Javascript Tabs Menu by Deluxe-Tabs.com
Dernière mise à jour: 21-May-2013 - 11h00
Recherche:    Web CIN      By
1287 visiteurs en ligne
Célestin Monga: «L’Asie a toujours occupé une grande place dans mon imaginaire»
Click to jump to 'La Nouvelle Expression'
DOUALA - 30 MARS 2012
© La Nouvelle Expression
 30 Réactions
Économiste Camerounais et haut cadre à la Banque mondiale, Célestin Monga est considéré aujourd’hui comme l'un des penseurs africains dont l'influence ne cesse de croître. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. On peut citer quelques uns: "Un Bantou à Washington" qui est le récit de vie plein de saveur d'un candide paru en 2007. "Un Bantou à Djibouti", recueil de rêveries nihilistes présentées sous la forme d'un carnet de voyage dans la Corne de l'Afrique et ‘’Un Bantou en Asie’’ qu’il vient de commetre.
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Votre Réaction (Max.: 3000 caractères)
CIN_Id * (max. 20 carac.)
Register HERE !
Mot de passe *
I forgot my password
Localité * (max. 20 carac.)
E-mail *
( * ) : Champs obligatoires
Akama
Très Loin
  0
03-Apr-2012 06:31 EDT
Merci de confirmer par les écrits ci-dessous que Luxo=BEAU-CAM.
Luxo
Luxembourg
  0
02-Apr-2012 08:30 EDT
@ KMT BANTU
@ TALKFAIR

Merci de vos eclairages. bamiléké de mon état, j ai été surpris de rencontrer au cours de mes pérégrinations d autres africains a l instar de kelkes kényans et congolais de kinshasa, avoir le meme patronyme ke moi. ce fut un choc pour moi. kant aux libériens, j ai eu la chance de rencontrer kelkes uns d eux ki parlaient le bassa. c des moments emouvants.
Le-Chairman
Manille, Philippines
  0
02-Apr-2012 05:13 EDT
"Un Bantu en Asie"... Un titre vraiment allechant. Tell me, please, where can i find this book.

C'est depuis dix ans que je suis a Manille (Philippines, Asie du Sud Est). En 2007, dans le cadre d'un cours de theologie Chretienne sur LA SAINTE TRINITE, j'ai redige une reflection intitulee "GOD AS SPIRIT: THE BANTU WORLDVIEW." Mon directeur de memoire m'a dit humblement que c'etait la premiere fois qu'il entendait parler du peuple BANTOU... Il a du faire ses propres recherches a l'internet pour mieux comprendre la problematique de mon travail.

My heartfelt gratitude to you Mr. MONGA. I do, secretly, really admire your talents. I hope to find a copy of your book when i go back home in Douala. Thank you very much!
Le Juif
Jakarta
  0
01-Apr-2012 20:39 EDT
http://www.youtube.com/watch?v=33HTGBpUYH0&feature=relmfu
Billie
Planet_jazz
  0
01-Apr-2012 17:11 EDT
lorsqu'on travaille pour la banque mondiale, on oeuvre nécessairement contre la prospérité de l'Afrique . Monga ne le sait que trop bien.....
Axe Sud-Ouest
Planet Earth
11   2
01-Apr-2012 06:11 EDT
@Ntu Nfinga;
Ma ben Analyze yoe te.
Be Nguelafis sont nos freres et soeurs.
Toi meme dans ta vie quotidienne tu fais quoi de specifiquement Bantu de nos jours ? Et ces notions seront encore plus insignifiantes pour tes enfants et leur enfants. Me ne man Benae. Aucun de mes freres et soeurs n'ont un conjoint Beti. Bya yaaa bo aya ? On va faire comment ?
Est-ce que vous voyez de nos jours un Francais perdre son temps à determiner dans quel mesure le Normand n'est pas vraiment Francais parce que ses ancêtres venaient de Scandinavie ?
Les Bamis sont nos frères ! Be Ngualafis be ne bi bobedzang !
Nos querelles sont des querelles DE FAMILLE !
Talkfair
London
  2
01-Apr-2012 05:37 EDT
@ Ntu-nfinga,

sais tu pourquoi on dit du Bamileke qu'il est un juif?

C'est parceque le Bamileke est l' un des derniers Kemit coe toi et moi, á conserver cette tradition Hebreuse qui voudrait que tous les fils d'israel gardent les restes mortuaires des leurs pour la terre promise.

Nos ancetres sont parti d'Egypt avec leur morts!

D'oú le lien qu'entretient le Bamileke avec ses morts (le culte du crane)
C'est atheiste de fuir ses morts car c'est le lien entre la Divinité et nous.

Se raser le crane en signe de deuil est Hebreux

Une ceremonie 9 jours apres enterrement est Hebreuse

Se vetir de Noir pendant le deuil est Hebreux

Meme la bible falcifiée n'a pas pu mentir sur ces points lá

Les Bamileke le faisaient avant que l'evangelisation ne commence au Cameroun, ils savaient de Dieu (Nsi)
Le Bamileke savait deja de la case de Dieu oú il sacrifiait des beliers longtemps avant que la bible ne parle d'Abraham

Crois tu que c'est un hazard?

Non! nos ancetres avaient quelque chose de commun d'avec ces gens.

Vu que le Bantu est Kemit
voila ce qui est de la veritable tradition Bantu!

Nous avons tous perdu qlq chose pendant notre odyssée
Mais nos traditions sont le moyens de retrouver le chemin mon frere.

Tes ancetres faisaient aussi ce que font traditionnellement le Bamileke, il se passe que selon les circomstances ils ont perdu leur reperes traditionnels au point de devenir athée jusqu'á l'arrivée des missionnaires, voila la verité mon frere.

De ce qui precede qui est le Bantu?
Talkfair
London
  2
01-Apr-2012 04:42 EDT
Kmt_Bantu,

Merci tres cher frere Kemit, sans peut etre le savoir ta fenetre est un grand pas dans cette lutte que nous menons vs le tribalisme.

Car l'ignorance est un cancer, si nous ne connaissons pas notre passé, il est logique que les reponses aux questions du present nous passent sous le nez!

Nous sommes tous des freres et soeurs, quand nous au Cameroun on nous cache meme nos origines par le truchement des manuels corrompus de la colonisation, la nature est lá pour nous montrer le chemin.

Voici un cas:

George Weah qui est liberien arrive au Cameroun et y trouve ses cousins, car il est BASSA!!

Les Bassa du Liberia et ceux du Cameroun sont les derniers vestiges de cette autre branche du peuple Bantu qui a gardé son nom originel: les "SAI" venu du Massai Mara, c'est Akhenaton qui leur donna cette terre, de cette terre est venu le Roi Salomon, son fils Menelik1....

Selon certaines ecritures les 7 tribus d'israel viennent de lá-bas.

G Weah et les siens parlent le Bassa coe Eto'o, Song et le reste de nos freres Bassa.

Certains Bassa ont perdu la langue suite aux migrations, ce peuple arrive au Cameroun par l'Adamaoua, d'autres migrerent vers le Bassin du Congo, certains vers les plateaux Kenyans jusqu'en Afrique du sud.

Ces grace á ce peuple que nous devons, tenez vous bien le reste des tribus du Cameroun.

Notre histoire est tres riche et croustillante á lire, faites des recherches et cela vous rendra pantois tellement vous y decouvrirez des choses.

De l'Egypt, en Ethiopie, jusqu'au Cameroun telle est notre odyssée.

Chers freres et soeurs aimons nous les uns les autres c'est seulement ainsi que YAWE nous montrera le chemin, nous sommes le veritable peuple du Dieu vivant, nous souffrons de tous ces maux parceque nous avons perdu le lien d'avec nos ancetres, nous sommes tel un navire egaré, seul l'Amour nous montrera ce que Dieu nous reserve.

Vive l'AFRIK !!!
NTU-NFINGA
OKOLA
  5
01-Apr-2012 03:36 EDT
@Talkfair
London

@Kmt_bantu
Kemet

Mes frères,

On est BANTU par le SANG (donc par la MORPHOLOGIE et la Culture) et non BANTU par ALLIANCE due à l'INCIDENCE/INFLUENCE MIGRATOIRE comme le sont par exemple Bangangté et Bafang, généralement désignés comme étant "NKWA-BAMI", du fait de la proximité au Mbam pour les uns, et au Nkam/Sanaga-Maritime pour les autres.

Par ailleurs, le préfixe "BA" ("les" et non "ceux-de") est une Désignation Délimitative utilisée par les BANTU (territorialement beaucoup plus répandus dans l'actuel Centre/Sud/Est/Littoral/Sud-Ouest Cameroun) pour faire référence aux Peuplades MBUM, ces Primos Arrivants en provenance d'Afrique de l'Ouest ou du Soudan, qui sont les véritables Ancêtres des actuels Bamiléké, Tikars et Bamun.

Enfin, ce n'est pas par ce qu'un Hybride issu d'un Métissage a quelque chose de commun avec un Spécimen Uniforme et de Souche que l'on peut déduire que l'Hybride vaut d'Office le Spécimen de Souche.


À titre d'Illustration, le Bamiléké pratique des Rites Post-Mortuaires depuis toujours, pendant que le Bantu a toujours eu tendance à changer de lieu d'habitation après une mort significative, de sorte que tu a des dénominations du genre Mvog-Fouda ou Song-Badjeck pour exprimer que là-bas repose Fouda ou Badjeck : PRIÈRE DE NE PAS Y RETOURNER !!!
Boomerang
Ngola
  3
31-Mar-2012 22:56 EDT
C'est toujours un plaisir de vous lire C.M.
Merci de consacrer votre temps et votre connaissance à la jeunesse africaine meme si on peut vite deceler des elan tribalistes qui au lieu de juger de la perspicacité de vos propos versent dans l'injure et la contestation systématique. Bantu ou pas avez vous lu ses propos? En avez vous extirpé quelque chose de logique et/ou d'interessant?
That is the question
Kmt_bantu
Kemet
17   1
31-Mar-2012 17:18 EDT
C'est beau l'ignorance affichée dans le dessein d'étaler sa haine de l'alterité et de l'autre que l'on fabrique différent dans un esprit formatté à la polémique sans consistance.

Pour les ignorants, Bantu est le pluriel de Muntu, et veux dire simplement les hommes.
Ansi les villages commencent par Ba,ceux de, les hommes de.Puisqu'il faut apprendre à certains le ba.ba de la linguistique, les langues de l'afrique centrale sont assez proches, malgré les légendes de divivion.
La fille de se dit en bagangté,ngu'o, comme d'autres disent ngon, ngonda, ce qui en linguistique comparative est le même mot. Les hommes sont désignés par Muntu, Moto, comme en bagangté Menté, en linguistique il faut savoir que les voyelles ne compte pas pour comparer les mots, on ne retient que les radicaux.
On appelle la panthère zé à ebolowa et nzui à bagangté, ce qui linguistiquement est le même mot, je ne peux conseiller à ceux qui le souhaite d'acheter un petit manuel de linguistique comparative, pour sortir de l'incapacité à bien comparer.
Enfin vous retrouver des ndongo comme nom à dakar, dschang, mfou voire brazzaville. Idem pour le nom de samba
Tomawoak
London
  7
31-Mar-2012 16:07 EDT
Tout flateur vit au depend de celui qui l'ecoute
Tomawoak
London
  8
31-Mar-2012 15:56 EDT
S'interreser a quelles propositions? Des propositions virtuelles ouiais! Notre genie a l'immagination debordante propose je cite:
''Cette réforme pourrait prendre la forme d'une grande palabre nationale de laquelle sortirait une assemblée constituante. De nouvelles Constitutions fondées sur le principe d'une décentralisation fédérative viendraient s'ajouter des réformes du mode scrutin''
En claire ce clown nous propose une conference souveraine 20 ans apres la derniere pantalonade des annees 90!!! Quel mandat aura t il pour faire des assemblees constituantes? Dans quel monde ce personnage flolkorique vit il? Tout vit au depend de celui qui l'ecoute..

Inch Alhah
BENDOBAL
Peu Importe
10   1
31-Mar-2012 15:18 EDT
A tous !

Bantou ou pas, est ce vraiment important ? Ne devrait-t-on pas juste s'interesser aux propositions que fait cet homme ? voir celles qui peuvent etre retenues pour le bien etre de l'Afrique en general et du Cameroun en particulier ?

Les commentaires et reactions dignes d'interet deviennent vraiment de plus en plus rares ici.
HOMMEFORTICHE
EUROPE
  8
31-Mar-2012 14:32 EDT
Monga est un économiste? Alors, je suis prix nonbel de fizike..
HOMMEFORTICHE
EUROPE
  5
31-Mar-2012 14:06 EDT
@ Tomawoak,

C'est bien vu.
Talkfair
London
  3
31-Mar-2012 12:53 EDT
Bon á savoir, l'ancetre du Bamileke est Bantu, ne l'oublions pas, le Bantu vient de l'Egypt.

Suite aux mouvements migratoires, ceux des Bantu qui se sont retrouvés au Sudan, ont en se sendentarisant adopté un language nouveau que les historiens nomment Bantoid.

Ce groupe, plus tard en migrant vers les Grassfields sera identifié comme etant Semi-Bantu.

Au Cameroun (Bamileke, Bamoun, Tikar)

Donc les Bantu et les Semi- Bantu ont le meme ancetre, sauf que le Semi-Bantu aura entre temps ete sujet á des metissages (Sudanais)

Donc le Bamileke est un Bantu.
Tomawoak
London
  11
31-Mar-2012 12:36 EDT
Ce personnage de cirque n'est pas un economiste! C'est un sociologue que se fait passer pour un economiste!!! Au pays des aveugles les borgnes sont rois!

Inch Alhah
M SPAIN BELGIQUE
Parlons Clair &vraie
  2
31-Mar-2012 12:22 EDT
URGENT !!!
Voici la solution pour l'Afrique, cessez de taper a coté, petit économiste!
lisez plutot: Le Franc CFA et l'Euro contre la souveraineté monétaire de l'Afrique
http://www.youtube.com/watch?v=O4whO1ovkdY
M SPAIN BELGIQUE
Parlons Clair &vraie
  8
31-Mar-2012 11:14 EDT
Bla bla bla .....................je suis bantu, , NON TOI QUI ME lit la tu es beti , non tu es bami , ou encore tu es nordiste, ETC........tout ça c'est être CAMEROUNAIS.

Bon, parlant de CELESTIN Monga, je le trouve plus sensible aux questions extra-africaines,
Rien de concret sur le soleil du cameroun, peut être par peur que sais-je ?
Il reste tres virtuel …..
Xkool
Bertoua
  5
31-Mar-2012 10:55 EDT
La jalousie va tuer certains ici dehors. On en vient a detester (par jalousie) un individu tout simplement parcequ il ne serait originaire du pays organisateur. Mais quelle idiotie! Apres on traitera les autres de tribaliste.
Tomawoak
London
  13
31-Mar-2012 10:45 EDT
En quoi des insanites macro-micro economiques d'un genie des montagnes sont elles interressantes a un noble ''Bantu'' Londonais? Des insanites d'ailleurs applicable qu'aux seuls montagnards grands economistes et gestionaires devant l'eternel!!! L'economie est beaucoup trop complique pour les Bantu, pire encore quand la lecon vient d'une petulance, tornitraunte et arrogante montagnarde!!!

Inch Alhah
Jms
Kmer
15   3
31-Mar-2012 09:52 EDT
Di God ! Que devient même London ces derniers temps ?
n' y a t-il plus rien de mieux á faire pour un africain bantu en plein samedi, que d'actualiser chaque minute la page de Cin et verifier si kelk1 aurait réagi à sa diarhée virtuelle ? suite à un article que le dit bantu n'a même pas pris la peine de lire ?

" ... J’ai été intrigué aussi par le fait que Cioran, un de mes philosophes préférés, nihiliste total qui semblait inconsolable de la punition d’être vivant, s’enthousiasmait quand même pour les philosophies et religions d’Extrême-Orient. "

Eh bien Mr. C. M, à ce qui parait, Cioran n'est pas le seul qui semble inconsolable de la punition d'être vivant. Un autre habite london et se trouve être bantu.
Tomawoak
London
  11
31-Mar-2012 09:29 EDT
Evidement que les notes 20/20 ne peuvent venir que de nos amis ''non Bantu'' les experts et genies d'origine montagnarde!!!

Inch Alhah
Tomawoak
London
  12
31-Mar-2012 09:26 EDT
Yeah right!! Des propositions nous dit on!! La manifestation de l'arrogance de nos intellos a 2 balles! Des montagnes en particulier!!S'il ya un emetteur il devrait avoir un recepteur de theorie micro-macro eco de notre genie des montagnes!! Alors de quels lecteurs s'agit ils ici????
Jms
Kmer
13   4
31-Mar-2012 09:19 EDT
Merci à Cin pour cet interview ! Très intéressant cet homme.

Merci aussi à Cin d'avoir permis aux 2 bantus (de London et OKOLA) ci-dessous de pouvoir dire quelque chose, sinon ils auraient pu exploser d'i.diotie.
Tomawoak
London
  10
31-Mar-2012 09:17 EDT
@NTU-NFINGA
Merci mon frere! Ton pseudo en dit long! Que les Dieux Bantu soient toujours avec toi!

Inch Alhah
Geronimo
USA
19   2
31-Mar-2012 09:17 EDT
C'est toujours un regal de lire cet homme dont les propositions se situent en droite ligne avec mes recherches et mes convictions pour notre continent. Beaucoup d'espoir pour notre Afrique.
Merci!
NTU-NFINGA
OKOLA
  13
31-Mar-2012 08:50 EDT
@Tomawoak

Mon frère, laisse seulement.

La nouvelle tendance ce sont ces Montagnards qui se lancent de plus en plus à vouloir démontrer à certains ignorants Non-Africains et surtout Non-Camerounais qui veulent les écouter que les Ngraffis sont le "Premier peuple Bantu" d'Afrique Centrale.

Mais quand on demande donc à un Montagnard de dire par quel mots, en sa langue, il désigne par exemple DIEU, la TERRE, le PAYS, la MAISON, l'HOMME, la FEMME, l'ENFANT, ... : là, le masque tombe tout seul.

Pour rappel, sont désignés et identifiés comme BANTUS, ceux des peuples qui, en Afrique subsaharienne, désignent au travers de leurs différents Dialectes, l'HOMME par les termes : MOTO, MOT, MUT, MUTU, MUUTU, …, la FEMME par : MUTO, MUTOOTO, MUDA'A, …, l'ENFANT par MUNA, MWANA, MOAN, …

À ma connaissance, ceci n'est pas le cas à l'analyse des nombreux Dialectes propres aux Montagnards !!!
Tomawoak
London
  13
31-Mar-2012 07:53 EDT
Alors depuis quand un montagnard est un bantou?Je peux me trompper! Y a t il quelqu'un pour m'eclairer la dessus??? Il s'est gourre de titre dans son ouvrage! Ca devrait plutot etre ''Un montagnard a DC...
Inch Alhah
Célestin Monga: «L’Asie a toujours occupé une grande place dans mon imaginaire»
Click to jump to 'La Nouvelle Expression'
DOUALA - 30 MARS 2012
© La Nouvelle Expression
 30 Réactions
Économiste Camerounais et haut cadre à la Banque mondiale, Célestin Monga est considéré aujourd’hui comme l'un des penseurs africains dont l'influence ne cesse de croître. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. On peut citer quelques uns: "Un Bantou à Washington" qui est le récit de vie plein de saveur d'un candide paru en 2007. "Un Bantou à Djibouti", recueil de rêveries nihilistes présentées sous la forme d'un carnet de voyage dans la Corne de l'Afrique et ‘’Un Bantou en Asie’’ qu’il vient de commetre.

Celestin Monga
Photo: © JCMZ/Cameroon-Info.Net
Économiste Camerounais et haut cadre à la Banque mondiale, Célestin Monga est considéré aujourd’hui comme l'un des penseurs africains dont l'influence ne cesse de croître. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. On peut citer quelques uns: "Un Bantou à Washington" qui est le récit de vie plein de saveur d'un candide paru en 2007. "Un Bantou à Djibouti", recueil de rêveries nihilistes présentées sous la forme d'un carnet de voyage dans la Corne de l'Afrique et ‘’Un Bantou en Asie’’ qu’il vient de commetre. Il a d’ailleurs accordé une interview au site grioo.com, pour expliquer son expérience asiatique. La Nouvelle Expression vous la propose à son tour.

Vous venez de publier aux Presses Universitaires de France votre dernier ouvrage, «Un Bantou en Asie», sorte de carnet de voyages où vous partagez de manière assez intimiste avec le lecteur vos réflexions sur les sociétés asiatiques, notamment le Japon, la Chine, le Vietnam ou le Laos. Qu'est ce qui vous a autant fasciné sur l'Asie pour que le Camerounais que vous êtes ait pu estimer qu'il pouvait lui consacrer ses réflexions dans un ouvrage tout entier ?

Enfant déjà, j’étais intrigué par ces ailleurs lointains dans lesquels m’entraînaient les films hindous et chinois. Pourtant, ces mondes étranges me semblaient familiers. Comme tous les gamins, j’étais très ému par les thèmes abordés : injustice, violence, amitié, amour, trahison, courage, etc. L’Asie a donc toujours occupé une grande place dans mon imaginaire.

Lorsque j’étais étudiant, une amie m’avait mis entre les mains trois livres : La maison des belles endormies de Yasunari Kawabata, Clair-obscur de Natsumé Sôseki et Une affaire personnelle de Kenzaburo Oe. Des textes incroyables. J’avais eu du mal à me remettre de leur lecture. La littérature japonaise était alors devenue comme une sorte de drogue dont mon esprit avait constamment besoin. J’ai été intrigué aussi par le fait que Cioran, un de mes philosophes préférés, nihiliste total qui semblait inconsolable de la punition d’être vivant, s’enthousiasmait quand même pour les philosophies et religions d’Extrême-Orient.

Je me demandais aussi pourquoi Schopenhauer qui ne croyait pas en grand-chose se disait bouddhiste... Paradoxalement, c’est l’Afrique qui m’a permis de comprendre un peu l’Asie. Lorsque j’ai lu La crise du Muntu de Fabien Eboussi Boulaga, j’ai compris que nous autres Africains avions toujours beaucoup de mal à nous émanciper de la douleur de l’oppression. La sérénité avec laquelle les Asiatiques se sont libérés des méfaits de la mémoire m’a alors séduit et est devenue instructive. J’ai compris que nous devons cesser d’être objets des fantasmes des autres et devenir enfin sujets de notre histoire.



Dès le début de l’ouvrage, vous contez l’histoire d’une ancienne Ministre des Finances occidentale qui a refusé que vous conseilliez son pays sur sa stratégie économique parce que vous étiez "Camerounais" (donc a priori incompétent), attitude en total décalage avec les qualités d’écoute voire la disponibilité que vous dites avoir observée chez les officiels asiatiques. Pensez-vous qu'on puisse affirmer qu'il y a une humilité asiatique et une arrogance occidentale vis-à-vis des étrangers, africains notamment ?

Non. Les généralisations ne me conviennent pas. A travers des anecdotes et histoires, je voudrais simplement montrer diverses manières d’approcher l’Autre. Les Japonais adoptent souvent une stratégie de conversation que j’apprécie particulièrement, et qui consiste à supposer toujours que l’interlocuteur a raison. Cette tradition est très enracinée dans le bouddhisme et le shintoïsme, les deux grandes traditions spirituelles du pays.

Il est bon de se montrer hospitaliers des opinions d’autrui. Et de s’enrichir constamment du savoir, même inconfortable, que l’Autre nous apporte. Jorge Luis Borges disait que tout a déjà été pensé en Inde et en Chine, parce que toutes les philosophies imaginables, du matérialisme aux formes extrêmes de l’idéalisme, ont été pensées là-bas. Je ne le crois pas du tout. Les africains ont beaucoup à apprendre aux Asiatiques, et vice-versa.


Vous racontez dans votre livre plusieurs confrontations intellectuelles que vous avez eues avec des asiatiques, notamment sur la question des droits de l’homme. A chaque fois, vos interlocuteurs donnaient l’impression de ne pas apprécier les leçons de « bonne conduite » venues d’ailleurs que vous vouliez leur prodiguer. Qu’ils soient simples citoyens ou officiels, les Asiatiques sont-ils fermés aux critiques qu’on fait sur leurs pays?

Non. Je rapporte des conversations avec des personnes croisées au gré du hasard de mes rencontres. L’échantillon n’est donc ni statistiquement aléatoire ni scientifiquement représentatif. Et ces personnes soulignent simplement le fait que le corpus de ce que l’on appelle aujourd’hui “les droits de l’homme” est en réalité inspire et dominé par une vision occidentale et donc ethnocentrée du monde. La Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’ONU en 1948 n’est qu’une version édulcorée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen issue de la Révolution française de 1789 et du Bill of Rights attachée en 1971 à la Constitution américaine. Tous ces documents sont eux-mêmes largement inspirés de la Grande Charte des Libertés (Magna Carta) adoptée par le Roi anglais John au treizième siècle. Autant dire que la Déclaration de l’ONU n’a d’“universelle” que ce que ce que les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale ont bien voulu lui donner… Lorsque Bill Clinton reprochait à Jiang Zemin de ne pas respecter les droits de l’homme, l’ancien Président chinois affirmait, non sans un brin de sophisme, que la Chine avait au moins 5.000 ans d’existence comme Etat et n’avait pas de leçon de morale politique à recevoir d’un petit pays comme les Etats-Unis, créé il y a moins de trois siècles par des gens dont l’histoire montre qu’ils ne sont pas irréprochables.



Pensez-vous que la manière dont le gouvernement laotien traite ses opposants, comparable à celle dont le gouvernement chinois traite les siens et se comporte avec le Tibet, est révélateur de la prégnance d’un excès d’autoritarisme ou d’une conception alternative de l’ordre dans les sociétés asiatiques ?

Je me méfie des équivalences morales. Je me méfie aussi d’un faux universalisme qui est en réalité un déguisement de l’ethnocentrisme occidental, surtout lorsqu’il est instrumentalisé pour asseoir une vision unique du monde, et un ordre international déterminé par deux ou trois individus. J’apprécie le travail de l’ONU mais je n’oublie pas que le Général de Gaulle l’appelait un “machin”...Cela dit, je rejette également le relativisme de pacotille des dictateurs asiatiques, africains, ou arabes qui agitent l’épouvantail de l’américanisation du monde pour tenter de justifier l’injustifiable.
Il n’existe pas diverses manières de souffrir. La douleur a la même couleur, au Laos, en Haïti, ou en Guinée Bissau. Le problème est que l’Occident a tendance à choisir ses “bons” dictateurs, à qui il déroule le tapis rouge, envoie de l’argent et des armes. Et puis il y a les autres, que l’on traîne devant la Cour Pénale Internationale—une juridiction dont les statuts n’ont été ratifiés ni par les Etats-Unis, ni par la Chine, ni par la Russie… Que faut-il en penser ? L’Arabie saoudite est loin d’être le modèle démocratique. Pourtant, tous les grands donneurs de leçons vont se prosterner devant son Roi… Cette incohérence internationale permet aux dictateurs antioccidentaux d’utiliser la rhétorique de l’impérialisme comme cache-sexe de leurs diableries.

Je le dis depuis des années : 5 millions de personnes ont été massacrées en République démocratique du Congo. Quels dirigeants s’en émeuvent à Washington, Paris, Londres ou Bruxelles ? Qui trouve cela scandaleux ?... La conversation globale sur la notion de “valeurs universelles” n’est légitime que si elle est fondée sur l’humilité. Senghor, dont je n’ai jamais été un admirateur inconditionnel, a dit une chose très juste : pour être crédible, le dialogue des cultures doit s’énoncer comme un véritable rendez-vous du donner et du recevoir.


Certains intellectuels ont vu dans l’autoritarisme l’ingrédient essentiel de la réussite économique de certains pays du sud est asiatique, notamment Singapour avec Lee Kuan Yew ou la Malaisie avec le Docteur Mahahtir Ibn Mohamed. Croyez-vous au concept du "benevolant autocrat" (dictateur éclairé) qu’on pourrait importer d’Asie en Afrique et le cas du Rwanda de Paul Kagamé vous apparaît-il être un modèle du genre ?

Non. Edem Kodjo, un de mes anciens professeurs de fac, parle souvent de “despotes obscurs” pour désigner ces leaders africains qui ont tenté de justifier leur incompétence par des slogans creux comme la nécessité de maintenir “la stabilité politique” ou “l’unité nationale”. Lorsque la CIA soutenait Mobutu Sese Seko, elle disait que c’était lui ou le chaos. Or elle n’a pas eu à choisir : elle a eu simultanément Mobutu et le chaos ! Je ne crois pas aux hommes indispensables qui seraient des proconsuls envoyés par Jésus-Christ pour faire des miracles.

Mais je crois en l’importance d’un certain type de leadership qui a pour objet de bâtir des institutions. Mon ami Paul Collier, qui connait bien Kagame et autres Musuveni, m’a dit un jour que le vrai leadership est celui qui invalide la notion même de leadership ! Quand je lui ai demandé d’expliciter son propos, il a dit que le vrai leader met en place des institutions solides et consensuelles qui finissent par rendre inutile la notion même de leadership car les choses fonctionnent alors d’elles-mêmes.


Vous dites vers la fin de votre ouvrage que « le socialisme a désillusionné les Chinois en bridant leurs fantasmes » contrairement aux populations africaines qui, même colonisées, avaient conservé cette part de rêve. Estimez-vous qu’il était préférable pour les Africains d’être colonisés et dépendants plutôt que de vivre sous le joug du communisme mais souverains ?

Certainement pas ! La formulation même de votre question fait peur !... Mon livre est un rejet à la fois de l’universalisme préfabriqué par certains en Occident, et du relativisme défensif que leur opposent d’autres en Orient. Nous, Africains, appartenons à des civilisations de vieilles souches et ne devons entretenir aucun complexe ni d’infériorité ni de supériorité. Nous avons développé des techniques d’indocilité qui nous permettent d’échapper à la brutalité des pouvoirs. Nous refusons habilement de payer des impôts pour dire notre dégoût de la corruption, et nous ne respectons pas les feux rouges pour affirmer notre “indépendance de jugement”… Mais ces actes sont en réalité bien puérils. Car ils trahissent surtout notre incapacité à nous émanciper de la douleur et à prendre notre destin en mains. Nous devons résorber notre déficit d’amour-propre en abandonnant le mimétisme qui nous pousse à chercher constamment à plaire ou à ressembler aux autres, et en énonçant de nouvelles ambitions pour nos peuples. Nous devons apprendre à résoudre nos conflits sans aller quémander l’onction et l’arbitrage (forcément biaisé) de ceux qui se sont autoproclamés les maîtres du monde. C’est surtout la responsabilité des élites que nous sommes.


Au terme de vos multiples voyages, s'il fallait résumer en quelques mots, au risque d'être réducteur, les différences fondamentales que vous avez observées entre les sociétés africaines et les sociétés asiatiques, quelles seraient-elles ?

Les sociétés humaines ne peuvent pas être l’objet de catégorisations géographiques ou raciales. Les diverses histoires rapportées et discutées dans Un Bantou en Asie voudraient surtout inviter les lecteurs africains à confronter ce que j’ai souvent appelé nos quatre déficits : déficit d’amour-propre, de leadership, de savoir et de connaissance, et de capacité à résoudre les conflits et à communiquer. En Asie, les élites ont compris ce que disait Jules Renard : “le bonheur, c’est de le chercher.” Ce n’est pas de se plaindre ou d’attendre un quelconque Messie qui ne viendra jamais, puisqu’il est enfoui en chacun de nous. Nous devons le déterrer et le vivifier. Et cesser de nous plaindre constamment des brutalités réelles dont nous sommes victimes. Tous les peuples du monde souffrent ou ont souffert. Certains se laissent ronger par leur souffrance. D’autres inventent les moyens de s’en défaire. Nous devons choisir à quelle catégorie nous voulons appartenir.


Parlant du Cameroun, pourquoi a-t-on l’impression de vous sentir globalement en retrait de l’actualité politique de votre pays qui a pourtant été marquée par la réélection du président Biya le 9 Octobre dernier ?

Je n’ai pas vocation à commenter l’actualité politique camerounaise, qui se résume trop souvent à des gesticulations d’affamés, à de mièvres batailles positionnement, ou à des hurlements de quelques esprits aigris ou désenchantés. En tant que citoyen, j’ai pris mes responsabilités lorsque cela me semblait nécessaire, exprimé quelques propositions pour engager le débat d’idées, et assumé sereinement les conséquences parfois très douloureuses de mes choix. Ce que vous appelez pompeusement “la réélection du Président” a été le dernier symptôme d’un enkystement de notre société. J’ai écrit un texte avec Achille Mbembe l’année dernière pour proposer le renouvellement des modes de production et de légitimation du pouvoir, de sa culture et de ses pratiques. Nous devons imposer l’alternance comme souffle et respiration démocratiques. Pour cela, nous avons besoin d’un un renouveau de l'imagination morale et institutionnelle, et d’une refonte radicale de nos systèmes politiques. Cette réforme pourrait prendre la forme d'une grande palabre nationale de laquelle sortirait une assemblée constituante. De nouvelles Constitutions fondées sur le principe d'une décentralisation fédérative viendraient s'ajouter des réformes du mode scrutin. Celle-ci inclurait, de nécessité, une dose de proportionnelle à même d'assurer une représentation minimum de la diversité des “terroirs”, tandis qu'un président fédéral honorifique serait élu au suffrage universel.


Pour finir, pourra-t-on attendre un jour de l'économiste que vous êtes un ouvrage traitant des questions de développement en Afrique avec à la clé des pistes de réflexion sur divers sujets (agriculture, bonne gouvernance, nouvelle technologies, institutions, promotion des investissements) et sur la manière dont ce continent devrait aller chercher les clés de l'«émergence économique» , pour reprendre une expression à la mode ?

Il y a des années, lors d’une conférence de presse, un journaliste distrait avait demandé à François Mitterrand de s’exprimer sur un sujet que ce dernier avait déjà évoqué. Agacé, l’ancien Président français avait répondu : “Je vous comprends. Vous n’étiez pas obligé de m’écouter tout à l’heure !” Si j’avais son degré d’arrogance et de méchanceté, je vous répondrais dans le même esprit… Je publie régulièrement divers ouvrages et des articles d’économie—souvent en anglais il est vrai et dans des revues académiques—sur les questions de stratégies de développement ou sur les questions monétaires et financières. Il est serait immodeste de vous en dresser la liste, ce d’autant que ces travaux ont bien plus de portée que les petits textes à vocation philosophique parus en France ces dernières années. Je ne doute pas que vos lecteurs perspicaces aient le moindre mal à les trouver, que ce soit aux éditions Terroirs que dirige Fabien Eboussi Boulaga, auprès de mes éditeurs de travaux d’économie comme Economica ou à LGDJ-Monthcretien, ou encore dans les bibliothèques du MIT et de Harvard. Mes travaux les plus récents, écrits avec Justin Lin, l’Economiste en Chef de la Banque mondiale, publiés notamment dans Development Policy Review mais disponibles gratuitement sur divers websites, expliquent pourquoi les politiques de stabilisation et d’ajustement structurel étaient mal conçues et ne pouvaient donner de bons résultats. Ils proposent aussi une stratégie de croissance et de création d’emplois pour les pays en développement. Jetez-y un œil. Peut-être méditerez-vous alors ce propos de Confucius : “Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas ; c’est savoir véritablement.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
© 2000-2013 Cameroon-Info.Net [ Hits: 6563 Réactions: 30 Transferts: 3 ]
Publicite

 30 Réactions
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Featured Stories...



P U B L I C I T E
Copyright  ©  2000 - 2009  Cameroon-Info.Net. Tous Droits Réservés.