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Arretez de nous malmener comme un ballon sur le terrain. Vous mettez le feu, après vous jouer au sapeur pompier. Pour quoi soulever un problème qu,on sait d,avance l,issue. Et maintenant que les concernés ont été sali et d,autre même mort(qui sait d,un choc psychologique et cardiaque provoqué par ce coup de theâtre de mauvais goût) ; q c que vous entendez faire?
Dit-don ! vive la terre de mes ancêtres.
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Décision judiciaire politisée
Cette affaire a eu, depuis son déclenchement l’an dernier, des répercussions sur les relations entre Paris et les capitales des pays africains concernés. Avant le décès du président Omar Bongo Ondimba le 8 juin 2009 à Barcelone, en Espagne, Libreville avait dénoncé l’attitude de Paris et «l’acharnement complice des médias français» qui relaient les accusations des Ong contre Omar Bongo Ondimba. On se rappelle même qu’en mars 2009, le parti démocratique gabonais (Pdg, parti au pouvoir) avait envisagé sous la forme d’une menace le réexamen «en profondeur» des accords de coopération entre la France et le Gabon.
On se rappelle aussi que le président Omar Bongo Ondimba, de son vivant, «avait eu la peau» du ministre français Jean-Marie Bockel qui croyait à la «rupture» proclamée par le président Nicolas Sarkozy, jurait à la fin de la Françafrique et critiquait la mauvaise gestion des revenus pétroliers par certains présidents africains. Un remaniement ministériel le fit passer du secrétariat à la Coopération à celui des Anciens combattants. Comme par hasard, Alain Joyandet qui avait remplacé Jean-Marie Bockel comme secrétaire d’Etat français à la coopération, le 18 mars 2009, avait choisi le Gabon comme premier pays à visiter sur le continent africain…
Le président français avait ainsi calmé la tension et repoussé à jamais la rupture.
Il n’est pas exclu, dans le contexte actuel, que la décision de la Cour d’appel de Paris ait été influencée d’une certaine manière par le gouvernement français, via le ministre de la justice et le parquet. Fin 2007, la justice française avait déjà classé la plainte d’un collectif de citoyens regroupés sous l’appellation « Cellule Françafrique ». Plainte portant toujours sur les biens immobiliers de ces présidents africains qui pillent et détournent les fonds publics. La plainte fut écartée faute d’infraction suffisamment caractérisée.
Plus de 100 milliards Cfa de biens détournés!
Une enquête de police effectuée en 2007 a permis d’établir que 39 propriétés et 70 comptes bancaires sont détenus en France par feu Omar Bongo Ondimba et certains de ses proches. Pour la famille du président congolais Denis Sassou Nguesso, 24 propriétés et 112 comptes bancaires ont été recensées en France. En ce qui concerne la famille du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, on parle surtout de limousines de luxe. Les plaignants estiment que les biens n’ont pu être acquis qu’avec de l’argent détourné des fonds publics.
Transparency international est persuadé qu’ «il n’y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n’a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d’Etat au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics». Un avocat du président de la Guinée équatoriale a déclaré que «Le président de la Guinée équatoriale n’avait pas de bien en France et il était visé (…) Nous avons déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse», a souligné Olivier Pardo. Dans le même sens, Me Patrick Maisonneuve, avocat de la famille Bongo a affirmé que le président Ali Bongo Ondimba «n’est pas propriétaire de biens immobiliers en France».
Le patrimoine immobilier des trois chefs d’Etat en France pourrait s’élever à 160 millions d’euros. C’est-à-dire environ 105 milliards de francs Cfa.
On comprend pourquoi les Pères synodaux à Rome, dans la liste finale des propositions faites au terme du second synode africain, dénoncent le fait que «les peuples d’Afrique sont victimes de la mauvaise gestion publique de la part des autorités locales et de l’exploitation de la part des puissances étrangères». Le Gabon, le Congo et surtout la Guinée équatoriale actuellement sont des pays producteurs du pétrole. L’argent du pétrole n’a presque pas servi comme il se doit aux peuples dirigés par les trois chefs d’Etats indexés dans cette affaire de patrimoine gênant.
Selon l’expert congolais David Beylard qui a publié une enquête sur «Les Afriques», une revue économique africaine, le montant total des richesses africaines en matière de ressources naturelles serait de l’ordre de 46. 200 milliards de dollars: «La valeur financière des gisements africains des matières premières, jusque là découvertes, est de 46. 200 milliards de dollars ! Pourquoi l’Afrique ne réussit-elle pas à valoriser une semblable richesse qui équivaut à 13 fois le rendement annuel de la Chine? Un patrimoine largement suffisant pour transformer le continent en une des premières puissances mondiales», soutient M. Beylard. Avec 12% de ce montant, l’Afrique pourrait financer la construction d’infrastructures au niveau européen.
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