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Putch: Leçons de Guinée
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YAOUNDE - 29 DECEMBRE 2008
© Alain B. Batongué | Mutations
 15 Réactions
Les ingrédients sont pratiquement les mêmes, entre les deux pays, qu'on n'a aucun mal à deviner des épilogues qui se ressemblent.
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Bernardint
Paris
  0
31-Dec-2008 21:38 EST
Pioncarin (Chatodo)

Pardon, ne meurs pas. Tu nous manquerais beaucoup. Surtout, tu manquerais le spectacle de pieds lacérés. Attends encore un peu. La fin n'est pas loin.


La Sagesse Africaine (Monte-Carlo)

D'accord avec toi.
"La place d'un bon soldat a toujours été dans une bonne caserne où sur un théâtre d'opération militaire."

BONNE ANNEE A TOUS
La Sagesse Africaine
Monte-Carlo
  0
30-Dec-2008 12:02 EST
La place d'un bon soldat a toujours été dans une bonne caserne où sur un théâtre d'opération militaire.

Un coup d'Etat n'a jamais résolu les problèmes de sous-développement....

L’Afrique en compte une bonne centaine de coup de force mais le continent n’est jamais sorti de la pauvreté !
Le Gourou
Bali
  0
30-Dec-2008 11:13 EST
Pour ceux qui sont sceptiques quant au putch de Guinée. Voici un lien qui prouve que les putchistes veulent bien tenir à leur parole. Ceci a commencé avec la nommination d'un civil comme nouveau premier ministre.

fr.news.yahoo.com/3/20081230/twl-guinee-putsch-gouvernement-1be00ca.html
Pioncarin
Chatodo
  0
30-Dec-2008 03:00 EST
Bernardint (Paris)
ahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha
Merci de me faire mourir de rire.
Bernardint
Paris
  0
30-Dec-2008 02:09 EST
Chers Cinautes,

Je ne comprends absolûment pas que vous SOUHATIEZ une similutude entre la situation camerounaise et celle de Guinée. Si notre tyran favori devait tirer sa révérence de cette manière en nous laissant dans la panade, je dis non !

Il faut que BIYA VIVE et qu'il paie le prix de sa trahison du peuple.

J'ai imaginé un petit traitement en son honneur.

On laisserait Biya occuper son palais en le gavant de bonnes choses afin qu'il garde la forme. Les médecins les plus chevronnés veilleraient à sa santé.

Dans un coin de la cour du palais, on élèverait des caïmans et des crocodiles qu'on affamerait à dessein.
Dans un harnais au bout d'une corde, on ferait descendre Biya vers les crocodiles qui s'empresseraient de lui lacérer les pattes. On remonterait le blessé et on soignerait ses blessures avec du sel jusqu'à guérison complète, puis on recommencerait l'opération quelques temps plus tard.

Franchement ! PENSEZ-VOUS QUE TEL HOMME MERITE DE MOURRIR DE MORT NATURELLE ? PAS MOI.
Lericheamerifricain
USA
  0
30-Dec-2008 00:54 EST
Chef De Bois (Ebolowoo)

Merci pour cette analyse de François Bambou qui contraste avec celle de son confrere Alain B. Batongué.
De cette competition entre les journalistes et entre les medias sortiront de meilleures articles pour le bien du public. Les syndicalistes Camerounais se reveillent A nouveau. Il y a environ deux ans les syndicalistes Guineens etaient aussi dans la rue, simple coincidence ou effet d'imitation? L'avenir nous en dira plus. Sur le fonds les problemes Guineens sont trop similaires A ceux du Cameroun. Mais les Camerounais sont-ils des Guineens?


www.icicemac.com/news/index.php?nid=12184&pid=38
Northon
Bokito
  0
29-Dec-2008 16:32 EST
Bonne année à toutes les populations qui vivent dans l'arrondissement de Bokito : Begni, Bakoa, Bassolo, Yoro, Omende, Balamba, Kedja etc.
Bonne année à ceux qui vivent sur le sol camerounais.

Bonne année à l'Equipe de Cameroon-info.net ainsi que tous les lecteurs et les intervenants.

Bonne année 2009 à Toutes et à tous.
Northon
Bokito
  0
29-Dec-2008 16:28 EST
Conceptman (Usa)

Bokito est toujours là!!!
Bonne année 2009 à toiaussi et beaucoup de réussite dans tes Projets.
Chef De Bois
Ebolowoo
  0
29-Dec-2008 14:37 EST
La transition douce qu’a connue le Cameroun au début des années 80, on l’oublie souvent, n’a pu résister aux différentes attaques que justement parce qu’elle était marquée par une alternance bien préparée, dans des conditions de confiance. Et non pas dans un contexte comme en Guinée d’aujourd’hui, où une classe politique disqualifiée et déconnectée tente des se refaire sur le tard, une capacité à prendre les choses en mains alors que les plus hauts responsables de l’Etat ont passé l’essentiel de leur carrière à rivaliser sur leur capacité à se coucher devant le prince.

Ainsi donc, la multiplication de ruses politiques, d’artifices institutionnels et d’arguties juridiques pour se perpétuer au pouvoir sert surtout à baliser les chemins de l’aventure comme on le voit en Guinée. Car cette classe politique qui, à force de discours mensongers a participé à la confiscation de la démocratie et à la perpétuation d’un régime auxquels ils étaient eux-mêmes les derniers à croire est disqualifiée, aux yeux de l’opinion, et c’est ainsi que le premier venus peut être sûr de bénéficier au moins ce l’attention de l’opinion. D’autre part, dans un tel contexte, les anciens tenants du pouvoir, qui ont passé le temps à multiplier les ruses, manœuvres et répressions contre les contestataires de l’ordre établi vont-il pouvoir mobiliser le peuple pour défendre un pouvoir qui leur échappe ? Une situation qui devrait faire réfléchir ceux qui nous gouvernement et qui disent vouloir préserver notre pays du chaos.

Écrit par François Bambou Mercredi, 24 Décembre 2008
La Nouvelle Expression
Chef De Bois
Ebolowoo
  0
29-Dec-2008 14:37 EST
Première grande similitude : la personnalisation du pouvoir. En Guinée comme au Cameroun, nul n’accède à aucune fonction que du fait bon vouloir du président de la République ou de ceux qui prolongent sa volonté dans les cercles plus éloignés. Dans notre contexte, le président est aussi puissant qu’un empereur et aussi infaillible que Dieu. De fait, son entourage a pour seule fonction d’appliquer ses désirs. D’autres part, et c’est tout aussi grave, les “ carrières politiques ” sont faites et défaites par le prince. Même au sein des institutions où les membres et dirigeants sont censés être élus, l’essentiel des personnages en vue sont ceux qui sont adoubés par le président de la République. On n’applique des textes fondamentaux tels que la constitution, que pour autant qu’ils plaisent au président.

Par exemple, au Cameroun, la constitution révisée en 1996 a de nouveau été révisée en 2008 sans même que toutes les dispositions introduites en 1996, et qui n’étaient pas du goût du président Biya, soient appliquées. Plus grave, ce qui caractérise les hiérarques de l’appareil politique au Cameroun c’est le manque criard d’ambitions. Contrairement aux grandes nations qui se bâtissent par la force des hommes ambitieux, il est plutôt bon au Cameroun de clamer, son manque d’ambition. Comment dans ce contexte, croire que des pantins pourront en cas de situation trouble rassurer un peuple qui en pareil contexte a, avant tout, besoin d’avoir confiance ?

Inévitable chaos

La deuxième similitude découle de la première : la confiscation des instruments démocratiques. Une situation qui se résume à un blocage des mécanismes d’alternance, ce qui donne pour seule issue de changement, la disparition du prince suivie de l’aventure portée par le premier homme en armes venu. Au Cameroun la constitution prévoit bien qu’ “ en cas de vacance de présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, (…) l’intérim du président de la République est exercé de plein droit, jusqu’à l’élection du nouveau président de la République, par le président du Sénat, et si ce dernier est, à son tour, empêché, par son suppléant, suivant l’ordre de préséance du Sénat ”.

Notons que douze années après la création du Sénat par la constitution camerounaise, sa mise en place est toujours au-dessus des capacités des autorités alors même que c’est son président qui est sensé assurer l’intérim du chef de l’Etat en fonction en cas de vacance. Mais l’expérience guinéenne nous montre que les textes à eux seuls, et les incantations autour de leur pertinence ou non, ne suffisent jamais à garantir une transition apaisée qui est plutôt une affaire de mentalité politique collective.

La transition douce qu’a connue le Cameroun au début des années 80, on l’oublie souvent, n’a pu résister aux différentes attaques que justement parce qu’elle était marquée par une alternance bien préparée, da
Chef De Bois
Ebolowoo
  0
29-Dec-2008 14:36 EST
Cet éditorial de Alain B. Batongué en dit long sur l'asservissement d'un certain journalisme de salon au régime BIYA au cameroun...

En effet, quand bien même aucun observateur lucide, avisé... n'éprouverait le besoin de forcer outre-mesure le trait sur le parallélisme entre les régimes BIYA au Cameroun et Lansana Conté en Guinée; le lecteur s'attend néanmoins à ce que le journaliste qui se risque à l'analytique des deux tyrannies, bouscule inévitablement les tabous, sorte de la langue de bois, de la propagande officielle... et offre véritablement à son "chef de l'Etat" tous les ingrédients nécessaires à une sortie honorable de l'obscurantisme politique...dès le mercredi 31 décembre 2008 au soir (ne dit-on pas que l'espoir fait vivre, y compris au Biyaland...).

Mais non, "le cameroun, c'est le Cameroun", Alain B. Batongué n'est pas Jean-baptiste Placa (“RFI - Fin d’une présidence à vie”, 27 décembre 2008), ou son collègue de la Nouvelle Expression François Bambou ("Tyrans africains : La Guinée nous parle", 24 Décembre 2008)...pour aller au bout de sa démonstration pertinente mais inachevée sur les "Leçons de Guinée".

Dommage!!!

Tyrans africains : La Guinée nous parle


L’aventure politique conduite par les militaires en Guinée, et qui causera forcément d’autres malheurs à ce peuple essoré par 24 années de dictature, est une conséquence logique de la confiscation des mécanismes d’alternance par le régime déchu. Une leçon pour le Cameroun qui vit sous un système semblable.

Les choses sont allées très vite. Le président guinéen Lansana Conté, qui jusqu’au dernier moment croyait qu’il survivrait à tout, décède. Dans la même nuit, les principaux responsables du régime (le président du parlement, le premier ministre et le chef d’Etat major des armées) passent à la télévision pour annoncer la –mauvaise- nouvelle et tenter de rassurer les populations. Les assurances de transition pacifique et constitutionnelle suffiraient, croyaient-ils, à garantir calme et sérénité. C’était la dernière preuve de leur déconnexion de ces dirigeants des véritables réalités politiques du leur pays.

Car le coup d’Etat perpétré dans la foulée par les militaires, qui entendent assurer la transition à leur manière, montre que le régime autocrate instauré à Conakry ne tenait finalement qu’à la personne du défunt Lansana Conté, pour qui le peuple guinéen éprouvait un mélange de crainte et de pitié. Notre soucis n’est certainement pas d’approuver, encore moins de soutenir la rupture de l’ordre constitutionnel qui a cours en Guinée. Nous nous contentons de remarquer que le déroulement accéléré des événements à Conakry est instructif pour le Cameroun, qui à bien des égards, présente une situation comparable.

Première grande similitude : la personnalisation du pouvoir. En Guinée comme au Cameroun, nul n’accède à aucune fonction que du fait bon vouloir du président de la République ou de ceux qui prolongen
Medan
Paris
  0
29-Dec-2008 14:29 EST
Biya finira exactement de cette façon.Chacun a son tour chez le coiffeur!!!Ne revons pas,ce qui arrive aux autres va aussi nous arriver.Nul n'est à l'abri du mal qu'il fait aux autres,de la mort qu'il donne aux autres,des directives qu'il fait aux autres,de l'injustice on embrasse toujours l'injustice.Ces jours ,Paul Biya est plus qu'amer,il manipule la constitution comme ses chaussettes,opprime et tue des manifestants de bonne cause et se dit utiliser la justice légale.Aujourd'hui c'est légal pour lui,demain elle sera aussi légal pour le peuple opprimé.
Conceptman
Usa
  0
29-Dec-2008 14:25 EST
NORTHON(GERMANY)
MEGDE...VOUS AVEZ MIS BOKITO OU?
BONNE ANNEE 2009!
Northon
Germany
  0
29-Dec-2008 14:15 EST
Guinée - Cameroun, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
Bernardint
Paris
  0
29-Dec-2008 12:30 EST
Analyse pertinente, mais partielle.
M. Batongué, si vous croyez vous être mis à l'abri en n'abordant pas de face le problème sous tendu,(la comparaison du régime Biya avec celui du défunt de Guinée) vous vous êtes trompé. Car vous en avez trop dit ou pas assez. Soyez sur vos gardes !
Putch: Leçons de Guinée
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YAOUNDE - 29 DECEMBRE 2008
© Alain B. Batongué | Mutations
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Les ingrédients sont pratiquement les mêmes, entre les deux pays, qu'on n'a aucun mal à deviner des épilogues qui se ressemblent.
Il ne faut, certes, pas pousser les traits : Paul Biya, le président de la République du Cameroun, a quand même plus de classe et n'est jamais allé, comme Lansana Conté de Guinée, sortir de la prison un de ses "amis" au motif qu'il n'est pas concerné par la lutte contre la corruption qu'il a lui-même engagée. Mais d'un autre côté, on notera que la société civile guinéenne, en coaction avec les syndicats, a démontré au début de l’année 2007, qu'elle constituait une force réelle qui pouvait faire tomber un gouvernement et infléchir les positions du président de la République, fut-il le tout-puissant Lansana Conté.

La Guinée, on en convient alors volontiers, c'est la Guinée. Mais ne faut-il pas se méfier des choses qui arrivent à la Guinée aujourd'hui ? Lansana Conté, au-delà de l'indécence qu'il y aurait pour un humain à se réjouir de la disparition d'un autre, n'avait manifestement plus rien de bon à apporter à son peuple. Sa magistrature suprême, grotesque, brutale et ubuesque, était devenue un supplice injuste et humiliant pour le vaillant peuple de Guinée. Sans applaudir sa mort, qui verserait des larmes sincères sur celui qui, après avoir essoré son peuple, avait décidé que ses obsèques seraient supportées par le Trésor public, c'est-à-dire par la sueur des contribuables guinéens ?

Nous ne pleurerons donc pas Lansana Conté autrement que comme un "vivant" qui (tré)passe. En revanche, il serait utile et bienvenu de capitaliser sur le seul véritable message qu'il puisse nous envoyer: celui de la signification de sa mort, et des bruits cahoteux qui l'ont accompagnée. Et le message est clair : l'inévitable déliquescence d'un pouvoir qui dure, qui ne vit que de durer, de s'imposer à son peuple par la force et la corruption, est un terreau au chaos, une proie pour les "aventuriers" en tenue et en armes, qui pourraient bien devenir les "sauveurs" de la République.

La cacophonie, qui s'est emparée de la Guinée moins de 5 heures après le décès du président Conté, est la plus grande insulte qui puisse lui être faite et qui illustre l'étendue de son échec. Que l'on n'attende même pas que le corps du chef se soit refroidi pour déjà se disputer son trône montre à quel point son entourage était, depuis longtemps, dans un légitimisme de façade.

Avis aux chefs entourés de courtisans. La leçon guinéenne est à la fois triste et implacable : personne n'est plus là avec vous quand la fin s'annonce inexorablement. Tous sont dans l'attitude du Machiavel des Discours, sur la Première Décade de Tite Live : "Il faut être assez loin du Prince pour ne pas être emporté par sa chute ; mais assez proche pour être à portée de profiter de ses débris."

Des Lansana Conté, il y en a beaucoup en Afrique. De vieux chefs d'Etat qui refusent d'assumer leur âge et qui n'ont pas, comme Alpha Oumar Konaré, Jerry Rawlings, John Kuofour et quelques rares autres, le courage de dire qu'ils n'affronteront pas les problèmes de leur temps et les problèmes du temps de leurs petits enfants. Plus on est âgé et usé par le pouvoir, plus on s'estime vigoureux et capable d'action. Alors on modifie (pour faire beau et ne pas dire "tripatouille") les Lois fondamentales bénéfiquement limitatrices de mandats présidentiels ; on s'impose à l'occasion de scrutins aussi fantaisistes que folkloriques. On règne avec des coteries toujours plus refermées, brutales et paranoïaques à mesure que la légitimité du pouvoir se fragilise. Même ceux qui sont chrétiens oublient, ostensiblement, l'enseignement du Psaumes 90, verset 10 : "Les jours de nos années s'élèvent à 70 ans.

Et, pour les plus robustes, à 80 ans." Leçon des choses, entre ces deux âges, un chef est pour son peuple un miracle quotidien. Qui doit donc en avoir conscience et s'assurer les meilleurs mécanismes de passation du pouvoir, pour le bien et la continuité du pays pour qui il dit avoir, en général, un grand dessein. Lansana Conté, c'était près d'un quart de siècle de pouvoir suprême. Beaucoup de temps, mais encore bien moins que plusieurs chefs d'Etat africains encore en poste. Une telle durée ne participe plus de la stabilité positive, mais de la fragilisation du système de gouvernance, articulé non pas sur des institutions garantes de l'avenir, mais sur l'allégeance à un individu distributeur de situations de rente. Cette durée n'est plus un ferment de progrès, mais le signe d'une décrépitude. Avoir le sens patriotique, aimer assez son peuple pour lui éviter le pire, c'est savoir passer la main à de nouveaux acteurs, à de nouvelles générations et à ne pas se prendre pour indispensable.

Le président guinéen a obstinément refusé d'admettre les évidences du bon sens. Et ce qui devait arriver… Du coup, au lieu de le pleurer, tout dans son entourage semble indiquer qu'il avait trop tardé à tirer sa révérence sur une scène de théâtre où il n'intéressait plus grand monde, en dehors des avantages de circonstance qu'il pouvait encore garantir à tel ou tel autre de ses affidés. Il a également démontré, avec sa mort, que les luttes de clans pouvaient n'avoir aucun effet dans la perspective du repas final, du grand partage dès lors que la jeune garde de l'armée, prenant ses responsabilités, ne fera pas de différences parmi tous ces gens qui, depuis de trop nombreuses années, ont entraîné le pays vers la ruine et la déliquescence. Il n'y a qu'à voir comment tous ceux qu'on présentait, en Guinée, chacun à son tour, comme les successeurs putatifs de Lansana Conté, sont allés ventre à terre et toute honte bue faire allégeance au capitaine Mousa Dadis Camara, pour comprendre ce qui pourrait se passer ailleurs…
Au fond, après tant d'années de gâchis, pourquoi (im)mobiliser le pays pendant 40 jours de deuil, au lieu de le (re)mettre immédiatement au travail ? La question paraîtra injuste et choquante pour un mort qui, malgré tout, a servi son pays et croyait sans doute bien faire jusqu'au bout. Mais comme toutes les autres interrogations et les leçons qu'elles charrient, elle a, aujourd'hui plus qu'hier, toute sa place. Et interpelle à plus d'humilité, plus d'humanité. Plus de citoyenneté. Pour le Cameroun de demain.

Peut-on raisonnablement en attendre les premiers signes dans le message à la nation du chef de l'Etat mercredi soir ?

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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