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Communiqué: Le SNJC dénonce les déclarations tardives de M. Laurent Esso sur la mort en prison du journaliste Bibi Ngota
Correspondance
YAOUNDE - 06 JUILLET 2012
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le SNJC réitère sa demande d’une commission d’enquête indépendante exprimée en vain en son temps. Cette commission est d’autant importante que l’enquête juridico-administrative conduite par le ministère de la justice, avait exclu la période de séjour des journalistes à la DGRE, le service du Contre-espionnage camerounais.
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Douala
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06-Jul-2012 05:05 EDT
Monsieur Azebaze, vous êtes journaliste, semble-t-il, mais aucune des deux phrases ci-dessous n’a de sens.

« Le Bureau Exécutif a suivi avec intérêt les déclarations prêtées à Monsieur Laurent Esso, actuel ministre de la justice, garde des sceaux, qui aurait nié, selon un député camerounais membre de la Commission des lois constitutionnelles, toute responsabilité dans les tortures et la mort du journaliste Bibi Ngota décédé le 21 avril 2010 en détention préventive à la prison de Kondengui.

Le SNJC s’étonne d’autant de telles déclarations aujourd’hui qu’elles n’apportent aucun éclairage décisif à la recherche de la vérité sur les circonstances de l’arrestation, de la détention et de la mort de ce journaliste dénoncées à l’époque par l’ensemble de la profession, le SNJC en tête.


Pour la première phrase, de deux choses l’une : soit vous avez suivi les déclarations d’Esso, soit c’est le Député qui les a suivies. Pourquoi est-ce si difficile pour des journalistes d’écrire simplement ?

Contrairement à la première phrase, la deuxième présume que Esso a effectivement fait les déclarations que la première phrase ne fait que lui « prêter ». Ou alors, doit-on comprendre que vous vous étonniez plutôt des déclarations du Député ? Pourquoi voulez-vous que ce soit une séance parlementaire qui « éclaire » une affaire en cours d’enquête ? N’avez-vous pas lu ce que des membres de votre syndicat ont déjà écrit sur cette séance parlementaire ?

Ceci est un exemple parmi plusieurs autres. Vous comprendrez alors qu’il est difficile de donner du crédit à votre syndicat.

Autant le dire, vous faites un peu léger, cher monsieur de la profession, comme beaucoup d'autres compatriotes pour qui paresse et prétentions sont opposables à l’excellence. N’enfoncez pas cette profession, s’il vous plait, parce qu’il y a de milliers de jeunes qui y aspirent, et vous êtes en bonne voie de détruire leur rêve.
Communiqué: Le SNJC dénonce les déclarations tardives de M. Laurent Esso sur la mort en prison du journaliste Bibi Ngota
Correspondance
YAOUNDE - 06 JUILLET 2012
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le SNJC réitère sa demande d’une commission d’enquête indépendante exprimée en vain en son temps. Cette commission est d’autant importante que l’enquête juridico-administrative conduite par le ministère de la justice, avait exclu la période de séjour des journalistes à la DGRE, le service du Contre-espionnage camerounais.
COMMUNIQUE SNJC/BEN/ N°0040

Le SNJC dénonce les déclarations tardives de M. Laurent Esso sur la mort en prison du journaliste Bibi Ngota




Le Bureau exécutif du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), élargi aux membres des cellules de réflexion mises en place en juillet 2010 pour la relance de l’organisation, s’est réuni ce jour au siège de Jade Cameroun.

L’ordre du jour portait sur trois points:

1- Situation interne du Syndicat

2- Etat de préparation des échéances statutaires du Syndicat

3- Divers/Situation médiatique nationale


Sur la situation interne

Le Bureau exécutif s’est préoccupé des sorties de certains de ses membres, qui, plus est du Bureau Exécutif qui ont porté et animé sur des forum publics, les questions relevant de la vie interne de toute organisation. Au regard des dispositions du règlement intérieur à son titre VI portant sur « la discipline » et qui stipule en son article 51 que «d’une façon générale, toute violation des statuts et du règlement intérieur, en particulier toute action mettant en cause la cohésion du Snjc, fera l’objet d’une sanction».

Conformément à cette disposition qui stipule que «[les] outrages, invectives, impolitesses et autres manquements de comportement dans le cadre du Syndicat peuvent faire l’objet d’une procédure disciplinaire conformément à l’énoncé de l’article 51, les militants étant tenus par le respect mutuel», le Bureau Exécutif réuni a décidé d’infliger un avertissement aux membres incriminés.

Le Bureau Exécutif a appelé tous les membres et responsables du syndicat à l’observance des règles strictes de discipline et de correction vis-à-vis de l’organisation, au risque de s’exposer à des sanctions plus fortes en cas de récidive.



Sur la préparation du congrès électif

Dans le souci de réaliser la mission principale assignée à l’ensemble du Bureau exécutif intérimaire, depuis lors en fonction, le Bureau Exécutif élargi a décidé de transformer en Commission Ad Hoc de préparation du Congrès du SNJC, la Cellule de réflexion de 3 membres mise en place précédemment en vue de la réflexion sur l’organisation du Congrès.

Le Comité Ad Hoc mis en place compte ainsi désormais huit membres dont deux femmes.

Les dates des 14 et 15 septembre 2012 ont du reste été arrêtées pour l’organisation dudit Congrès qui devra renouveler les instances dirigeantes du syndicat. Le lieu, dont les participants souhaitent être hors du siège du syndicat, reste à déterminer en fonction des besoins logistiques et moyens disponibles.

Tout membre qui aurait des propositions concrètes devra se rapprocher du secrétaire administratif national a.i.

Les conditions de participation sont les suivantes:

- En qualité d’électeur : il faudra être adhérent conformément aux dispositions du Règlement Intérieur du syndicat à la date butoir du 15 août 2012.

- Pour être éligible : en plus d’être à jour de son adhésion, il faudra s’acquitter de la totalité des frais annuels de cotisation pour la mandature (3 ans) à venir. Soit un montant total de 36 000 Fcfa.

Au regard du contexte socio-économique difficile, le Bureau exécutif a enfin félicité tous les membres dirigeants ou de base dont la disponibilité et l’engagement sans réserve permettent à l’organisation, dans un contexte national de faible engagement associatif, de porter et rendre visible et présent le Syndicat sur l’essentiel des problématiques du secteur médiatique. Il exhorte par ailleurs chacun membre de l’équipe dirigeante en fonction à donner davantage du sien, afin que le Syndicat exerce effectivement sa mission première de défense des droits professionnels et matériels des journalistes et travailleurs des médias camerounais, qu’ils soient membres adhérents ou potentiels membres.


Sur la situation médiatique nationale:

Le Bureau Exécutif a suivi avec intérêt les déclarations prêtées à Monsieur Laurent Esso, actuel ministre de la justice, garde des sceaux, qui aurait nié, selon un député camerounais membre de la Commission des lois constitutionnelles, toute responsabilité dans les tortures et la mort du journaliste Bibi Ngota décédé le 21 avril 2010 en détention préventive à la prison de Kondengui.

Le SNJC s’étonne d’autant de telles déclarations aujourd’hui qu’elles n’apportent aucun éclairage décisif à la recherche de la vérité sur les circonstances de l’arrestation, de la détention et de la mort de ce journaliste dénoncées à l’époque par l’ensemble de la profession, le SNJC en tête.

C’est pourquoi le SNJC réitère sa demande d’une commission d’enquête indépendante exprimée, en vain, en son temps. Cette commission est d’autant importante aujourd’hui que l’enquête juridico-administrative conduite par le ministère de la justice, avait exclu de son champ la période de séjour des journalistes à la DGRE, le service du Contre-espionnage camerounais. Or c’est bien M. Laurent Esso, en sa qualité de Secrétaire général de la Présidence, qui avait mis ces services en branle.

Le SNJC appelle le Chef de l’Etat à tirer enfin au clair cette affaire qui a durablement terni l’image du Cameroun comme Etat respectueux des droits de l’homme en général et de la liberté de la presse en particulier, d’autant qu’avec les déclarations actuelles de M. Laurent Esso, il apparaît que tous les acteurs centraux n’auraient pu être entendus.

Enfin le SNJC exprime ses plus vives inquiétudes face à d’autres déclarations prêtées au Garde des sceaux pour qui le parlement devrait s’intéresser aux mesures visant à « discipliner » la presse.

Venant se greffer à d’autres tentatives de pression du pouvoir politique sur la presse et les journalistes libres, le SNJC dénonce un propos qui trahit sans doute un projet de renforcement de la censure et la répression contre les journalistes en cette période de pré-transition politique.

Douala, le 04 juillet 2012
(é) Alex Gustave Azebaze, Premier Secrétaire a.i

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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