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Commémoration : Les doutes de Thomas l'ont emporté*
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YAOUNDE - 15 OCTOBRE 2008
© Mutations
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Sankara était l'enfant terrible de la révolution burkinabè qui finit par manger cet Africain chéri et admiré de la jeunesse du continent.
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Angouto
USA
16-Oct-2008 02:41 EDT
ô Grand Homme !! ô Digne fils de l'Afrique!! Tu as fait la fierté du contient!
Tu es mort comme Jesus Christ, traho par les siens! Mais tu resteras à jamais dans nos coeurs!
Puisse la flamme que tu as allumée éclairer notre continent!

Paix à ton âme!
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Police237
All
15-Oct-2008 20:42 EDT
Il etait en avamce par rapport a' son epoque.
LA veritable question est de savoir :A qui a' profiter le surendettement des pays africains?.Jettons un coup d'eoeil sur le train de vie de nos classes dirigeantes et leurs afidés.Le constat est horrible,l'Africain est simplemnt un etre mechant et doté de mauvaise foi.Ceux qui ns ont preté leur argent ne peuvent donc pas l'abandonné dans la mesure ou' il n'a servi que des interets egoistes de certains dirigeants.Cessons d'accuser les autres ,reglons nos problèmes la' ou' ils se trouvent
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Pasteur
Manégwassa
15-Oct-2008 20:12 EDT
Le seul valeureux africain de notre ère.Un altruiste?Ses discours;ses interviews,j'aime les reécouter car ils interpellent.
L'intégrité personnifiée!Une espèce rare.Si j'ai une dent contre les colons,les trente-et-une restantes sont contre les collaborateurs.
Sankara a été l'espoir à travers le monde,tellement il était compréhensible.Il était donc la cible de choix de l'impérialisme capitaliste,base des misères sur la planète.
Une leçon de courage que,faute d'assimiler l'Afrique restera à la traîne pour l'éternité.
Que de ta mort naissent beaucoup de Thomas qui conduisent un jour l'Afrique à l'auto-détermination.
Paix à ton âme!
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Ancien Noyé
Mfoundi
15-Oct-2008 18:40 EDT
Paix à ton âme Thomas !!!!
je n'arrive tjrs pas à comprendre comment une telle barbarie a pu se passer ...
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Pierpoljacky
Monaco
15-Oct-2008 15:42 EDT
Thomas Sankara,

Tu étais la voix et la fierté de tout un continent, le guide de la révolution que tu avais entreprise au Burkina Faso et que tu proposais d’étendre à tout le continent.
Malheureusement le pouvoir colonial français représenté par Mitterrand avec la complicité de ses valets Compaoré et Houphouët Boigny ont mis fin à ton œuvre.
Ils ont cru qu’en te liquidant, ils tueraient l’histoire que tu étais entrain d’écrire et que tu avais héritée de tes prédécesseurs Nkwamè Nkrumah, Ruben Um Nyobè, Pascal Lumumba et bien d’autres.

C’est peu dire que ces gens se sont trompés car nous avons hérité de ton histoire qui ne s’achèvera qu’avec la libération du continent africain.
C’est donc une question de temps car nous avons encore malheureusement les valets de la Françafrique à la tête de nos Etats : l’éternel Bongo au Gabon, le vacancier Biya au Cameroun, le traître Compaoré au Burkina Faso, le spécialiste des coups d’Etat Sassou Nguesso au Congo, etc….

Mais que dis-je ta flamme ne s’éteindra pas bien au contraire
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La Sagesse Africaine
Monte-Carlo
15-Oct-2008 15:23 EDT
[…Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui se sont transformés en " assistants techniques ". En fait, nous devrions dire en assassins technique. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des " bailleurs de fonds ". Un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont le "bâillement" suffirait à créer le développement chez d’autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des dossiers et des montages financiers alléchants.

Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous à amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.
La dette sous sa forme actuelle, est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. On nous dit de rembourser la dette. Ce n’est pas une question morale. Ce n’est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser…

…Le Premier Ministre Norvégien a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement…] 29 juillet 1987, Thomas Sankara
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Billie
Planet_jazz
15-Oct-2008 15:19 EDT
un des trop nombreux crimes non juges de la Francafrique. La memoire de Sankara restera encore pour tres longtemps l'une des plus grandes fierte du peuple africain.
Un tribunal penal international pour juger les crimes de la francafrique doit absolument etre mis sur pied.
Houphouet et Mitterand sont morts, ils y ont echappe. Compaore, Chirac et d'autres sont vivants ils devront comparaitre devant cette juridiction pour repondre devant l'histoire de cet assassinat
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Commémoration : Les doutes de Thomas l'ont emporté*
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YAOUNDE - 15 OCTOBRE 2008
© Mutations
 7 Réactions
Sankara était l'enfant terrible de la révolution burkinabè qui finit par manger cet Africain chéri et admiré de la jeunesse du continent.
Les bras levés, Thomas Sankara est sorti. Aux membres de l'état-major du Conseil national de la révolution avec lesquels il se trouvait en réunion dans cette salle du Conseil national de l'Entente à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, il a dit : "Restez là. C'est moi qu'ils veulent". Le président du Burkina Faso s'est présenté, mains en l'air, et la rafale des mitraillettes est partie. Les soldats qui ont surgi en ces lieux, l'arme au poing, tirant à la volée, ce jeudi 15 octobre 2007, n'ont pas tué Sankara tout seul. Treize autres camarades du leader révolutionnaire sont tombés après lui.

Faux. Cela ne s'est pas passé ainsi. Gilbert Diendéré, un des assaillants, donne à Ludo Martens dans son livre Sankara, Compaoré et la révolution burkinabè, une autre version du dramatique après-midi au cours duquel la révolution burkinabè a été "rectifiée". "Le 15 octobre donc, à la réunion des officiers, des éléments du palais ont accusé les militaires de Pô d'être venus pour tramer un complot. L'atmosphère a chauffé. Nous nous sommes séparés sans qu'un accord soit réalisé. Il paraît qu'au même moment, une autre réunion se tenait à la présidence, à laquelle Sigué et d'autres chefs de corps assistaient. Mais le registre de la présidence a disparu après le 15. […].Notre réaction a été qu'il fallait arrêter Sankara avant que l'irréparable ne se produise."

Renault 5

En fait, rapporte-t-il, "Peu après seize heures, la Peugeot 205 de Sankara et une voiture de sa garde sont arrivées devant la porte du pavillon ; une deuxième voiture de la garde est allée stationner un peu plus loin. Nous avons encerclé les voitures. Sankara était en tenue de sport. Il tenait comme toujours son arme, un pistolet automatique, à la main. Il a immédiatement tiré et tué un des nôtres. A ce moment, tous les hommes se sont déchaînés, tout le monde a fait feu et la situation a échappé à tout contrôle ... Après les événements, j'ai téléphoné à la maison de Blaise [Compaoré, actuel président du Burkina] pour le mettre au courant. Quant il est arrivé, il était fort découragé et mécontent, surtout quand il a constaté qu'il y avait treize morts". L'une et l'autre version débouchent au moins sur un point commun : Sankara est mort.

"Pour moi, c'était comme la fin du monde. De mon monde, celui d'une Afrique qui se mettait debout et se battait contre la pauvreté, l'injustice et la domination", témoigne Omer, un jeune militant panafricaniste, ancien membre du Club Kwame Nkrumah de l'université de Douala. De partout en Afrique en effet, la clameur du deuil s'élève, notamment dans les milieux des jeunes, que ce président faisait rêver. "Imaginez-vous, nous apprenions qu'il jouait au foot avec ses concitoyens, qu'il conduisait une Renault 5, qu'il participait au nettoyage, que son épouse allait au marché comme tout le monde, qu'il faisait arrêter et juger les dirigeants corrompus, c'était le paradis que nous décrivait nos aînés des partis progressistes comme l'Upc. J'étais en seconde, je ne comprenais pas tous les enjeux, mais je savais qu'il avait raison. Et de toutes les façons, rien ne me semblait meilleur que ce qu'il proposait", s'enthousiasme, vingt ans après, Omer.

Fallait-il donc si peu de choses, pour bouleverser le jeu des équilibres alors tendu entre les blocs de l'Est et de l'Ouest, dans un univers bipolaire où l'alignement sur Washington, Londres et Paris d'un côté ; Moscou et ou Pékin de l'autre, demeurait la règle pour nombre de pays africains et du tiers monde? Thomas Sankara, capitaine de l'armée de la Haute-Volta, pays parmi les plus pauvres de la planète, officier proche des milieux progressistes africains, était plus qu'un leader qui pensait simplement que les hommes doivent aller au marché pour connaître le coût des denrées alimentaires, et mieux gérer leurs ménages. Le 4 août 1983, à 34 ans, trois mois après avoir été libéré de la prison par ses frères d'armes, un coup d'Etat le porte à la tête du pays anciennement colonisé par la France jusqu'en 1960. C'est l'apothéose d'un mouvement "révolutionnaire" auquel Sankara et ses compagnons ont donné l'impulsion trois années auparavant.

Excision

Au moment où il meurt, la graine "révolutionnaire" plantée par Thomas Sankara a certainement marqué le pays, au regard des manifestations annoncées à Ouagadougou et qui mettent en émoi le pouvoir, ou du moins les fidèles de Blaise Compaoré, son successeur. La politique de Sankara se résumait en fait à quelques lignes directrices, aussi claires qu'elles pouvaient paraître menaçantes pour l'ordre établi dans la région et dans son pays. S'affranchir de la tutelle de la France qui a gardé une influence certaine sur ce qui est baptisé le pré carré africain. Combattre la corruption des dirigeants. Mettre les Voltaïques au travail pour les affranchir d'une "aide humiliante". En commençant peut-être par donner un nouveau nom au pays qui s'appellera dès 1984 : Burkina Faso, qui signifie pays des hommes intègres. Et pauvres…

Pays enclavé de l'ouest africain, le Burkina est en effet le grenier à main d'œuvre de la région, et notamment de la Côte d'Ivoire, le puissant voisin méridional. Du point de vue des révolutionnaires, après l'indépendance en 1960, les présidents qui se sont succédés à la tête du pays semblaient tous appartenir au même régime. Aussi s'engagent-ils dans un vaste programme de réformes qui touchent au cœur du système social dominant. En plus de diminuer le train de vie des dirigeants, il privilégie la santé et l'éducation. Le régime sankariste engage également une réforme agraire pour redistribuer les terres aux paysans, augmenter le prix des denrées alimentaires et supprimer l'impôt agricole. Dans les campagnes semi-désertiques, il reboise. En faveur de la femme, il interdit l'excision, encourage sa participation à la vie politique. Pour tout le monde, le nouveau pouvoir promeut le logement social. Son grand projet : donner de l'eau toute l'année à ce pays où les pluies ne tombent rarement plus de deux mois. "C'est peut-être son plus grand legs aux Burkinabè, ce système de barrages et d'irrigation", explique Luc Olinga, un Camerounais qui a séjourné à Ouagadougou peu après la révolution.

Il s'avance pourtant au milieu de foules enthousiastes qui ne parviennent pas à masquer les réticences des groupes réfractaires à la nouvelle donne. Dans un bilan dressé (sur le site thomassankara.net) par les supporters de Sankara pour commémorer le vingtième anniversaire de sa disparition, l'on se satisfait de ce que "la population [était alors] enthousiaste et elle s'accommodait] des efforts demandés, de l'encouragement à consommer les produits locaux, sauf pour la diminution du nombre des fonctionnaires". Et que dire de la suppression de l'obligation de payer des loyers pendant un an, qui, témoigne Luc Olinga, a eu pour effet de liguer contre lui une partie des rentiers du système économique hérité de la Haute-Volta. "C'était trop difficile à supporter pour eux. Bien qu'il s'agissait d'harmoniser les loyers", pense-t-il.

* Texte publié dans notre édition, N°2012 du 15 octobre 2007

Jean Baptiste Ketchateng

Anicet Ekane : Sankara, le joueur de tam-tam



Le président du Manidem analyse l'héritage du défunt leader de la révolution burkinabè

Il n'y a rien d'absolu dans la vie, même pas la mort. Sinon, nous ne vibrerions pas à l'évocation du nom de Sankara.

Ils ont, sans aucun doute, éliminé physiquement Sankara. Ils ont procédé par la même méthode, qu'ils utilisent depuis la colonisation.

Tout d'abord, il faut repérer les têtes qui débordent, c'est-à-dire, celles des récalcitrants, celles qui ne veulent pas rentrer dans les rangs, celles qui pensent qu'il est temps, qu'il est grand temps que l'Afrique soit libre.
Ensuite il faut faire couper ces têtes là par les autres, les sages, les dociles, ceux avec lesquels, disent-ils, " On peut discuter " : Ahidjo, Houphouët-Boigny, Mobutu, Compaoré, etc.

Et enfin, il faut abrutir, il faut saouler les Africains avec la musique du néocolonialisme, du néolibéralisme, la bonne musique, bien sur, celle qui prône :
- La ré-colonisation économique de notre continent par les capitalistes occidentaux et par le bien de la magie de la privatisation de nos économies, avec en prime l'ouverture des marchés et frontières, la libre circulation des capitaux et la déréglementation. Tout cela pour des économies qu'ils auront au préalable fragilisées ;
- La spécialisation économique de l'Afrique à qui ils assignent le rôle de pourvoyeur de matières premières et main d'œuvre bon marché ;
- La mise en place du carcan néolibéral Fmi - Banque Mondiale, qui, aujourd'hui, ne trouve guère plus de fervents supporters, tant les dégâts qu'il a occasionnés sont abominables.

Par contre, Sankara jouait une tout autre musique. Celle de l'autodétermination des Africains. Cette musique là, qui donnait le change à celle des maîtres de l'occident et des élites bourgeoises au caractère rançonneur, corrompu et anti patriotique avéré, cette musique devait absolument être arrêtée.
Alors ils ont décidé de supprimer le joueur du tam-tam, Thomas Sankara.
La messe était dite ! Ont-ils pensé.

C'était oublier que la mélodie de cette musique là, celle du joueur de tam-tam Sankara, allait continuer à trottiner dans la tête des Africains. Et comme il fallait s'y attendre, et au grand dam des bourreaux, d'autres joueurs de tam-tam comme Sankara, et avant lui, comme Um, Lumumba, Moumié, Ouandié, etc., allaient naître de l'Afrique profonde.

Et nous sommes là. Nous sommes bien là, camarade Sankara. Les nouveaux joueurs de tam-tam, décidés à jouer la même musique que la tienne. Une musique améliorée. Persuadés, bien sur, que ta musique, notre musique, va encore gagner du terrain.

Et comme par enchantement, leur Tam-tam, celui du capitalisme triomphant et assurant le bonheur de l'Humanité, ce tam-tam là vient d'être troué par la crise financière mondiale.

Les Sawa disent : " O pudi ngando. O ma kusa ngando.Loko le nde botea " c'est-à-dire : tu as voulu danser. Tu vas danser. Le bal ne fait que commencer. Sankara, ton idée de l'Afrique, d'une autre Afrique maître de son destin, avance résolument.

Et comme disait Victor Hugo : " Aucune armée n'est aussi puissante qu'une idée dont l'heure est venue. "

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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