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Cimenterie de Dangote: Les chefs Douala toujours fâchés.
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DOUALA - 03 Juillet 2012
© La Nouvelle Expression
 4 Réactions
Ils l’ont fait savoir à travers ce communiqué parvenu à notre rédaction. Et qui évoque d’autres questions sur le plan national.
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Piment
Venise
  3
04-Jul-2012 11:56 EDT
Propos racistes, qui empeche au lecteur d'avoir la liberté necessaire pour faire un raisonement.
Vive le developpement !
C'est pas le Nigerian qui doit penser a vous mais c'est votre pays qui doit le faire.
Bref allez vous pleindre chez popol et Ntonè qui ont donné le via libre pour le projet.
Ou alors reclamez juste du poisson et du riz comme souvent, ca va arriver et vous cederez comme souvent...
Atangal
Kiravi
  3
04-Jul-2012 11:42 EDT
Quand on se rappelle que la base ELF n'existait pas avant les années 1980, il y a lieu de s'interroger sur la sincérité et l'innocence de cette démarche. Et à ce qu'on sache, ce domaine a été aménagé par l'argent public, qui n'est pas seulement Sawa.
Avant 1980, où se tenait le Ngondo? Quand on a attribué cette parcelle, où était les chefs Sawa?
En parlant de pollutions et loisirs au lieu de traditions, les chefs Sawa s'inscrivent dans une logique nombriliste peu susceptible de rallier l'opinion. En outre, quand leur discours est saupoudré d'allusions tribalistes comme celle «de ne pas laisser le champ libre aux ennemis de Douala qui ont programmés la prise de contrôle de cette ville comme un préalable à leur conquête égoïste de l’ensemble du pays», il y a de quoi s'interroger sur les réelles motivations des auteurs.
D'ailleurs, si Douala est devenue une poubelle, c'est à cause de ces arrières pensées discriminatoires qui sous-tendent l'aménagement foncier et urbain de cette ville cosmopolite par la force des choses.
Luxo
Transféré Au SED.
  4
04-Jul-2012 09:48 EDT
Ahhahaah!! ils n ont pas recu assez de cartons de "makandjos" ou koi???
Vially
Paris
12   0
04-Jul-2012 08:15 EDT
les Douala payent le prix du capitalisme, les plus gros achètent tout et souvent vous forcent à vendre, les africains qui militient pour le dévelopement votre être pris à leur propres pièges.

on recclamait des emplois et des entreprises qui vont suremment employés des camerounais (même comme on connaît les revenus de catéchistes appliqués) maintenant les entreprises viennent avec leur pollution et tout ce qu'il y a comme coût social.

On se plaignait de l'immobilisme de Paul Biya qui involontairement stoppait l'expension du capitalisme, maintenant on détruit tout pour fabriquer l'argent (culture, environement, etc ....) finalement les camerounais veulent quoi??

Faire des omelettes sans casser d'oeufs?? impossible, regarder la Chine, nouvelle superpuissance économique mais superpuissance de pollution, les camerounais doivent être clairs dans leurs choix, soient on retournent tranquillement dans nos arbres, soient on se laisse polluer pour avoir quelques dollars .... c'est ca aussi la démocratie ... subir les décisions qu'on demande au président.

Quand à moi, vive l'immobilisme! le capitalisme n'est pas l'ami de quelqu'un, les camerounais vont découvrir le démon qu'ils ont recclamé dans leur pays ... on va désormais travailler comme la diaspora travaille en europe pour avoir ce même salaire de misère!
Cimenterie de Dangote: Les chefs Douala toujours fâchés.
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DOUALA - 03 Juillet 2012
© La Nouvelle Expression
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Ils l’ont fait savoir à travers ce communiqué parvenu à notre rédaction. Et qui évoque d’autres questions sur le plan national.
Les chefs du Wouri, membres de l’association des chefs traditionnels des villages du Wouri, réunis en Conférence extraordinaire le mercredi 27 juin 2012 à Bonamoukouri-Bonakouamouang, ont en application de l’article 11 du Règlement intérieur de l’Association, débattu de l’état du département du Wouri pour la période de janvier à juin 2012. Ils portent à la connaissance de l’ensemble de la communauté ce qui suit:


I/ Les éléments de satisfaction

Les chefs traditionnels des villages du Wouri remercient le gouvernement de la République d’avoir choisi Douala en général et la zone industrielle de Bonabéri en particulier, pour abriter la nouvelle cimenterie marocaine dont ils espèrent que la production va faciliter la baisse du coût du ciment et permettre à de milliers de ménages de se construire un logement en matériaux définitifs. Ils espèrent que les nombreux emplois annoncés seront effectifs et donneront à la jeunesse une opportunité d’insertion sociale.

Les chefs traditionnels des villages du Wouri félicitent et encouragent le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala pour les travaux de réhabilitation de la voirie dont les premiers effets positifs sont déjà perceptibles. Ils adressent les mêmes félicitations et encouragements à toutes les autorités administratives et du maintien de l’ordre qui participent à la lutte salutaire contre le désordre urbain. Ils affirment leur soutien à toutes ces opérations dans lesquelles ils s’investissent entièrement et invitent toutes les populations à adhérer massivement à ces actions dont la finalité est le mieux vivre à Douala.

Les chefs traditionnels des villages du Wouri constatent que les communautés de toutes origines installées dans le département continuent de vivre en paix et en harmonie. Ils les en félicitent et demandent aux chefs Sawa, principaux acteurs de l’initiative «Paix au village », de réactiver la feuille de route consensuelle adoptée à la salle des fêtes et au Castle hall les 24 août et 05 septembre 2011, afin de ne pas laisser le champ libre aux ennemis de Douala qui ont programmés la prise de contrôle de cette ville comme un préalable à leur conquête égoïste de l’ensemble du pays.


II/ Les sujets d’inquiétude

Les chefs traditionnels des villages du Wouri s’inquiètent de la recrudescence de la criminalité dans la ville de Douala. Les agressions, braquages et vols divers se multiplient et les populations n’ont pas le sentiment d’être protégées. Le règne de la terreur s’installe dans certains villages et quartiers dès 19 heures et ce jusqu’au petit matin. La présence des forces de l’ordre de jour mais surtout de nuit, doit être visible, dissuasive et renforcée. L’Etat est le premier comptable de la sécurité des citoyens et il lui appartient de trouver dans l’urgence une solution définitive et durable pour rassurer les camerounais.

Les chefs traditionnels des villages du Wouri constatent que le pouvoir d’achat des camerounais régresse ou stagne. C’est paradoxalement le moment choisi par certains opérateurs des domaines sensibles pour augmenter les prix à la consommation courante. A défaut de pouvoir enrayer la hausse de certains prix, il importe au moins que le service soit à la hauteur de l’effort consenti par les ménages. C’est malheureusement loin d’être le cas notamment pour l’électricité, l’eau et le carburant. Il est à craindre que cette augmentation ne fasse boule de neige sur les autres denrées de première nécessité (farine, sucre, pain, riz, viande, gaz…) ce qui aura pour conséquence inéluctable de vider d’avantage le panier de la ménagère et de faire imploser le climat social.

Les chefs traditionnels des villages du Wouri regrettent qu’un digne fils d’Afrique ne recule devant rien pour s’approprier le lieu de célébration de l’une des plus anciennes cérémonies traditionnelles du Cameroun, le Ngondo. S’il est compréhensible qu’un homme d’affaires cherche le meilleur emplacement pour son entreprise, il est tout de même inquiétant qu’un africain originaire d’un pays à forte tradition ancestrale, n’ait pas jugé utile d’avoir une attitude autre que le mépris envers les autorités traditionnelles, les villages et peuple Sawa, mais aussi envers l’ensemble des populations vivant dans le Wouri, qui subiraient sans discrimination les conséquences environnementales de la construction d’une telle usine à un endroit aussi passant et propice à la marche relaxante en bord de mer. Ni la recherche d’argent par l’Etat ou par des individus, ni le besoin d’offrir des emplois à nos enfants ou élites, ne peuvent justifier que l’on bafoue ainsi les rares espaces d’expression qu’il reste à notre culture que ce soit à Douala ou ailleurs dans le pays. Douala sera-t-elle la seule ville côtière au monde à priver ses populations de l’accès direct à un fleuve dont le Cameroun doit de surcroit son nom ? Après la disparition du Mbagna, après le triste sort réservé au lieu de pendaison de Rudolf Duala Manga et de Ngosso Din, face à la volonté d’effacement total des lieux de culte africain ou de faits historiques comme la signature du traité germano-Duala, le peuple Sawa qui assume sa part de responsabilité, entend désormais veiller à la sauvegarde de ce qui lui reste de son âme. C’est pourquoi les Chefs traditionnels des villages du Wouri, tout en étant favorables à une issue concertée et consensuelle, resteront très attentifs aux initiatives prescrites par le Gouvernement de la République. Ils espèrent qu’il en sortira une solution satisfaisante pour le cadre de vie des populations de Douala, pour le Ngondo et pour toutes les autres parties prenantes. Ils n’accepteront aucune humiliation et mettent en garde tous ceux qui se servent de ce dossier pour mettre en cause leur probité.


III/ Les perspectives

Les Chefs traditionnels des villages du Wouri invitent tous les Sawa de la diaspora à venir s’implanter dans leur terroir et à s’investir dans le développement de leur pays. Des initiatives seront prises dans les mois à venir pour les y inciter. Ils en appellent à la concrétisation du Grand Sawa et remercient le peuple Batanga de les avoir associés à la célébration du Mayi 2012 à Kribi.

Des actions sont menées dans le sens de la valorisation des langues, cultures et traditions du terroir. Deux rencontres, l’une nationale sur le tribalisme et l’autre internationale sur «culture et religion d’Afrique» seront organisées.

Les chefs traditionnels des villages du Wouri se réjouissent du retour progressif des Camerounais et demandent à toute la communauté nationale de leur réserver un chaleureux accueil.

Fait à Douala, le 27 juin 2012.

Le Secrétaire Général
Le Président Chef traditionnel de Sodiko
Chef traditionnel de Bonamoukouri-Bonakouamouang

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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