has chosen a form of excess that is all the more awful for masquerading as taste and class. It¡¯s not simply the cost of those luxuriously simple outfits ¡ª though in Syria¡¯s vat of repression and corruption, it¡¯s worth asking where she thinks the money comes from for her Vogue lifestyle and well-clad patronage of all those common folk who live with none of the freedoms that would allow them to help themselves.
Plus, in at least four languages she¡¯s capable of producing an endless stream of multicultural psychobabble about art,discount Louboutin, culture, politics, society, and her dedication to cultivating a sustainable future for Syrian youth. Look around on YouTube, and you can see her speaking in Paris, switching between English and French to discuss the role of the museum in the city; or tastefully dressed down for an outing in Syria among the common folk. On March 18, she was the patroness and keynote speaker at a conference in Damascus of the Harvard Arab Alumni Association. And it would appear she has anonymous fans so d
Bétamba
Ngoswa
  0
24-Mar-2006 01:14 EST
Bravo oh Homme de bon ton qui par ta belle plume nous rapelle que nous ne somme que des êtres humains. J'entends d'ici Eboa Lotin me rapeller qu'une seule cuisse de poulet me suffit. Merci pour cette leçon d'humilité.
Merci l'artiste et chapeau.
Paul Biya, le "Malaisien", Le président et l’homme
Le Messager
DOUALA - 22 MARS 2006
© Ambroise EBONDA | Le Messager
 2 Réactions
Ou quand le prince est rattrapé par la nature
Les Camerounais ne se plaindront peut-être plus du manque de transparence qui entoure la santé de leur président. Paul Biya vient lui-même de parler de ses ennuis de santé …à la télévision d’Etat ! Et pourtant, jusqu’à la fameuse affaire du malaise qui envoya Pius Njawé en prison pour 10 mois en décembre 1997, la santé du président camerounais était un véritable tabou. On se souvient encore de cette leçon magistrale de journalisme qu’un avocat général près la cour d’Appel du Littoral infligea au directeur de publication du Messager lors de son procès : “ Monsieur Njawé, même si le président de la République est malade, vous devez écrire qu’il est en parfaite santé ! ”

Seulement, comme le disait Emile Zola, quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. Et, Paul Biya a fini par être rattrapé par la nature la semaine dernière. Il a dû sécher une réunion des chefs d’Etat de la Cemac, pour cause …de maladie. Mais, comme on dit au Cameroun, “ il y a maladie et maladie ”. Certaines maladies sont si honteuses qu’elles deviennent indignes de l’infaillible corps présidentiel. Même à 73 ans, le prince ne saurait avoir ni “malaise cardiaque’’, ni “perforation intestinale’’, “ni ulcère de l’estomac’’. On pourrait tout au plus parler de “coup de fatigue’’…

L’exercice de mystification est tel que le prince doit donner lui-même de sa personne pour “rassurer’’ les Camerounais qu’il n’est pas mourant. On l’a ainsi vu à la Crtv, expliquant ses ennuis de santé à Bata, pour mieux en banaliser la portée. Le tout dans une déclaration inattendue qui ramène le prince à sa dimension d’être humain. Qu’on en juge plutôt : “ (…) je suis arrivé ici. J’ai dîné. J’ai mangé les crevettes avec du riz. On a vu un film. Je suis allé me coucher vers 11 heures (…) J’ai laissé mon épouse ici. Je ne voulais pas l’alarmer car je pensais que ça allait passer. J’ai appelé le médecin. Enfin, le président Obiang, qui a envoyé une équipe médicale. Ils ont diagnostiqué une gastrite aiguë…La tension est à 12-7. Tout marche bien…Evidemment il faut manger (…) Enfin c’est pas le moment de manger le “domba cabat’’ (…) Donc ça va. Vous pouvez rassurer les gens autour de vous…C’est pas un malaise cardiaque ou une perforation intestinale ou, je sais pas moi, un ulcère de l’estomac…il faut lier ça aussi à ce qu’on a mangé, ou qu’on mange. Il y a des choses qu’on ne tolère pas. J’ai mangé le ‘’nnam ngon’’ (…) Moi je ne bois que l’eau depuis un mois ou deux, donc on ne peut pas dire que j’ai bu. Mais, le “nnam ngon …ça faisait longtemps. Maintenant ça va. ”

Une déclaration tout ce qu’il y a d’épique. Où l’on est heureux de découvrir que ce président raffiné sait consommer camerounais et manger villageois. Mais, où l’on se surprend à entendre le lettré au langage châtié, s’exprimer comme l’homme de la rue dans un français qu’on ne souhaiterait pas voir enseigner dans les écoles primaires camerounaises. “ J’ai mangé les crevettes ” au lieu de : j’ai mangé des crevettes. “ On a vu un film ”, au lieu de : nous avons regardé un film. “ Moi je ne bois que l’eau ”, au lieu de : je ne bois que de l’eau. Pour être totalement familier, le prince ne va pas jusqu’à révéler le titre du film tout comme il ne dit pas ce qu’il buvait à côté de l’eau, il y a un peu plus de deux mois. Mais, personne ne le lui demandera, il s’agit de vrais secrets d’Etat.
Quand on ajoute à ce quartier couramment parlé à Bata, cette voix et cette gestuelle que des comiques de la place savent si bien singer, on revoit le prince se martyrisant dans une sorte d’autodérision féroce. Le temps d’une gastro-entérite, le président s’est effacé pour laisser la place à Edoudoua, Fingon – Tralala, Tagne Condom et autres personnages loufoques de ces films pour pauvres qui battent les records d’audimat sur Canal 2 International.

A Bata, ce président que ses collaborateurs ont mythifié et déifié ; ce monarque (républicain ?) à qui ministres et dignitaires de la République font désormais actes d’allégeance avec moult courbettes et autres salamalecs, est subitement redevenu humain. Il s’est banalisé. Il a brusquement été ramené à sa dimension d’homme. Un homme ordinaire. Banalement ordinaire même, qui peut être obligé à aller illico presto, là où tout le monde se rend, même la Reine d’Angleterre.
Mais, au-delà de ce fait divers comique qui a fait le tour du monde, l’homme Biya devrait peut-être interpeller le président. La gastro-entérite de Bata est de ces événements qui vous parlent de la vanité de la vie, en vous rappelant que vous n’êtes ni l’alpha, ni l’oméga ; qu’il y a des millénaires avant vous et sûrement encore des millénaires après vous. Ces événements-là vous conseillent de faire œuvre utile de votre passage, pour ne pas, en ces heures de grippe aviaire, passer comme ces oiseaux qui traversent l’espace et le temps, sans laisser de traces.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
© 2000-2014 Cameroon-Info.Net [ Hits: 8032 Réactions: 2 Transferts: 20 ]
Publicite

 2 Réactions
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Featured Stories...



P U B L I C I T E


P U B L I C I T E
Copyright  ©  2000 - 2013  Cameroon-Info.Net. Tous Droits Réservés.