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Opération Epervier: Marafa acclamé au tribunal
Le Messager
DOUALA - 17 JUILLET 2012
© Nadège Christelle BOWA | Le Messager
 16 Réactions
Des centaines de badauds ont scandé des «Marafa, président» à l’arrivée et au départ de l’ex-ministre d’Etat de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) au palais de justice de Yaoundé-Centre administratif, hier, 16 juillet 2012, jour de l’ouverture de son procès en compagnie d’Yves Michel Fotso.
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Afro Juvenis
Far Far Away
  0
17-Jul-2012 14:00 EDT
N'est-ce pas Marafa devait etre juge par le nouveau Tribunal criminel special?
Jojopo
Bandjoun
  1
17-Jul-2012 12:16 EDT
pour quelqu'un qui est en prison YMF est frais hein? wow on ne sent meme pas qu'il souffre.. hum l'affaire ci va chauffer au pays
The Smokingchamp
Jevousemmegdestrasse
  8
17-Jul-2012 10:41 EDT
Dja l´anus ,

Quand tu vas commencer à parler plutôt que de péter , alors peut-être vais-je me décider enfin à t´envoyer à la la seule place qui te convient : le wc .
Petite crotte fétide !
Dja Et Lobo
In Chantoux Hair.
11   3
17-Jul-2012 10:17 EDT
@The Smokingchamp

"Au moins , on n´accusera pas Biya de mauvais traitement sur ses prisoniers . Chacun a pu voir qu´ils se portent bien ... mêrme très bien , si l´on veut ..."

Ferme ton groin,espece de singe sans queu,si t'as rien a dire!!la ferme definitivement.

Fiche le camp petit ecervele,tu penses que ce pays appartient a biya et son clan de voleurs??La justice au Cameroun est une mascarade.Deux poids et Deux mesures..

Au Cameroun la justice=biya bi mvondo le zoophile en chef,Pd en chef,le roi faineant a perpet qui a confisquer notre pays,qui n'a fait rien depuis 30ans a part pose des pierres partout et en profite pour detourne les fonds alloues a ses projets fantomes.

Surtout n'oubliez pas que le peuple attends toujours que lui et ses freres bandits du Sud(bulu) nous disent ou sont les 41milliards des pauvres Camerounais donc t-ils ont sacrifies en 1995...
Yoko
Ngoazip
12   5
17-Jul-2012 10:05 EDT
"OPERATION EPERVIER;MARAFA ACCLAME AU TRIBUNAL"
J'ai pitie de certains camerounais je me demande ou c'est l'ignorance,l'analphabetisme ou l'ennuie qui emenent deja certains de mes compatriotes a agir ainsi.comment pouvez vous acclamez quelqu'un qui est soupconne d'avoir detourne des miliards de vos francs alors que les populations souffrent enormement???It's CRAZY!!!!I DON'T GET IT!!!!!!!!!
ZANGALEWA
PANAM CITY
  1
17-Jul-2012 08:18 EDT
@ANGINA (douala) ON ne peut pas déjà parler de vice de forme,l,accés au dossier ne se fait pas ipso facto,c,est pour cela qu,on a renvoyé le début des audiences,en d,autres termes,le procés proprement dit n,a pas encore commencé.Il faut d,abord que la défense accéde au dossier pour savoir les griefs imputés à leur client.Donc c,est trés tot pour parler de vice de forme.
Vie Du Monde
Paris
13   5
17-Jul-2012 08:05 EDT
Tout ce qu'on veut, c'est le départ de Biya Bi Mvondo Barthélemy Paul le sois disant dieu de mvog-meka'a
Mbe Mot
Ebolowa
  17
17-Jul-2012 07:01 EDT
"Des centaines de badauds ont scandé des «Marafa, président» à l’arrivée et au départ de l’ex-ministre d’Etat de l’Administration territoriale..."

Et l'ironie, vous la mettez ou?

Voilà donc un vrai pays de droit, imaginez un seul instant le contraire des choses, Biya tenu par marafa! aurions nous tant soit peu assisté à ce déploiement du Droit? pour ceux qui ont nos âges, remémorez-vous les méthodes d'avant 1982, époque du frère peul, et dites le à ces jeunots qui roucoulent sur la place publique...
Angina
Douala
16   1
17-Jul-2012 05:51 EDT
Après on parlera de justice quand il y'a deja vice de forme, dans le sens où les avocats des accusés n'ont pas accès au dossier d'instruction. Dans tous les pays où le pouvoir a été confisqué par une seule personne , même résultat. Le Cameroun est pourtant rempli de richesses, mais, mais.... Pourquoi ?? Pourquoi ?? Mr Biya. Le Cameroun est Foutu.
Douala Manga Bell
Plateau Joss
  0
17-Jul-2012 05:25 EDT
@La Sagesse Africaine
Excellent commentaire
La Sagesse Africaine
Monte-Carlo
18   1
17-Jul-2012 04:58 EDT
Il est fort probable que le putatif ait signé une paix des "braves" avec ses tortionnaires. Le deal : Un procès en trompe l'œil, et à la clé une condamnation légère avec sursis contre une autocensure. Les maîtres artificiers du régime craignant la mise à feu que les révélations de ce baron (déchu ?) peuvent déclencher dans le pays.

Quant au fils du milliardaire, le capitaine des pirates, le Zidane des comptes off shore et autres sociétés écrans, et lessiveuses, si il ne se met pas à table avec gourmandise pour démêler les écheveaux de cette affaire, à n'en pas douter, on lui ferrait boire la tasse jusqu'à la lie ...ça s'appelle porte le sombrero
Kamerlokoptimist
Mboa
  0
17-Jul-2012 04:44 EDT
Nous sommes aux premieres loges
Confortablement ( et anonymement j'espere derriere notre clavier) installé

Ca peut commencer Ca va remplacer les salles de ciné que nous n'avons plus

ki est l'acteur, ki est le chef ban????
Ki mene ???
Stephanevic
There
13   2
17-Jul-2012 02:48 EDT
L'affaire-ci semble déjà bâclée.
1- De un, la sérénité insolente du prévenu, cachant mal l'assurance quant’ à l'issu du procès.
2- De deux, il est très illusoire de penser que la défense en une semaine puisse rassembler tous ses éléments de preuve sachant que celle-ci n'a jamais pris connaissance du dossier. Il y a qu'au Cameroun, PAYS DE DROIT jouissant d'une justice INDEPENDANTE, qu'on peut voir ça.

L'issue du procès est d'ores et déjà connue d'avance par les initiés. Dommage Marafa, on comprend bien que tu veules sauver ta tête, mais tu avais là une possibilité d'obtenir auprès du peuple des circonstances atténuantes, vu que par le passé, tu as fait partie de ses bourreaux.

Cependant, je garde l'espoir, car fort de la connaissance de tes ambitions au destin national, je compte donc sur toi pour jouer un de ces tours à ce régime après le procès, que grâce à ton chantage, tu sembles déjà avoir gagné.

Mais sache que tu ne pourras plus arrêter cette machine, qui est désormais lancée. Un de tes lieutenants sortira de nulle part un de ces jours et nous balancera la fameuse 5-ème. De toutes les façons, tu n’avais pas pris en compte Milla Assouté, qui d’une façon fracassante, est entré en lice et des fois tout comme à la fois, t’infirme et te confirme dans tes déclarations.

D’autres part je pense que le régime ne se permettrait plus une de ces humiliations à travèrs l’acclamation de MARAFA au tribunal et « pour des saisons de perturbations de la circulation routière, observée l’ors de l’ouverture du procès, le préfet du Mfoundi a instruit l’administration pénitentiaire et la justice de prendre des mesures nécessaires pour palier à ces inconvénients »
Kingfotolly
Paris
27   0
17-Jul-2012 02:39 EDT
La démocratie et le respect des droits des citoyens avancent en effet et c'est grâce à la vigilance des citoyens , journalistes en premiers, qui ne se laissent plus faire comme avant. Les lois existent, il faut les respecter. La constitution existe aussi , il faut la respecter( voire l'article 66 que le pauvre ministre de la deconne pietine). L'état Biya ne donne rien sans y être contraint. La lutte continue. C'est bientot la fin
The Smokingchamp
Jevousemmegdestrasse
  32
17-Jul-2012 02:21 EDT
Au moins , on n´accusera pas Biya de mauvais traitement sur ses prisoniers . Chacun a pu voir qu´ils se portent bien ... mêrme très bien , si l´on veut ...
Kamrey
Aposla
30   1
17-Jul-2012 02:12 EDT
En dehors du cas Marafa president , il ya des milliers de camerounais presidentiables , il n est donc pas concevable que mr Biya confisque le pouvoir depuis 30 ans sans que un lueur de developpement se fasse sentir , le cameroun merite une l alternance au sommet de l Etat
Opération Epervier: Marafa acclamé au tribunal
Le Messager
DOUALA - 17 JUILLET 2012
© Nadège Christelle BOWA | Le Messager
 16 Réactions
Des centaines de badauds ont scandé des «Marafa, président» à l’arrivée et au départ de l’ex-ministre d’Etat de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) au palais de justice de Yaoundé-Centre administratif, hier, 16 juillet 2012, jour de l’ouverture de son procès en compagnie d’Yves Michel Fotso.

Marafa au Tribunal - 16/07/2012
Photo: © Jean Bruno TAGNE


1.- Longue attente

11h. Lundi 16 juillet 2012 au palais de justice de Yaoundé-Centre administratif. Précisément dans l’enceinte de la Cour d’appel du Centre, requise par le Tribunal de grande instance de céans pour les audiences des procès de l’opération Epervier. Il y a longtemps que curieux, avocats, famille et amis des prévenus poursuivis dans le cadre des détournements de deniers publics ont investi les lieux. L’impatience se lit sur les visages et dans les attitudes. Le moindre mouvement suspect subit le regard inquisiteur de chacun et de tous.

Surtout des journalistes venus nombreux. Viendra, viendra pas ? La question taraude les esprits. Certains ne peuvent s’empêcher d’interroger le confrère, le voisin. Comment arrivera-t-il ? Par où passera-t-il ? L’hypothèse selon laquelle il pourrait prendre l’entrée venant du parquet est évoquée. Mais vite abandonnée. « Cela l’exposerait davantage », argumentent certains.

« On attend, on, on, on attend ! L’enfant ne vient pas ! » Le public continue pour sa part d’affluer. La salle d’audience est pleine à craquer. Des éléments de la gendarmerie et de la police, armés pour certains, veillent au grain. Certains d’entre eux tentent parfois d’intimider. Interdisant aux cameramen de tourner quelques images. En vain ! Les journalistes s’y opposent faisant étalage de leur connaissance du droit. On s’ennuie et pour tuer le temps, les uns et les autres se trouvent des occupations. Les supputations vont bon train. Des politiciens ont fait le déplacement. Dans leur rang, Albert Dzongang, candidat malheureux à l'élection présidentielle d'octobre 2011. Des juristes tels Me Alice Nkom, venus « observer ».


Yves Michel Fotso au Tribunal - 16/07/2012
Photo: © Jean Bruno TAGNE


12h. Un mouvement de foule fait penser que Marafa Hamidou Yaya arrive. Fausse alerte ! Il s’agit plutôt de Roger Ntongo Onguene, ex-directeur général des Adc (Aéroports du Cameroun).


2.- Comme une star hollywoodienne

12h55. Cette fois, c’est la bonne ? Un car de marque Toyota Hiace de couleur blanche, fait son entrée dans l’enceinte. Les regards se détournent de ce côté. «C’est lui», entend-on. Les cameramen braquent leurs objectifs. C’est à qui captera la plus belle image. L’ancien ministre Marafa Hamidou Yaya, inculpé puis incarcéré depuis le 16 avril 2012 pour détournements de deniers publics dans le cadre de l’achat d’un avion présidentiel, sort du véhicule de la gendarmerie nationale. Sanglé dans un costume bleu sur chemise immaculée, assortie d’une cravate rouge, l’ex-Minatd est suivi de près par Yves Michel Fotso, ancien administrateur général de la Cameroon airline (Camair), un de ses coaccusés. Une clameur s’élève. «Notre président !». L’allure majestueuse, l’homme semble serein. Une ovation du public accompagne «sa montée des marches» jusqu’à la salle d’audience. «Mon Dieu ! Qu’il est frais ! Vous dites que le père-ci est en prison ? Non gars, il est bien dans sa tête, etc.», entend-on. Ceux qui n’ont pas pu avoir de place dans la salle, se pressent aux portes et fenêtres pour le voir.

13h25. La sonnerie annonce l’arrivée du collège des juges constituant le tribunal. Ce trio est présidé par Gilbert Schlick, une autre star. Un brouhaha est de nouveau entendu, suivi d’une autre salve d’applaudissements pour l’accusé Marafa. Le procès s’ouvre ! On assiste à la même ambiance à sa sortie. L’homme est conduit sous les ovations jusqu’au car encerclé par des centaines de personnes, toutes admiratives. Il serre la main à quelques proches et résiste comme il peut, à faire des gestes à la foule. Le véhicule dans lequel il vient de s’engouffrer avec son acolyte, Yves Michel Fotso peine à quitter l’entrée principale de la Cour d’appel. Et pour cause, il est coincé entre la foule et les bouchons que l’évènement a créés sur la route attenante. Quelques gendarmes sont obligés de couper la circulation pour faciliter la manœuvre à son conducteur. Sous les cris, les ovations et youyous, le car fonce en trombe vers le secrétariat d’Etat à la défense (Sed) situé à moins de 2 kilomètres.


3.- Yves Michel Fotso veut parler

« …Je tiens à préciser d’entrée de jeu que j’ai été présenté comme quelqu’un qui défiait la Justice pour n’avoir pas comparu devant le juge d’instruction, et n’avoir pas déféré à vos deux convocations des 29 juin et 02 juillet 2012 ». Extrait de la déclaration liminaire d’Yves Michel Fotso, également poursuivi dans le cadre de cette affaire. Le prévenu veut expliquer les raisons pour lesquelles il ne s’est pas présenté. Mais le juge l’interrompt. Mais… il « aura le temps de le faire », rassure Gilbert Schlick. Sur ces entrefaites, l’audience est renvoyée au mardi 24 juillet 2012. Après un échange. La défense a besoin de trois semaines. Le ministère public estime que ce délai est long. Le juge tranche. Il faut, explique Me Alice Nkom, « un minimum de préparation qui n’a pas été faite. Un : le président veut permettre aux parties de faire comparaître leurs témoins dont il a demandé et obtenu la liste séance tenante ». À cette audience du 16 juillet 2012, seul le principal accusateur (le procureur) a communiqué la liste de ses témoins. Il y en a à peu près 14. Maintenant, il faut que la défense aussi produise ses témoins.

« Elle n’a pas pu le faire aujourd’hui, parce que les avocats de la défense n’ont jamais eu affaire au dossier. Bien qu’ayant commandé la copie du dossier d’instruction comme le veut la loi, le juge n’a jamais permis qu’ils aient une copie du dossier. Donc ils se sont dits peut-être on va avoir des témoins mais nous voulons commencer par demander que le tribunal nous permette d’avoir une copie du dossier. Parce que c’est à partir de là qu’on sait qui peut témoigner et qu’est-ce qu’on va dire », justifie Me Alice Nkom au sortir de cette audience. La prochaine audience se tiendra ainsi mardi prochain. « Ce sera pour écouter le ministère public accuser et prouver ». Marafa Hamidou Yaya est défendu par le bâtonnier Monthé, Pr Kofele Kale, Me Abdoul Baguil, etc. Toutefois, apprend-on, cette défense pourrait s’étoffer au fur et à mesure. Début de l’audition des témoins annoncé par le procureur le 24 juillet 2012.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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