|
|
4  0 |
|
Les projets financés dans le cadre de cette initiatives sont très contrôlés: toujours sur appel d'offre ouvert, impossible de donner à une entreprise née le mois même de l'appel d'offre, impossible de donner à une entreprise sans compétences, tous les dossiers de réponses et la synthèse d'analyse par un comité relativement indépendant sont envoyés à la BM pour non objection,etc. Bref des contrôles à tous les niveaux, et du coût les agents du mintransport et du ccaa (autorité aéroportuaire) n'ont aucun moyen de s'en mettre plein les poches; et pour eux (et ils le disent sans se cacher) ce dossier est une perte de temps. Voilà notre beau pays: des individus, connus de tous à Yaoundé, bloquent des projets pour apporter un volant d'affaires à des entreprises locales et améliorer la sécurité du pays, alors qu'ils ont des salaires largement au dessus de la moyenne.
Le terrorisme patriotique va débarquer dans ce pays; car des patriotes, il y en a encore dans ce pays, et leur patience a des limites!
|
|
|
|
|
C'est le branle-bas de combat, depuis un certain temps au sein des départements ministériels concernés par la question. Le Cameroun, dans quelques jours, perdra des milliards de francs liés à la mise en œuvre du Projet régional de sécurité et de sûreté du transport aérien en Afrique de l'ouest et du centre (Prssac). L'Association internationale de développement (Ida), un département de la Banque mondiale (Bm), a décidé de clôturer les comptes de cette initiative en ce qui concerne notre pays.
A l'origine de cette situation, un faible taux de consommation des crédits (34%) et un taux de réalisation (28%) jugé particulièrement médiocre. «A plusieurs reprises, note un habitué du dossier, les responsables de la Bm ont attiré l'attention des autorités camerounaises suries risques de voir cette manne retirée du pays pour non respect des engagements contractuels.» Mais, comme d'habitude, l'inertie, la bureaucratie et les petits intérêts personnels ont plombé l'affaire. Une fois de plus, l'image du Cameroun, éternel fossoyeur de ses propres projets de développement, est traînée dans la boue.
Le 1er novembre 2006, le président Paul Biya signait un décret ratifiant l'accord de don d'environ 7,7 milliards de francs Cfa, conclu le 2 juin 2006 entre notre pays et l'Ida relatif au financement du Prssac. Quelques mois avant, le ministre de l'Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah, son collègue des Transports, Dakolé Daïssala, les responsables de l'Autorité aéronautique et le directeur des opérations pour le Cameroun à la Bm, Ali Khadr, signaient en grandes pompes à Yaoundé les documents y relatifs.
Le Prssac ambitionne le renforcement des capacités de surveillance, de sécurité et de sûreté de l'aviation civile et politique sectorielle par la fourniture des services d'assistance technique; la capacité de surveillance de l'entité d'exécution du projet en matière de sécurité et de sûreté; la mise en place de procédures d'approche fondées sur le système de positionnement global (Gps), pour des aéroports secondaires. Il s'intéresse au renforcement de la sécurité et de la sûreté des aéroports internationaux de Yaoundé et de Douala, à travers l'application rigoureuse des normes. Il comporte un volet lié à la protection environnementale et sociale, à travers l'exécution du plan d'action de réinstallation relatif aux activités visées dans le cadre de la deuxième composante du projet; la fourniture des services d'assistance technique de soutien à l'élaboration d'une étude d'impact socio-économique et environnemental relative aux activités visées également dans le cadre de la deuxième composante du projet. Depuis le début de sa mise en œuvre, le Prssac a permis la réalisation et la réfection de quelques ouvrages, notamment à Douala et Yaoundé. En mission au Cameroun du 22 au 25 mai, apprend-on, les experts de la Bm avaient de nouveau réitéré leur appel à la diligence à leurs interlocuteurs, ne manquant pas d'agiter la menace de forclusion qui pesait sur le projet. Manifestement en vain.
|