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Cameroun - Operation Epervier: Paul Biya se tire une balle dans le pied
Correspondance
YAOUNDE - 26 AVRIL 2012
© Raoul Mbog (SlateAfrique) | Correspondance
 4 Réactions
Les arrestations spectaculaires de personnalités publiques camerounaises, dans le cadre de la lutte anti-corruption, peuvent sonner le glas d’un régime qui tente de se reconstruire une légitimité.
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Ondoudoua
Dschang
  0
28-Apr-2012 08:37 EDT
Masfao et Clark. Très bons commentaires.l,on ne peut pas comprendre que tous ses collaborateurs sont des voleurs et lui même pas.le pays est gouverné par la mafia et il est le chef des chefs.il décide d,acheter un avion dans le dos et sans aval du FMI ,dans la rue,c,est Koi? Il a fey le FMI ,marafat et autres sachant que cette démarche était illégale ont décidé aussi à leur tour de le fey.ca devient donc une histoire du voleur vole.Et dans tout cela,c,est le bas peuple qui suibit.depuis que ces arrestations ont débuté ,combien a été reversé dans les caisses de l,état?les biens de quel soi-disant voleur ont été saisis?kon arrête de nous distraire avec ces histoires d,opération épervier ,que ces loups se mangent entre eux nous laisse à 37.
Masfao
UE
  2
27-Apr-2012 23:37 EDT
Raoul Mbog, ici tout comme dans le même registre, un certain Essono-Tsimi prend la parole et quelle parole!

Si cet homme-là se tirait un balle non pas dans les pieds mais dans la tête, faudrait-il s'en réjouir ou s'en offusquer?

Eh bien je me tiens bien loin de ses pôles, non pas que rien ne me fasse plaisir, non pas que notre profonde misère ait ici tout effondré, espoir et espérance, y compris jusqu'à ma capacité à l'amertume.
Non, simple. Ni plaisir ni amertume!

Du haut de mon tabouret, ce strapontin pour indigent, un brin guoguenard, j'observe tomber de très haut, du haut des cymes, ceux et celles-là qui ont depuis longtemps livré têtes et coeurs, haut et bas, devant et derrière, ..., leur honneur aux chiens.

Un, deux, trois,... voyous à kondengui, une distraction, un exutoire, quelques un(e)s en ont besoin mais nul combattant ne doit perdre de vue l'essentiel car, si quelques briques par dessus têtes s'effondrent à nos pieds, l'ouvrage à démonter est encore entier, debout.

Il est ici question, sans compromis avec les vérités, de démonter latte après latte, pièce par pièce, brique par brique, jusqu'aux sous-bassements et fondations, le régime-état-rdpc, la pieuvre.
Celle-là encore en place et qui vient d'adopter par acclamation et de promulguer à toute vitesse, un code électoral qui n'a rien ni de démocratique ni d'électoral.
Une cote pour dictateur, toutes ses choses dont Mbog, Essono-Tsimi,... ne s'inquiètent guère, préoccupés qu'ils sont par le sort que père mafia, patriarche des patriarches réserve à leurs collabos de parents.

Prendre la parole, arracher du fond de ses tripes, sa liberté, pour décliner ses vérités, dire les mots qui portent les maux et nommer les maitres d'ouvrage.
Libérer le pays de la gangrène puis échaffauder, bâtir, construire méthodiquement, à équidistance pour chaque citoyen de ce pays, la loi, le droit et l'Etat qui protègent.

Et pour l'Histoire, de génération en génération, ni ignorance ni oubli, il y eût le temps des bandits à cravattes, des coupeurs de têtes et de routes à écharpe et rutilants 4x4, des Fame Ndongo et autres créatures, l'impasse du roi nu, le temps de Paul et sa ripoublique : le désastre, le grand désastre.
Dylan
Casablanca
  0
27-Apr-2012 05:20 EDT
ah tout le monde sait ke biya c est un extra-trrestres.pareil pour tous les presidents de lafriq central.ce sont des demon dans des etres humains. ces anciens ministres e anciens hommes detat influents sont pareil comme biya.laissez les morts pleurer leurs morts.vive le cameroun.
Clark
Florida(USA)
  3
27-Apr-2012 02:19 EDT
je partage entièrement l'opinion de ce fameux satire. car comment interpreter ou comprendre que Biya emprisonne les autres disant vouloir lutter contre la corruption tandis que d'aucuns, qui sont hyper riches continuent à galoper, de briguer des postes plus prestigieux encore alors que leur fortune est contestable? notons que le Cameroun est le seul pays au monde où les nantis, sont tous ou presque les commis d'Etat. Mebe Ngo'o, Meka, Nfame Ndongo, Mendoze, Akame Nfoumou, etc... tous sont libre alors que l'on sait pertinament qu'ils n'ont pas de mains assez propres. Biya n'emprisonne que les potiels adversaires; ceux qui ont les ambitions pour le palais de l'unité. et comment apprécier le cas de Titus Edzoa qui condamné il ya plusieurs années a purgé sa peine avec courage et fermeté se retrouve de nouveau entreint d'etre recondamné? est-ce le justice? que je vous dirai non. pour quoi l’ONG Transparency International ne peut pas porter ces cas devant la commission des droits de l'homme de l'ONU? le regime de Biya tue les consciences, ca brise les ames. Biya est rencunnier et mesquin mais qu'il se souvienne tt simplement qu'il est marié regime monogamie avec communauté des biens. meme si son épouse opte pour une citoyennété etrangere, il n'est pas exclu qu'elle soit un jour indexée et poursuivit Simone Gbagbo est en prison c'est un cas d'actualité.
Cameroun - Operation Epervier: Paul Biya se tire une balle dans le pied
Correspondance
YAOUNDE - 26 AVRIL 2012
© Raoul Mbog (SlateAfrique) | Correspondance
 4 Réactions
Les arrestations spectaculaires de personnalités publiques camerounaises, dans le cadre de la lutte anti-corruption, peuvent sonner le glas d’un régime qui tente de se reconstruire une légitimité.
Paul Biya a donc encore décidé de frapper. Après une relative accalmie, l’opération de lutte contre la corruption, lancée en 2006 par le chef de l’Etat camerounais, vient de faire de nouvelles victimes. Un ancien Premier ministre, Ephraïm Inoni, et un ancien secrétaire général de la Présidence et ancien ministre de l’Administration territoriale (Intérieur, Ndlr), Marafa Hamidou Yaya. Autant dire deux pontes du régime. Ils sont accusés de détournement de fonds publics dans le cadre d’un projet avorté de renouvellement de l’avion présidentiel.

Ces arrestations, effectuées le 16 avril, ont eu l’effet d’une bombe au Cameroun. Du fait de l’importance des fonctions occupées par ces personnalités qui croupissent désormais dans les geôles de la prison centrale de Yaoundé, la capitale du pays. Du fait aussi de leur proximité depuis une bonne dizaine d’années avec le président Paul Biya.

L’opération «mains propres» camerounaise, pompeusement baptisée opération Epervier, a certes déjà eu à faire des prises spectaculaires, fortement médiatisées et hyperpolitisées. Mais, c’est la première fois qu’elle va aussi loin dans la purge des anciens dignitaires du régime. En faisant ainsi arrêter ces ministres, Paul Biya ne fait pas seulement mettre en prison deux de ses «vices-dieu».


Feu aux poudres

Pour la première fois, le président Biya touche à deux communautés sensibles et minoritaires au Cameroun: les anglophones, pour ce qui concerne l’ancien Premier ministre Ephraïm Inoni, et les peuls, pour le cas de Marafa Hamidou Yaya. Et il prend, de fait, le risque de voir s’exacerber les tensions ethniques dans le pays.

Une frange des ressortissants anglophones du pays rêvent en effet depuis plusieurs années de voir naître une région autonome qu’ils appellent «Ambazonie». Les peuls du nord du Cameroun, quant à eux, n’ont toujours pas digéré la chasse aux sorcières qu’ils ont subi après la tentative de coup d’Etat de 1984.

En plus donc de jouer avec le feu, avec les arrestations plus que spectaculaires de ses anciens dignitaires, le président camerounais s’érige en procureur de son propre règne. Tous ceux qui sont sous les verrous, depuis les premières arrestations du 21 février 2006, sont accusés d’avoir allégrement pillé les caisses de l’Etat. La plupart d’entre eux n’ont pas encore été jugés. Mais ces accusations ne sont probablement pas fausses, puisque selon l’ONG Transparency International, le Cameroun figure parmi les pays les plus corrompus au monde.

Dès lors, la question de la responsabilité de Paul Biya peut se poser. Tout comme celle de la crédibilité du système qu’il a contribué à mettre en place, depuis son arrivée au pouvoir en 1982.


Contradictions du système

De l’avis même de la Commission nationale anti-corruption (Conac), qui a publié un rapport explosif en novembre 2011, la corruption au Cameroun a gangrené toutes les sphères du pays, en commençant par les instances dirigeantes.

Le premier de ces dirigeants ne peut donc pas feindre de découvrir une telle situation. D’où la bronca soulevée par les dernières prises de l’opération Epervier.

«Le dénominateur commun de tout cela reste la déliquescence d’un régime pris dans ses propres contradictions et qui se refuse à assumer la purulence de ses plaies et tente de se réfugier derrière un violent cannibalisme, où il est contraint de se nourrir du sang de ses propres enfants, dans ses derniers spasmes convulsifs», écrit Haman Mana, le directeur de publication du quotidien camerounais Le Jour, dans un éditorial au vitriol.

En effet, si l’on considère que la classe politique camerounaise est corrompue comme le démontrent les arrestations de l’opération anti-corruption Epervier, Paul Biya peut-il se dédouaner d’avoir constitué une telle classe politique?

En frappant aussi fortement ses propres dignitaires, le président camerounais décrédibilise une opération qui avait suscité des espoirs au début. Paul Biya se disqualifie lui-même, car il démontre son incapacité à lutter contre la corruption.

Mais il donne surtout des arguments à ceux qui le soupçonnent de se lancer dans un lynchage politique face à des personnalités qui pourraient rêver de se positionner comme des dauphins.
Chasse aux sorcières

«Si effectivement c’était une opération d’assainissement de la morale publique, on verrait un changement de comportement des autres gestionnaires de la chose publique, qui auraient vis-à-vis d’elle des attitudes de probité», commente Okala Ebodé, un expert en technique de lutte contre la corruption.

Les vraies motivations de l’opération Epervier ne seraient-elles donc pas seulement la lutte contre la corruption au Cameroun? Car, comment comprendre que depuis son lancement, il y a six ans, les mêmes causes produisent les mêmes effets?

Le romancier camerounais Patrice Nganang, qui ne cache pas ses critiques envers le pouvoir en place, penche plutôt pour l’hypothèse d’une chasse aux sorcières:

«Avec la tradition politique camerounaise et sa balance tribale, on peut dire que Paul Biya vient de donner au Cameroun, deux possibles présidents: Ephraïm Inoni et Marafa Hamidou Yaya.»

Une manière feutrée de dire que les dernières arrestations de ces deux hauts responsables camerounais visaient à tuer dans l’œuf leurs ambitions de succéder au prince.


Source: SlateAfrique

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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