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Réaction aux trois premières lettres de M. Marafa: Par Joachim Tabi Owono
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YAOUNDE - 15 JUIN 2012
© Joachim TABI OWONO (Corresp.) | La Météo
 20 Réactions
"J'ai lu avec le plus grand intérêt les trois lettres que vous veniez d'adresser respectivement à Son Excellence Paul BIYA et au peuple camerounais. De prime abord, je vous dirais ici mon total regret que vous n'ayez pas pris l'option de nous faire savoir ces choses pendant que vous étiez en poste, comme le fit courageusement en son temps feu VROUMSIA TCHINAYE."
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Bob Gomy
Doul
  0
19-Jun-2012 04:21 EDT
"Vous dites avoir sollicité le Président de la République, «pour être entendu par les instances judiciaires compétentes, afin d'apporter votre témoignage et contribuer à la manifestation de la vérité». Pourquoi aviez-vous pensé que vous seriez concerné par la dite affaire, que vous ne le seriez qu'en qualité de «témoin», et pas d'autre chose? N'aviez vous pas envisagé que votre lettre du 07 Mai 2008 pouvait bien être considérée comme un aveu pur et simple, et votre incarcération actuelle comme la suite logique à votre requête que le Président de la République aurait transmise aux instances compétentes? Et si vous ne vous étiez pas «mouché», on aurait peut-être eu de la peine à savoir que vous vous sentiez «morveux». "

Voilà ce que j'ai le plus retenu de votre parfaite correspondance Dr Joachim TABI OWONO.

Moi en lisant, je crois la 3è lettre de Marafa, j'ai compris que Marafa se savait coupable quelque part, c'est pourquoi il a sollicité le PR enfin qu'il soit entendu sur cette affaire. Et les lettres qu'il écrit ne vont pas le servir au contraire...

Dans des films policiers que j'ai souvent l'habitude de regarder et des romans policiers que je lis souvent, lorsqu'on arrête un suspect on lui dit toujours je cite:"" Vous avez le droit de garder le silence, sinon tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous."".
Axe Sud-Ouest
Planet Earth
  0
18-Jun-2012 01:54 EDT
Pour réussir l'après Biya, ecoutez/suivez Pougala:(notamment, les 4-ieme et 10-ieme minutes de la 2-ieme video):

www.youtube.com/watch?v=yL4vHZzVQKE

www.youtube.com/watch?v=CPzja_DLAMU
Post-Biya
Ndom
  3
17-Jun-2012 19:48 EDT
@tous

Les gars, ne jetez pas aussi trop de fleurs a Marafat comme ca. Vous avez rendu ce bnadit plus important que les LIC.
Post-Biya
Ndom
  1
17-Jun-2012 19:46 EDT
Tabi, a quelle heure? Tu parles de 3 lettres 2 mois apres alors que les eleves ont compose deja leur bac sur l'oeuvre "La 4ieme lettre de Marafat"? Si ce n etait pas le manque de papier, on serait deja a l'episode 5. C'est avec un tel retard que tu devais gouverner notre beau pays?
En plus, tu n'aborde aucun point des 3 premiere lettre qui interresse le public que tu prends a temoin.

J'espere aussi que ton epouse ne lis pas La Meteo. Sinon, ta petite qui a signe ta lettre la avec son email ta vraiment coule.
Massaknowall
Nantes
  1
17-Jun-2012 15:24 EDT
"(nous pensons qu'aujourd'hui, un candidat crédible doit avoir au moins sa Maitrise);"

Ici résumée toute la misère de l'Africain et du camerounais en particulier. Quelle %%% ie!
Masfao
UE
  10
17-Jun-2012 11:41 EDT
Un rat de plus, ici surmonté d'un préfixe ; un préfixe et un rat d'égouts!
Une de ces "intelligences" à célébrer par ron.geurs et avocaillons!
Yoko
Ngoazip
  9
17-Jun-2012 09:08 EDT
Monsieur le ministre d'etat MARAFA voici quelqu'un qui vous a ecrit une lettre vous pouvez repondre maintenant comme vous etes devenu ecrivain publique.Tabi owono attends la reponse a sa lettre Excellence.
Tolo
Twis
12   2
17-Jun-2012 08:46 EDT
Je retiens de cette correspondance que Marafat quand il était en liberté a manqué la chance plusieurs fois de faire sauter Paul Biya d'étoudi. est-ce que aujourd'hui qu'il est en prison, ses missives peuvent servir à quelque chose?

Ce qui est assez étonnant c'est que aucun membre du gouvernement aujourd'hui en prison n'a jamais été visionnaire. faire partir biya avant que biya ne les mette en prison, ou alors prendre le pouvoir avant que le pouvoir ne les échappe.
Appolo14
Ailleurs
10   4
17-Jun-2012 00:22 EDT
" Dr Joachim TABI OWONO
Email: francoisetabi@yahoo.fr "

Meme dan une lettre ouverte, tu te caches? C'est ton adresse courriel ou celle de ta fille/femme?
Atangana
Paris
13   5
16-Jun-2012 20:29 EDT
M. Tabi Owono, personne ne t'a demandé de faire un commentaire composé sur les lettres de Marafa. Sache qu'il a eu le mérite de réveler aux camerounais comment fonctionne le pouvoir au Cameroun. Laissez nous tranquille avec vos pourquoi? comment? et autres.

On peut aussi légitimement te demander pourquoi tu n'as pas écrit cette lettre depuis les toutes premières lettres de M. Marafa? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour l'écrire?

On s'attendait à ce que tu touches le problème posé par M. Marafa dans le fond, mais tu passes ton temps à dire pourquoi? pourquoi?
FeuCameroun
Yaoundé
13   3
16-Jun-2012 15:48 EDT
Si on observe bien la situation du Cameroun, on se rend compte que beaucoup de camerounais se sont tirés au moins une fois une balle dans leur propre pied à travers des différents actes.

Ces actes sont nombreux, le plus passif et le plus ironique c'est, l'acte qui consiste pour les camerounais à se rapprocher d'une personne qui a gagné de l'argent sur leur dos, juste pour avoir des miettes. Ce qui aboutit à faire du vol et du crime quelque chose de normale dans la société.
La plupart des camerounais ont des membres de leur famille proches ou éloignés, des amis qui ont gagné de l'argent par la corruption, à qui ils ne disent rien sur le mal qu'ils ont fais à ce pays donc à leur futur enfant (même dans la Diaspora).

Petit exemple d'une balle dans le pied: Certains membres de la famille des victimes de l'accident de l'avion en 1995 et peut être même certaines victimes même, ont participé de près ou de loin à la mise en place d'un environnement propis à la corruption de TCHIROMA qui a conduit à l'accident.

Que faire ?
Que les camerounais comprennent une fois pour toute que tout acte de corruption ou illégale qu’ils cautionneront par passivité ou autre est une balle tirée dans leur propre pied.

Alors Monsieur Marafa, vous vous êtes déjà tiré plusieurs balles dans votre propre pied. Evitez que vos enfants en face de même.
De grâce: continuez dans votre lancée M. Marafa, donnez toutes informations aux camerounais, faites que l'univers actuel devient connu de tous.
A tous les Camerounais:
- Faites que l'univers actuel soit connu de tous et vous aurez le changement dont nous aspirons tous!!!!!!
- Arrêtons de nous tirer des balles dans nos pieds!
En langue camerounais, arrêtez de co %%% avec corrompus, oublier le gombo !!
FeuCameroun
Yaoundé
12   5
16-Jun-2012 15:46 EDT
Merci une fois de plus merci à Marafa pour sa quatrième lettre.

Je commence à constater qu'entre l'EGOISME et le SACRIFICE, il a choisis la deuxième, qui est assurément la meilleure solution.

Comme je vous l'ai déjà écris ici, Monsieur Marafa sacrifiez vous à la hauteur de tous les privilèges donc vous avez bénéficiés, vous le devez à ce peuple!!!!
Nous attendons encore d'autres informations sur les biens mal acquis et les crimes de ce régime.

Je vous reconnais là un point de début de révélations et de stratégies, d'avoir commencé par les hommes de mains du régime assez amnésiques, qui se sont oubliés et se sont encore levés pour défendre leur chef sans réfléchir un tout petit.

- -- En tirant sur Tchirouma, vous avez fais d'une pierre deux coup.

- Vengeance personnelle et éclairage des sous populations du nord sur les raisons d'une soumission des élites nordistes à Popaul alors que le pays s'est grandement appauvris plus particulièrement le Nord (Petit exemple du retour du choléra).
- Eclairage des camerounais qui ont peur du changement.
La situation du Cameroun peut s'analyser à travers la théorie du changement: le changement d'un univers connu à univers inconnu fait peur.
Et les camerounais n'ont jamais été préparés aux changements. Peut être que si l'univers connu devient connu de tous, alors tout le monde réalisera que nous ne perdrons rien à aller vers un univers inconnu. Il doit être bien connu de tous que l'univers actuel est très mauvais et nous mènera tout droit vers des catastrophes.

Alors dans ce sens Monsieur Marafa, vous aurez mis les camerounais sur la phase de début du changement qui est: La prise en compte de la NECESSITE DE CHANGEMENT (une phase important de la théorie du changement).
Mboamanga
Assis Chez Fru Ndi
  7
16-Jun-2012 15:33 EDT
Tabi Owono, Tabi Manga, Yene Ossomba, Tsanga Abanda, Fame Ndongo , etrc...sont-ils les seuls camerounais autant pour Issa Tchiroma, Vroumsia Tchinaye et Marafa Hamidou Yaya?
Pardon, arrêtons de croire que le Cameroun se résume aux créateurs d"Ahidjo dans le senptentrion et de Biya dans le pays organisateur béti.
Elcondor
Au Bord De La Lagune
15   2
16-Jun-2012 13:42 EDT
Toujours en train de nous distraire sur des choses superficielles. Je m'attendais à une réaction sur le fond des problèmes que pose Marafa dans ses lettres. Mais ce président de sous-section du RDPC (AMEC=RDPC) vient nous fatiguer avec des commentaires superficielles et sans consistance.
Man Tara
Chicago
16   4
16-Jun-2012 13:06 EDT
@Mr Tabi
C'est quoi cette histoire de paradis et d'enfer? Le Cameroun n'est pas le royaume de dieu. C'est un etat laic. Tu peux garder ta "volonte de dieu" pour toi et ton pasteur/hypnotiseur. Nous on ne la veut pas au Cameroun
Konate
Sibérie
17   4
16-Jun-2012 12:22 EDT
Joachim TABI OWONO ,
Ce type sors d'où? Il a attendu que Marafa tombe en disgrâce pour écrire? On dirait que lui aussi compte manger un peu dans le RDPC
Yaounde
Yaounde
17   1
16-Jun-2012 12:01 EDT
quelqu'un pourrait-il m'expliquer en des termes simples le 8e paragraphe?
j'avoue que je ne l'ai pas compris. Merci.
Efouba Akam Sidonie
Elang A Yop
24   3
16-Jun-2012 11:07 EDT
Rien à cirer ...
Marafa a prouvé qu'il est plus balaise que vous la gars vous dépasse tous..
On atttend les prochaines lettres avec la salive à la bouche
Kmt_bantu
Kemet
18   3
16-Jun-2012 10:55 EDT
Tabi Owono,

Tu as fait ta part de lettre ouvernte, révélant des forfaits de Marafa que tu ne nous avais pas révélés avant sa mise en cause, c'est dire que le procès en opportunité du moment fait à Marafa peut aussi t'être fait, mais nous ne le ferons pas, pour la simple raison que vaut mieux tard que jamais, ce qui nous interesse n'est pas le moment des révélations, mais la teneur des révélations et leur portée. La capacité qu'elles ont de nous éclairer, de faire partager à l'opinion publique le dessous de cartes.
Ce que je constate c'est que tu participes à la curée anti Marafa, en adoptant l'angle d'attaquer son bilan, mais Joachim n'oublie pas t'attaquer le bilan du système, car Marafa n'en est pas l'élément principal. Dans ta lettre, je ne vois aucun argument avancé pour infirmer ou confirmer ceux de Marafa sur le crash camair, sur les dessous de cartes des choix des hommes et de la rigueur managériale. En tout état de cause, nous voulons que les faits soient exposés, les placards vidés et que le peuple soit pleinement informé des faits, gestes et responsabilités des uns et des autres, puisque Marafa n'a jamais obtenu le suffrage populaire, n'oublie pas dans tes révélations de cibler également ceux qui ont des comptes à rendre au peuple, du fait de leurs postes et responsabilités, à moins que tu ne veuilles faire de la tête chercheuse.
Ngataman
Kondengui
23   6
16-Jun-2012 10:37 EDT
Ce canard est un "vrai" faux opposant fabrique et oublie par le RDPC. Ce n'est pas par le grand frere Marafat que tu auras un poste dans la mangeoire. Invite d'honneur par ci, premier loge par la. Tu es ou avec tout ca aujourdh'ui? Espece de courtisan.
Réaction aux trois premières lettres de M. Marafa: Par Joachim Tabi Owono
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YAOUNDE - 15 JUIN 2012
© Joachim TABI OWONO (Corresp.) | La Météo
 20 Réactions
"J'ai lu avec le plus grand intérêt les trois lettres que vous veniez d'adresser respectivement à Son Excellence Paul BIYA et au peuple camerounais. De prime abord, je vous dirais ici mon total regret que vous n'ayez pas pris l'option de nous faire savoir ces choses pendant que vous étiez en poste, comme le fit courageusement en son temps feu VROUMSIA TCHINAYE."
Excellence Monsieur le Ministre d'Etat,


J'ai lu avec le plus grand intérêt les trois lettres que vous veniez d'adresser respectivement à Son Excellence Paul BIYA et au peuple camerounais. De prime abord, je vous dirais ici mon total regret que vous n'ayez pas pris l'option de nous faire savoir ces choses pendant que vous étiez en poste, comme le fit courageusement en son temps feu VROUMSIA TCHINAYE. Le peuple camerounais aurait pu alors vous classer à juste titre parmi ses martyrs.

Sans pour autant affranchir le Juge d'Instruction (qui «vous a sollicité pour que vous vous arrangiez»), de sa corruptibilité et par conséquent de son «éperviabilité», et qui se devait dans tous les cas de vous avoir à huis clos dans son propre bureau au cours de l'instruction, on se demande pourquoi il aurait cherché à vous voir avant plutôt dans le vôtre. Et pourquoi avez-vous pensé que le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature s'en serait ému, n'étant pas le Secrétaire Général dudit Conseil, autorité initiatrice des dossiers disciplinaires des magistrats? Vous dites avoir sollicité le Président de la République, «pour être entendu par les instances judiciaires compétentes, afin d'apporter votre témoignage et contribuer à la manifestation de la vérité». Pourquoi aviez-vous pensé que vous seriez concerné par la dite affaire, que vous ne le seriez qu'en qualité de «témoin», et pas d'autre chose? N'aviez vous pas envisagé que votre lettre du 07 Mai 2008 pouvait bien être considérée comme un aveu pur et simple, et votre incarcération actuelle comme la suite logique à votre requête que le Président de la République aurait transmise aux instances compétentes? Et si vous ne vous étiez pas «mouché», on aurait peut-être eu de la peine à savoir que vous vous sentiez «morveux».

Aujourd'hui, vous refaites la même erreur une deuxième fois: beaucoup parier à contretemps et surtout avant le temps. En n'attendant pas répondre aux questions du Juge d'Instruction, et en n'attendant pas la confrontation ou la «cross-examination» en cours d'audience, pour poser vos propres questions à vos co-accusés, ne pensez-vous pas que vous violez là ce que le Premier Président de la Cour Suprême, Alexis DIPANDA MOUELLE qualifie de «principe d'égalité des armes», aux dépens des autres détenus qui comme vous, n'ont malheureusement pas droit à la parole à Kondengui?

Je pense en outre sincèrement que vous êtes un sacré veinard si, comme vous dites, vous avez constamment refusé de vous associer «aux folklores» des différentes éditions de «l'Appel du Peuple», le Président ayant personnellement déclaré, dans sa lettre aux-camerounais en date du 03 Novembre 2009, qu'il adorait particulièrement ces appels et autres motions de soutien qui, disait-il, «comptent parmi les meilleures marques d'encouragement qui me parviennent dans la conduite de mes responsabilités à la tête de l'Etat». Oser qualifier ce que le Président considère comme ses «meilleures marques d'encouragement» de «folklore», et avoir sa confiance pendant dix-sept ans, est un vrai miracle! Et pourquoi dire plus loin que vous n'étiez pas un de ses proches «de longue date», dix sept ans (que vous qualifiez vous-même de «exceptionnelle durée»), n'étant pas dix sept jours!

Vous dites avoir «couru, le 06 Novembre 1982, derrière le cortège du Président Paul BIYA du carrefour» Warda jusqu'au rond-point de l'Ecole de Police». Et, vous ne manquez pas de conclure, il «vous a donné l'opportunité de servir notre pays à un très haut niveau». On a envie de vous demander: de quoi vous plaignez-vous donc? Sachez que certains n'ont pas seulement couru derrière le cortège, mais ont adhéré tout de suite aux idéaux du Renouveau. C'est ainsi que le 13 Juin 1985, soit moins de trois mois après la création du RDPC, la Carte d'Adhésion N° 159749 signée de Monsieur YENE OSSOMBA Victor portait le nom de TABI OWONO Joachim. La première différence entre vous et moi est que, pendant que votre marathon vous conduisait vers les hautes sphères du pouvoir, mon adhésion me valait la destruction de ma carrière par une révocation d'office de la fonction publique, suivie de la destruction systématique et irréversible de ma famille pour cause d'opinion politique contraire! La deuxième différence est que vous savez, et il vous est donné les moyens, de pleurer sur les toits, pendant que moi, comme la majorité du peuple camerounais victime des injustices et des coups-bas du Système, je pleure en silence depuis des décennies.

L'un des rares mérites de vos correspondances serait, s'il faille vous croire à la lettre, de nous avoir donné quelques indices pour le décryptage du fameux «Code Biya», indices qui pourront permettre à ceux qui n'ont aucune chance de rencontrer leur Président de la République, de savoir un peu pomment fonctionne l'homme et comment fonctionne le Système qu'il a mis en place. Ainsi, nous avons appris entre autres que notre Président de la République est méfiant; ne cache pas ses émotions; est souvent partagé entre agacement et irritation; nomme sciemment de faux ministres, de loin les plus nombreux (85%); accorde des audiences à certains de ses collaborateurs pour faire du «Kongossa» sur d'autres, au lieu de chercher des solutions aux problèmes du Pays; a des services de renseignements hyper perméables, parce que les «rapports confidentiels» à lui adressés parviennent au même moment aux personnes mises en cause; etc... Ce qui serait un catalogue d'accusations très graves dont vous conviendrez avec moi que vous en assumez l'entière responsabilité!

Lors du Congrès extraordinaire de son parti en Juillet 2006, le Président National, dont j'étais un des invités d'honneur, déclarait que tous ceux qui s'enrichissent sur le dos du contribuable devaient «rendre gorge». J'étais assis aux premières loges, et je me suis retourné pour vous voir applaudir chaudement, vous et vos camarades dont certains sont aujourd'hui interpellés par l'Epervier, rapace gloutonnement «RDPCivore»! A qui pensiez-vous alors que le Chef de l'Etat s'adressait, à TABI OWONO qui, à son départ du poste de Délégué Départemental de l'Agriculture du Noun en 1987, avait pris soin de renvoyer par mandat au FONADER l'argent représentant le salaire d'une centaine de Moniteurs agricoles qui avaient démissionné, mais dont les salaires avaient continué à être virés à la Délégation pendant plus d'un an (cette information est vérifiable auprès de mon Chef BAG d'alors, qui vit toujours à Foumban) ? J'imagine que si tous les gestionnaires avaient agi ainsi, toutes nos sociétés d'Etat seraient encore fonctionnelles. Au cours d'une série de «Portraits», reportages initiés par la CRTV sur les hommes politiques et dont je fus le premier invité, une ancienne ministre RDPC laissera éclater son amertume en déclarant, au soir du 15 Octobre 2000, et je cite: «Quand je regarde le rythme de vie des ministres qui sont en poste aujourd'hui, je dis que j'ai été bête»! Dix ans plus tard, au vu du rythme des arrestations, et devant le risque de voir se réaliser notre prophétie selon laquelle «il ne restera plus que deux catégories de Personnes - ressources dans notre Pays : celles qui ont été arrêtées, et celles qui vont être arrêtées», cette ancienne ministre reconnaitrait maintenant qu'elle a été plutôt «sage»! En découvrant dans «Le Jour» du 22-05-2012 des photocopies de tracts titrant: «Libérez Marafa Hamidou Yaya. Ne Tuez Pas la Démocratie», je ne pus m'empêcher de sourire et de faire le rapprochement avec cet autre article du «Le Messager» du 11-04-2007 qui, rapportant les incidents survenus lors de la rencontre entre le Minatd et les leaders de partis politiques le 15 Mars 2007 au Palais des Congrès, signalait «la sortie de salle du Président de l'Amec qui avait notamment dit à Marafa : «Vous êtes entrain de tuer la démocratie au Cameroun». A ce niveau, je me permettrais de vous rappeler qu'a votre arrivée au MINATD en Juin 2002, la «présidentialité» était une chose très sérieuse dans notre Pays. Sous Gilbert ANDZE TSOUNGUI, ne s'y engageaient pas ceux qui avaient beaucoup d'argent, mais ceux qui avaient quelques idées crédibles. Lors des élections de 1992 et 1997 que Cameroon Tribune qualifiait dans sa Une du 29 Octobre 1997, de «Présidentielles historiques», les électeurs avaient eu à choisir le jour du scrutin, respectivement entre six (06) et sept (07) candidats, alors que la caution n'était que de un million cinq cent mille francs CFA! Vous êtes alors arrivé avec vos projets de loi qui avaient pour but de monter de façon exponentielle la caution à la présidentielle. En 2011, vous la faisiez passer à cinq millions, et laissiez dans le «pipe» un projet de trente millions, dans une République que notre Constitution qualifie de «sociale». Aujourd'hui, l'ambition de la fonction présidentielle est devenue la chose la mieux partagée au Cameroun. On aurait de la peine à ne pas croire la rumeur faisant état du «monnayage» des candidatures au MINATD, avec partage fifty-fifty des frais de campagne ! D'où la pluralité de faux candidats en 2004 et 2011, dont beaucoup ont dû faire appel à des mercenaires pour les aider à développer des thèmes de campagne. Et puis, en lieu et place du Certificat médical que vous proposez maintenant dans les dossiers de candidature, aviez-vous pensé au simple «Curriculum Vitae» qu'on exige même au postulant d'un poste de planton (nous pensons qu'aujourd'hui, un candidat crédible doit avoir au moins sa Maitrise); au Certificat d'aptitude à la deuxième langue officielle dans un Pays bilingue; à la Préparation Militaire que devrait avoir suivi le futur Chef Suprême des Armées, et que suivent obligatoirement tous ceux qui choisissent de faire carrière dans le commandement? Tous ces manquements ont fortement discrédité et décrédibilisé, aux yeux des camerounais, la fonction présidentielle et les candidats qui se voulaient sérieux. L'argent étant le souci constant des membres du Parti-Etat, en lieu et place de la Méritocratie, l'Histoire retiendra que vous êtes le père de l'institutionnalisation d'une oligarchie ploutocratique et kleptocratique!

Last but not least, je reconnais néanmoins que pendant votre passage au MINATD, vous aviez posé/commis, inconsciemment ou non, deux actes/erreurs politiques majeurs qui auraient pu donner un soupçon de crédit à votre thèse d'acharnement politique, mais que vous n'avez hélas pas mentionnés. Premièrement, par Décision N° 00218/D/MINATD/SG/DAJC du 20 Septembre 2004, vous déclariez irrecevable la candidature de TABI OWONO Joachim présentée par l'AMEC. Le motif: «Investiture irrégulière, consécutive à une première accordee au candidat Paul BIYA». Par cet acte courageux de votre part, le RDPC ne se trouvait plus en position de présenter SE Paul BIYA comme son candidat, la loi stipulant qu'un candidat ne pouvait être présenté que par un seul parti. Par son Arrêt N° 1/CE/04-05 du 1er Octobre 2004, le Conseil Constitutionnel, en se déclarant incompétent, vous donnait un sacré coup de main qui vous aurait permis d'aller au bout de votre logique, probablement avec la bénédiction tacite du candidat Paul BIYA. Les décisions du Conseil s'imposant à tous, la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel vous prescrivait ainsi le «statu quo ante». Ce qui revenait à: soit valider la seule investiture de l'AMEC, soit valider la double investiture AMEC - RDPC. Dans tous les cas de figure, la scène politique camerounaise aurait changé de fond en comble, et vous auriez eu là l'occasion de régler quelques comptes à vos camarades du RDPC que vous accusez aujourd'hui, et de vous faire de nouveaux amis politiques. Hélas, vous n'aviez pas agi, mais vous vous êtes découvert, et on ne vous a surement jamais pardonné votre impertinence.

Votre deuxième erreur concerne votre silence face à notre Requête N° 003937 en date du 06 Avril 2011 ('Le Messager' du 13 Mai 2011), vous demandant la légalisation/dissolution, avant la présidentielle, du RDPC. En votre qualité de membre du Bureau Politique et du Comité Central du RDPC, vous savez pertinemment que votre parti n'a jamais été légalisé, il fonctionne toujours avec le Récépissé de déclaration de la défunte UNC. L'Arrêt N° 01/CC du 17 Avril 2008 par lequel le Conseil Constitutionnel s'était déclaré à nouveau incompétent «pour prononcer la dissolution d'un parti politique», reconnaissait au MINATD ce droit en vertu de la loi N° 90-56 du 19 Décembre 1990, et vous donnait une deuxième chance. Hélas, encore une fois, vous êtes resté inerte. Si vous pensiez, comme vous le dites, déjà être dans la ligne de mire de vos camarades, vous auriez dissout le RDPC. Vous auriez été alors un héros, et vous auriez sans doute trouvé un parti pour vous investir. Et peut-être en ce moment, vous seriez au Paradis, et non en Enfer!

Excellence, vous avez tous dû vous rendre compte que la main de Dieu est à l'œuvre au Cameroun, et nous sommes peut-être déjà en plein dans le «coup d'Etat par les anges» que feu Mgr NDOGMO avait prophétisé et qui a toujours été à la base de l'alternance dans notre pays. Les deux premiers Présidents ont eu ce pays sans payer un seul franc de caution à une quelconque élection. Il en sera de même pour le troisième. Si vous parveniez jamais à sortir "blanc comme neige" des griffes de l'Epervier, soyez rassuré que les portes de mon «petit» parti vous seront grandement ouvertes. En attendant, je continue de réciter chaque matin, ce passage du Psaume 54 (10), à l'endroit des membres du Système qui se sont assis sur notre Pays, le sucent à mort, et plongent leurs concitoyens dans la misère et la pauvreté les plus absolues: «t». Et que la volonté de Dieu soit faite sur le Cameroun, AMEN!


Yaoundé, le 1er Juin 2012
Dr Joachim TABI OWONO*
Tel: (237) 99 91 91 54
Email: francoisetabi@yahoo.fr


(*) Candidat de l’Action pour la méritocratie et l’égalité des chances (AMEC) a la derniere election presidentielle.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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