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Ce que redoutait sa famille s'est produit ce matin à son domicile au quartier Emana à Yaoundé. Récemment revenu d'Europe ou il avait été évacué a cause d'une tumeur cancéreuse à la cuisse, Abui Mama Eloundou a quitte la terre des hommes pour l'au-delà. "C'est depuis environ deux trimestres que ce mal le tenaillait ", confie un de ses anciens collaborateurs peu disert. Il a notamment été tour a tour au CHU, a l'hôpital General de Yaoundé, puis une évacuation sanitaire en France a l'hôpital Tenon, et enfin a nouveau a l'hôpital General de Yaoundé ou se trouve actuellement son corps.
A la tête de la Rédaction du quotidien bilingue gouvernemental depuis plusieurs années, le journaliste de 56 ans laisse son équipe orpheline, mais davantage encore son épouse qui a perdu connaissance lorsque l'irréparable est arrive.
Abui Mama Eloundou était reconnu comme un éditorialiste qui contribuait a mieux faire comprendre les positions gouvernementales. La renommée de sa plume a traversée les frontières nationales, en témoigne une intervention en mai 2007 lors de l'accession a la magistrature suprême du Président français Nicolas Sarkozy. Il avait été interroge par RFI.
Abui Mama, c’est aussi une vie d’anecdote qui s’arrête. Son acte de naissance affichait né le 32 janvier 1953, et son prénom Jean-Marie.
Issa Tchiroma Bakary, le Ministre de la Communication réagissant au décès de celui qu'il qualifie "d'architecte de la communication», a souhaite que "son exemple irrigue l'esprit de tous les professionnels, pour faire de la communication un instrument au service de la croissance et du développement, un instrument pour asseoir la solidarité nationale et la paix".
C'est le second décès en cinq jours d'un journaliste du journal de la rue de l'aéroport. Benjamin Lissom Lissom, 52 ans, qui gardait la mine éternellement jeune, a été foudroyé par un cancer, après neuf mois de combat d’une douleur à la poitrine. C'était précisément Vendredi 30 octobre dernier à l’hôpital général de Douala.
L'homme réclamait près de 25 ans de métier, qui l'ont conduit au journal Le Combattant où il a fait ses débuts, Le Messager, Dikalo, Challenge Hebdo, La Détente pour finir au quotidien à capitaux publics Cameroon tribune. Amoureux des chroniques judiciaires, il a laisse Claude son épouse avec une lourde charge de quatre enfants ,a qui elle devrait transmettre les vertus de leur père qui a notamment tenu par la main nombre de jeunes pour entrer dans la profession.
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