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J. Lamberton: Les Bamilékés dans le Cameroun d’aujourd’hui
Le Messager
OUALA - 23 JUILLET 2012
© Le Messager
 36 Réactions
Le Cameroun s'engage sur les chemins de l'indépendance avec, dans sa chaussure, un caillou bien gênant. Ce caillou, c'est la présence d'une minorité ethnique: Les Bamiléké, en proie à des convulsions dont l'origine ni les causes ne sont claires pour personne.
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Atem3H
Belgium
  0
25-Jul-2012 17:30 EDT
@Kum-à-Lottin,

Well said bro, c'est toujours avec plaisir d'apprendre surtout sur notre histoire.

J'étais plutôt du côté du lycée de Mamfe. Je connais le lycée de Molyko à travers mes études à Uni de Buea pour avoir utilisé leur infrastructures.
Luxo
Transféré Au SED.
  1
25-Jul-2012 13:26 EDT
Le Peuple de Dieu!

Chers CINautes, voila un des fidèles lieutenants du génocidaire Max Brillant, ancien de l Indochine, ki , malgré la haine viscérale k ils avaient pour mon peuple, est obligé de reconnaitre ke ce peuple à kelke choz de divin.

Wi Etogbiyemassi, je suis un SUPREMACISTE BAMILEKE et je n affirme ke haut et fort ce ke certains frères de la communauté, dans une modestie annihilante, n ont pas le courage de le faire.

Chef, je ne sais pas de kel village tu es originaire a l'Ouest, mais prends la peine, si tu es en Europe, de te rendre aux prochains colloques de Menaibuc ou aux Universités d'été d'Africamaat. Y a pas mal d'africanistes et égyptologues ki dispensent les cours de Medou Neter.

Mon frère , muni toi juste d un mouchoir, car l'émotion ki t habitera ne te pemettra pas de retenir tes larmes. Tu seras ahuri de découvrir ke cette langue est entièrement identique aux langues Bamilékés.

Nous sommes le Peuple de Dieu, ns avons une mission ki ns a été assignée, asservi les peuplades retrogrades ki pillulent dans ce pays et les guider vers leur accomplissement.

RIEN, je dis bien rien, ne ns empechera de ns realiser. Ns ne lésinerons, si sur les méthodes, ni sur les moyens. Meme les Allemands, redoutables et méthodiques génocidaires n ont pas pu ns détruire ( on voit bien ce k ils ont fais subir au peuple Herero ), c pas des piètres francais et leurs vassaux nègres ki y parviendront.

L Hydre est en action, ces tentacules ont infiltré tous les cercles d'influence de ce pays. Ns attendons juste le signal.
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
  0
25-Jul-2012 12:44 EDT
@ Atem3H,

No problem bro!
On n'est ici pour apprendre les un des autres..

Tu es un ancien molyko-Buéa?

Deïdo boy
Atem3H
Belgium
  0
25-Jul-2012 11:06 EDT
@Kum-à-Lottin,

Je m'excuse car je me suis trompé sur la nationalité de l'auteur. Comme l'article venait du messager, j'ai cru à faire avec un journaliste camerounais utilisant un pseudo comme on lit assez souvent ici. Aussi j'ai cru qu'il parlait du Cameroun d'aujourd'hui mais comme Chavanas a bien résumé, l'auteur est un français décédé. Je comprends maintenant ton post avec mention de la France. T'as raison!


@Chavanas

Thanks for the information. Had no glue it was a letter dating back to the 60s. Would have nice if "le messager" had provided some background knowledge rather than just publishing it as they did. There is a lack of professionalism in this case
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
  0
25-Jul-2012 06:21 EDT
@ Atem3H,

Ce n'est pas toi qui écris ceci? :

" At times I wonder what is being taught in francophone schools about anglophone " ??

Ce à quoi je reponds: Rubbish! ce n'est pas clair?

Ce type Lamberton n'est pas "francophone" mais un français, colonialiste convaincu, qui écrit sur le Cameroun t'as vu?
Alors compare ce que tu veux mais Sache au moins de quoi on parle tu ne crois pas?

" Quand un article écrit par un anglophone sur l'histoire camerounais avec autant de fautes, tu pourras me poser ta question?"

Tu es toujours dans ta logique "angophone" Vs "francophone"...
Il faut sortir de la prison dans laquelle Lamberton et ses frères t'on enfermé.


Deïdo Boy.
Chavanas
New York
  0
24-Jul-2012 14:54 EDT
@ Atem3H

I share your opinion. I can hardly believe CIN published this letter which dates back to 1960 and whose author died a few years ago. Needless to point that it was written at a time when the author, who was a French army official, was in charge of defeating the UPC armed branch in the untold story of Cameroun Liberation Struggle.
Dzu
Joburg.
  0
24-Jul-2012 13:29 EDT
Faisons attention les politiciens sont entrain de pourrir le cameroun et ils ns utilise pour le faire et ns y allons betement . . .

peace be with cameroon .
00237
USA
  9
24-Jul-2012 12:00 EDT
DIDON LES BAMI, ALLEZ CHIER O RAILS! Qui a peur de vous?
Mouli
Boston (MIT)
  2
24-Jul-2012 09:52 EDT
Je connais personnellement beaucoup de bamilekes qui ne voulaient plus s associer a leures freres bamilekes, mais qui depuis y sont presque contraints, par instinct de survie. Ca les rend encore plus forts et plus et plus solidaires, ce qui ne presage rien de bon pour le cameroun que nous voulons paisible et prospere.
Atem3H
Belgium
  0
24-Jul-2012 09:47 EDT
@Kum-à-Lottin,

Wow, t'as répondu à mon post en quelle langue alors M. Kum? Mon post n'a pas fait allusion à la France et puis,d’où vient la SDM dedans. Quand un article écrit par un anglophone sur l'histoire camerounais avec autant de fautes, tu pourras me poser ta question?

Si tu penses comme moi qu'il a bien sauté ses cours d'histoire à l'école, voici une occasion pour toi de le corriger.
Doualamangabell
Yaounde
12   2
24-Jul-2012 09:29 EDT
Sangmelima.
quelqu´un a ecrit ici des Bami chassés a sangemilna. leurs biens detruits et tout.
Ce qui est marrant et montre presque l´impossibilité de vivre sans ce cailloux dans nos chaussures est que apres les avoir chassés le preft de sangmelima est allé faire arrêté le seul boulanger de la ville qui etait bien sûr bamileké dont la boulangerie vait ete detruite, oui il la fait aaêtez et ramnez de force a sangmelima non pour le mettre en prison , mais pour le prier de reouvrir la boulangerie car le peuple a fain et commence a vouloir se revolter. Les chefs et les gens de la region ont applaudis qunad le boulanger est revenu et les autres bamilekes avec les huiles, la farine, le poisson , la sardine etc...
Ceest une histoire à rire mais qui prouve que nous sommes appelés a vivre ensemble et ces genres de discussion renforcent le peuple bami et son unité. Vous les connaissez? ils vont alors decidez d´ouvrir une université plus grande que celle de ce raciste eveque. mais àla difference tout les camerounais pourront y entrer. regadez l´université des Montagnes. Ce n´est pa sun Bami qui est le Patron. alors comprenez
Angina
Douala
  0
24-Jul-2012 09:20 EDT
Article bidon tout simplement, rien à voir avec l'actualité d'aujourd'hui.
Doualamangabell
Yaounde
13   4
24-Jul-2012 09:18 EDT
Il faut rire .
Qui peut chasser les Bamilekés de Douala et Yaoundé? qui? avec quelle force? je repete toujours que ceux qui veulent une guerre pour chasser les bami, donneraient ainsi à ce peuple puissament organisé l´occasion de gagner alors le cameroun politiquement par la force. Les euls qui peuvent par la force resister aux bamilekés sont les nordistes. Eux même ils travaillent plus avec le nigeria , tchad que le reste du cameroun. Ca sera pour eux aussi une occasion de se separer des sudistes et les anglophones de pragrammer leur autonimie. Qui va alors aider les Betis? Ce n´est pas pour rien que même les francais ont preferé laissé ces gens la en paix. Ils font leur commerce et les autres font la politique. C´est pratiquement impossible de battre militairement les bamilekés. Leur puissances financieres et leur nombre, leur volonté , leur endurrance , leur dynamismme a deja atteint un niveau que même nos pays freres comme le Gabon ne peuvent plus s´en separer. Ils sont capable de faire amnere des milliers de mercenaires pour les soutenir et comme la plus part de luers sous se cherchent maintenant à l´etranger , ils peuvent financer une telle guerre pendant des années. même si tout leurs biens sont detruit au cameroun.
La force des bamilekés resident dans le fait qu´ils sont un peuple. C´est les seuls qu´on appele "peuple Bamileké" en afrique central. Un peuple est l´ossature d´une nation.
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
  1
24-Jul-2012 09:10 EDT
@ Atem3H,

" At times I wonder what is being taught in francophone schools about anglophone Cameroon history for this guy to be writing such rubbish...sad."

Tu prétends donner des leçons à l'auteur en qualifiant de rubbish ses assertions (soit dit en Passant,je suis du même avis que toi)
Alors toi-même tu dis des rubbish.
Francophone c'est quoi?
Tu n'as pas appris que la France est arrivée au cameroun hier?
Va lire l'article 22 du Pacte de la SDN.
On ne vous a pas appris cela dans vos écoles "anglophones"?

Deïdo Boy.
Niel26
Niel Par Ngambe
12   0
24-Jul-2012 08:50 EDT
CIN
vous mêmes vous jouez un sale rôle. Je ne vous prive pas de votre droit de selectionner ceux des textes qui paraissent interessant mais celui ci ne rentre pas dans cette catégorie. Je ne vais pas rentre dans les fausses allégations de cet i diot de p d qui raconte franchement n'importe quoi sur les bassa, sur l upc et même sur les bamiléké par endroit.
CIN ne jouez pas à ce jeu. Il est malsain.
Vous êtes de ceux qui pensent que celui qui remplacera Biya (qui n est pas eternel) devrait sortir de telle ou telle région alors que celui qui doit remplacer Biya doit avoir un programme ambitieux tourné vers le developpement et le progrès du Cameroun qu'il soit peul ou bulu bami ou bassa moudang ou douala kirdi ou bafia bakweri ou bakoko ainsi de suite.
STOP
Etogbiyemassi
Yaound'e
  3
24-Jul-2012 08:39 EDT
@pend'e,
"@ a tout les non bams
allez vous reste sans agit ?
Etogbiyemassi
Yaoundé
tu es luxo ne fais pas le malin"..

Si tu arrives a te relire, je t'octroi une bourse qui financera tes etudes de la seconde en licence, incluant bien sur l'obtention d'un Bac et d'une licence. Espece d'individu a la cervelle de moineau
Danmode
Yaoundé
  0
24-Jul-2012 08:34 EDT
+1000
kamerlokoptimist,

Il n'yaura jamais de nation Israel dans notre Cameroun, Le peuple Cameroun est assez mature et ne tombera jamais dans de tels basses maneuvres.

c'est comme ca que ca part, trac'e des frontieres (jusqu'a englober Douala avec meme le titre de capitale), mise en exergue d'une soit disante superiorit'e sur tel ou tel autre aspect, etc etc

Les concern'es meme n'ont rien a voir avec ces agitations, et ne sont meme pas au courant de ces plans obscures les concernant

bref, Je ne sais pas quel interet a CIN pour nous balancer de telles archives qui n'ont plus rien a voir avec le contexte actuelle.
Mouli
Boston (MIT)
10   1
24-Jul-2012 08:23 EDT
Ca sert a rien de detester les bamilekes comme certains fou furieux le font. Vous les rendez encore plus fort et plus solidaires. Les USA sont un pays contruit par des groupes plus fragmentes qu au cameroun. Eux ils ont reussi a en faire la nation la plus forte du monde entier. Pourquoi pas le cameroun?
Atem3H
Belgium
  1
24-Jul-2012 08:19 EDT
This article brings in the role of anglophone Cameroon in a numerous mistakes. The author should carry out proper research before writing many assumptions.

" malheureusement, elle trancha, se faisant, en plein pays Bamiléké. 800 000 Bamiléké subsistent, pour l'instant, sous la tutelle du Royaume-Uni "

Having a common ancestor, people of the grasslands are composed of Tikars (those of North-West) and Bamileke + Bamoun ( West province)

"Par rapport au Cameroun indépendant, le Cameroun sous tutelle britannique fait figure de parent pauvre, négligé par la nation tutrice ; son unique route est mauvaise et ne conduit vers aucun débouché : les cars de voyages qui relient Bamenda à Kumba au Cameroun britannique, empruntent la route de Mbouda à Mbanga, de l'autre coté de la frontière"
Rubbish... no need to comment such nonsense!

"Il est remarquable à ce propos -mais bien d'autres motifs sont légitimes que M. Foncha n'envisage le rattachement que sous une forme fédérative. Une telle prétention prend des proportions nouvelles dans la perspective du « Grand Bamiléké "

At times I wonder what is being taught in francophone schools about anglophone Cameroon history for this guy to be writing such rubbish...sad.
Pende
Douala
  5
24-Jul-2012 08:19 EDT
@ a tout les non bams
allez vous reste sans agit ?
Etogbiyemassi
Yaoundé
tu es luxo ne fais pas le malin
Mouli
Boston
  7
24-Jul-2012 08:14 EDT
Merci le messager de nous rappeler a quel point ce sinistre lamberton (que le diable l emporte!) a inspire tout une generation de neo nazi que les francais ont pris le soin de laisser a la tete du cameroun. Ces francais, ont commis le genocide de peuple bamileke tout simplement paracequ il voulait liberer le cameroun du joug colonial.

Ce lamberton, bien que ne vivant plus, devrait etre traine devant la justice, comme les Azteques l ont fait pour christophe colombe.
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
  7
24-Jul-2012 08:07 EDT
@ Mollah45,

+ 1

" L’agitation du faux problème Bamiléké sert-ils de paravent à leur projet niant le droit des peuples autochtones (Douala, Mbo) sur leurs terres."

Attention!
Tu vas te faire traiter de tribaliste...

Deïdo Boy.
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
  11
24-Jul-2012 08:02 EDT
@ Kingfotolly,

Je croyais que tu étais un inconditionnel du mensonger,pardon! euh.. du Messager? (Radio mille collines du Cameroun)

Tu comprends maintenant ce dont je faisais allusion?
Cette feuille de chou a toujours prétendu que les Bamiléké étaient persécutés au cameroun...
Le Sport favori de feu Njawé.

Deïdo boy
Vially
Paris
  2
24-Jul-2012 07:57 EDT
Je vois que c'est très facile de créer des problèmes tribaux! un français à la baguette.

l'unité nationale risque voler en éclat si on passe le temps à parler des tribus. Quand il y a un problème on oublie le droit et on regarde la tribu.

Quand le droit disparaît on voit les nouvelles lois qui nous régissent: le réseau, la tribu, l'argent, le sentiment .... ahah Biya .... voilà le plat de résistance de ton septennat: un TRIBALISME en bonne et dûe forme!

en attendant que tu retires tes seules subventions, les camerounais survivent!
Mollah45
Bonn
  5
24-Jul-2012 07:49 EDT
Lire: L’agitation du faux problème Bamiléké sert-ils de paravent à leur projet niant le droit des peuples autochtones (Douala, Mbo) sur leurs terres ?
Mollah45
Bonn
  8
24-Jul-2012 07:46 EDT
@OUALA: « Le long de la frontière, depuis Douala jusqu'à Foumban, c'est donc un bloc homogène de 700 000 Bamiléké qui pèse sur la nation camerounaise dont elle incline le destin sur une pente hasardeuse. »

Les ethnofascistes Bamiléké préparent t-ils la création de leur Etat qui ira des montagnes de l’Ouest jusqu'à Douala, selon les découpages du reporter J. Lamberton ?

L’agitation du faux problème Bamiléké sert-ils de paravent a’ leur projet néant le droit des peuples autochtones (Douala, Mbo, etc) sur leurs terres ? Il est temps que les véritables stratèges Camerounais se mettent au travail face au sommeil profond du régime néocolonial de Biya.
Lokito
Berlin
18   2
24-Jul-2012 07:00 EDT
@Mollah45

@Kingfotolly

vous avez absolument raison, cet article cherche à réactiver un problème (bamiliké), qui n’existe plus à cette dimension aujoud'hui.
C’est très dommage. Je me souviens aux hostilités qu’il y’ avait eu à Sangmélima. En effet le maire de ce département accusait les Bamiliké du manque de contribution au dévéloppement de cette contrée. Pour lui les Bamiliké vivaient et gagnaient leur argent au sud mais partaient investir à l’ouest. Alors il était hors de question pour lui de voir les Bamiliké avec des grands magazines et en meme temps habitaeient dans des cabanes.
Il a donc chasser les bamiliké de cette region.
pour les indentifier il fallait repéter la phrase bulu : "bia bia" qui veut dire entre nous. il était presqu'impossble pour un Bamiliké de reprendre cette phrase sans accent.
Mais aujourd’hui l’homme Bamiliké est installé partout au cameroun en paix y compris à sangmélima.
Donc déterrer ce genre de documents pour engendrer à nouveau la polémique n’est pas du tout nécéssaire.

Voici les references completes sur ce sujet.
http://www.pressafrique.com/m93.html
Jms
Kmer
12   3
24-Jul-2012 06:42 EDT
Que veut montrer exactement le Messager en publiant ceci sans un autre texte à côté qui rappelle le contexte qui règne à l'époque où Lamberton l'a rédigé ? ou bien un texte qui montrerait l'importance de ce texte en 2012 ?

De toute manière @ Cin, vous seuls jugez de mettre ici les articles que vous semblez intéressants.

Ceci a t-il a un rapport avec l'affaire de l'ucac en 2012? ca sert á quoi de nous balancer en pleine figure le texte d'un vieux raciste franssais ecrit quelque part en 1960?
Kamerlokoptimist
Mboa
22   1
24-Jul-2012 06:22 EDT
Eh oui les voila qui sortent du bois

je le redis encore ce ont les meme qui hier nous enculaient qui aujourd'hui veulent remettre le couvert

Non Vous ne nous diviserez pas LE pretendu probleme Bamileké n'existe que dans les esprits malades
Aujourd'hui nous sommes tous Camerounais lie par un destin commun

Cet article peu viser une seule chose constituer une sorte d'ISRAEL en plein Cameroun et ainsi la porte ouverte a toutes sortes d'ignominie Ce sera le development de l'AFRIQUE qui sera retardé pour au moins 2 siecles encores Soyons lucides Nous partageons les memes problemes new-bell,kasmando tsinga elobi bependa voirie village deido, meme combat meme enemie ou memes enemies: Corruption et pauvreté filles du tribalisme et du nepotisme,cousin du sous devellopement petit fils de la colonisation et du neocolonialisme

En avant pour batir la nation camerounaise
NTU-NFINGA
OKOLA
13   16
24-Jul-2012 06:13 EDT
Entre temps, la 2ième épouse de Nkontchou Nkouomegni (zéro-mort) est dans les griffes de l'épervier et vient de passer sa première nuit au Campus Carcéral de l'Université de Douala, Faculté de Non-Droits, section New-Bell.

Madame et ses comparses sont poursuivis pour falsification de la signature du secrétaire général de la présidence de la république (s.g.p.r.).

Visiblement, après Ludovic LADO qui a l'art de falsifier sa propre signature et introduire de fausses attestations de licence dans le circuit diplômant de l'u.c.a.c., au profit d'un nommé ou prétendu nommé tonleu dongmo yannick, voilà que madame Nkontchou Nkouomegni nous remet au goût du jour ce que nous reprochons aux bham's : l'art de faire du faux en écriture.

Après quand on frappe le fautif, on crie au trhibalisme.

bande de peureux !!!
Kingfotolly
Paris
13   16
24-Jul-2012 05:47 EDT
"Douala est, pratiquement, une capitale Bamiléké. "
vaut mieux etre aveugle que de lire ça. Pourquoi les gens cherchent à pousser les autres à bout depuis quelques années avec le probleme bamiléké? que cherche t on? continuez vos provocations. apres vous allez demander pardon comme lors des marches sawa à dla...
Apres ces marches j'ai personnellement assisté à une réunion organisée par les hommes d'affaire bamiléké de Dla. Nous étions chez notre ami Lewat à bandjoun. était à cette reunion un Opticien tres connu à dla, un ancien ministre d'ahidjo et biya(mort depuis), un pdg d'une grande entreprise de bieres de dla, d'autres amis bamilékés de ydé. le sujet c'etait : "pardon , calmez vos jeunes , on n'a rien contre vous. nous on a tout investit à Dla et nous ne voulons pas de desordre. nous perdrons beaucoup. Nos freres bamilékés sont inconscients, etc...". VOILA. ARRETEZ VOS PROVOCATIONS INUTILES? QUAND LES CHOSES VONT SE DECLENCHER VOUS SEREZ ENCORE SURPRIS. VOS PLEURS NE SUFFIRONT PLUS.
Mollah45
Bonn
15   10
24-Jul-2012 05:16 EDT
@OUALA: « J. Lamberton: Les Bamilékés dans le Cameroun d’aujourd’hui »

Rien que le titre de votre article vous mets hors-sujet. Ou est le rapport entre ce texte écrit, en 1960, et le nom de son auteur dans la vie sociale des « Bamilékés dans le Cameroun d’aujourd’hui ».

Votre forcing de vouloir, absolument réactualiser le « problème Bamiléké » saute aux yeux. Vous êtes dans la même logique que l’ethnofasciste SHANDA TONME dans sa lettre adressée au Vatican contenant les expressions : « guerre civile », « génocide » contre les Bamiléké ; Aussi Théophile Kouamouo in Monseigneur Tonye Bakot et le faux problème Bamiléké du Cameroun, qui cite les passages anti-Bamileke des années 1950-1960, dans l’affaire de la lettre confidentielle.

Prenez l’exemple des Bassa qui ont durement subi aussi durant cette période. Ils n’ont pas eu des avantages préférentiels, comme l’aide d’Ahidjo et de Biya, envers les entrepreneurs Bamiléké ; la construction unique des infrastructures dans l’Ouest Cameroun.

Que voulez-vous insinuer à travers votre texte ? Vos arrières pensées sur le sous-titre : « Douala est, pratiquement, une capitale Bamiléké » veut dire quoi exactement ? Les problèmes d’actualités, entre les Douala et les Bamiléké, selon vos arrières pensés, sont résolus par le biais du texte de Lamberton ? Vous mettez du baume dans le cœur des politicards qui estiment que les Bamiléké doivent gouverner la ville de Douala à la place des autochtones.

Qui se ressemble s’assemble. Continuez avec vos idées fondamentalement en opposition avec la construction de la nation Camerounaise. Le peuple Camerounais vous observe sans broncher.
Etogbiyemassi
Yaoundé
13   2
24-Jul-2012 05:10 EDT
"...le peule Bamiléké comprend plus d'un million d'individus. C'est-à-dire approximativement le tiers de la population totale du Cameroun indépendant qui forment un rassemblement compact, à cheval sur la frontière anglo-camerounaise...."

".... Naguère, il était couvert de forêt comme les plaines avoisinantes qu'il surplombe de ses 1200 mètres. Les Bamiléké ont abattu les arbres, essouché le sol et l'ont mis en culture. Par endroits, on pourrait se croire au Japon tant la terre est sarclée, jardinée, soigneusement protégée contre le vent, le soleil et les passants. Pour qui parcourt l'Afrique, c'est une seconde surprise. ..."

Est ce qu'on va encore respirer ici avec le supremaciste Luxo
Etogbiyemassi
Yaounde
14   2
24-Jul-2012 05:08 EDT
".......les Bamiléké forment un peuple. Il suffit pour s'en convaincre de considérer leur nombre, leur histoire, leur structure sociale et leur dynamisme. Qu'un groupe homogène de populations nègres réunisse tant de facteurs de puissance et de cohésion n'est pas si banal en Afrique Centrale ; au Cameroun, du moins, le phénomène Bamiléké est sans équivalant....."

Hum....
Kum-à-Lottin
Janea La Bonantone
12   19
24-Jul-2012 02:42 EDT
" en fait, les Bamiléké forment un peuple."

- Ah bon?
Quel est le Rapport entre un Bafang et un Dschang? un Bamoun et un Bafoussam?

J. Lamberton est un inculte,il suffit de le lire ces textes naviguent toujours entre Approximation facheuse et mysticisme...

Comme ça Um Nyobè a crée l'UPC Avec Moumié?

Au moins il reconnaìt que ces gens sont arrivés hier et sont probablements le dernier groupe humains à avoir rejoint le territoire Cameroun.
Certains suivez mon regard seront déçus Krrr! Krrr! Krrr!

Deïdo Boy.
Chavanas
New York
18   2
24-Jul-2012 01:04 EDT
52 années se sont écoulées depuis que cet article a paru. Il a resurgi comme un refrain depuis la fin des années 80, alors que les mesures drastiques de l'ajustement structurellement en vue soulevaient dans l'intelligentsia universitaire et ecclésiastique des interrogations au sujet de la distribution des responsabilités dans l'effondrement de l'économie du pays.

Si des raisons économiques avaient servi de tremplin à la formalisation du débat dont Sindjoun Pokam et Mono Ndjana s'étaient fait les hérauts, le vent de la démocratie et l'effervescence identitaire du début des années 90s ont quant à eux concourru à faire de l'article de Jean Lamberton le chapelet d'un certain nombre d'intellectuels Bamileke, qui s'efforcaient de s'imaginer un ennemi atemporel.

Alors même que ce rosaire s'imposait à eux du fait d'un délire auquel prêtaient les perspectives ethnodémographiques du pouvoir en confrontation avec les velléités autochtonistes et équilibristes, le texte de Lamberton mérite le sceau d'un exercice de combat qu'il faut retenir comme tel sans en rajouter. Qu'est-ce à dire ?

La substance de cette note est que Lamberton, homme de guerre méditant sur l'ennemi Bamiléké, avait de la peine à les définir et à les localiser dans sa cartographie mentale d'une Afrique naturalisée en paquet d'ethnies à origines territoriales fixes. Dix ans plus tôt Delarozière s'était donné la même peine, avec la seule différence qu'il doutait de cette dénomination. Des années plus tard, c-à-d aujourd'hui, non seulement on ne se permet plus le doute mais on fait du malaise colonial un virus fait jurer au nom de la race.
J. Lamberton: Les Bamilékés dans le Cameroun d’aujourd’hui
Le Messager
OUALA - 23 JUILLET 2012
© Le Messager
 36 Réactions
Le Cameroun s'engage sur les chemins de l'indépendance avec, dans sa chaussure, un caillou bien gênant. Ce caillou, c'est la présence d'une minorité ethnique: Les Bamiléké, en proie à des convulsions dont l'origine ni les causes ne sont claires pour personne.
J. Lamberton: Les Bamilékés dans le Cameroun d’aujourd’hui

Le Cameroun s'engage sur les chemins de l'indépendance avec, dans sa chaussure, un caillou bien gênant. Ce caillou, c'est la présence d'une minorité ethnique: Les Bamiléké, en proie à des convulsions dont l'origine ni les causes ne sont claires pour personne.

Notre connaissance des Bamiléké reste superficielle faute d'un Graule ou d'un Richard Mallard capable de nous expliquer leurs problèmes qui se dressent sur de nombreux plans : démographique et social, national et international. De là de graves difficultés, non seulement pour les résoudre mais simplement pour les poser correctement. Dans leur contexte, africain et camerounais, une logique commune d'homme blanc ne les discerne qu'au travers d'une optique déformante. L'avenir du Cameroun sera pourtant déterminé par leur solution.

Sans doute le Cameroun est-il désormais libre de suivre une politique à sa guise et les problèmes Bamiléké sont du ressort de son gouvernement. Mais la France ne saurait s'en désintéresser : ne s'est pas engagée à guider les premiers pas d'une jeune Etat et, ces problèmes, ne lui a-t-elle pas légués non résolus ? Il suffit en outre, de regarder la carte pour voir que le Cameroun est inséré comme une clef de voûte dans l'édifice africain de la Communauté.


Le peuple Bamiléké

Les monographies font état d'une « race » ou d'une ethnique Bamiléké ; en fait, les Bamiléké forment un peuple. Il suffit pour s'en convaincre de considérer leur nombre, leur histoire, leur structure sociale et leur dynamisme. Qu'un groupe homogène de populations nègres réunisse tant de facteurs de puissance et de cohésion n'est pas si banal en Afrique Centrale ; au Cameroun, du moins, le phénomène Bamiléké est sans équivalant.


Foule d'Afrique

Le Cameroun indépendant s'étend, aujourd'hui, sur 432.000 kilomètres carrés. Au temps des Allemands, le Kamerun couvrait 750 000 km2. En 1919, la Société des Nations procéda à une révision de ses frontières et au partage de son territoire ; opération qui aurait pu se faire sans dommage. Car le Cameroun, du point de vue de l'ethnographe, est un assemblage disparate. Au Nord de la bande forestière équatoriale, 500 000 Foulbé musulmans, organisés en sultanats, dominent 500 000 Kirdis animistes. Au Sud-Est d'une ligne qui partant du littoral dans le voisinage de Douala passerait par Bafia (à cent kilomètres au Nord de Yaoundé) s'étale une mosaïque de tribus ; les unes agglomèrent 200 000 Bassa établis autour d'Edéa ; les autres, 500 000 Pahouin qui se distinguent en Ewondo, Boulou, Fang... On trouve encore des Bakoko, cousins des Bassa, le long des côtes ; des pygmées au cœur de la forêt, etc... Au total, un million de Bantou peuplent la forêt camerounaise.

Entre la ligne que nous venons de créer et la frontière occidentale du Cameroun, vivent 700 000 individus qui, presque tous, appartiennent à un môme peuple dont on ne sait s'il est licite de le ranger dans le groupe soudanais, mais dont on peut affirmer qu'il n'est pas bantou.

Ils occupent, suivant le découpage administratif, le département Bamiléké, chef-lieu : Dschang ; sa superficie est de 7 000 kilomètre carrés que se disputent, sans en perdre un pouce, 500 000 habitants ; soit une densité moyenne de 70 habitants au Km2. Mais il s'agit d'une région de montagnes et ce chiffre ne traduit que de manière imparfaite une surpopulation tout à lait exceptionnelle en Afrique : dans l'arrondissement de Bafoussam, le peuplement dépasse 400 habitants au km2.

Aussi, débordent-ils dans les départements voisins. Au Nord, il peuple un bon tiers du département Bamoun où ils sont plus de 20 000 contre 60 000 musulmans soumis au sultan de Poumban. Us se répandent plus volontiers vers le Sud : 70 000 Bamiléké ont envahi; le département du Mungo qui totalise 11 000 âmes ; 8 000 s'implantent dans le département du Nkam en repoussant résolument les 80 000 naturels vers l'Est. Enfin, la ville de Douala, dont le périmètre urbain coïncide sensiblement avec les limites du département du Wouri, compte 80 000 Bamiléké pour une population totale de 120 000 Africains.

Douala est, pratiquement, une capitale Bamiléké.

Le long de la frontière, depuis Douala jusqu'à Foumban, c'est donc un bloc homogène de 700 000 Bamiléké qui pèse sur la nation camerounaise dont elle incline le destin sur une pente hasardeuse.

Lorsque le SDN traça la frontière entre le Cameroun sous mandat français et le Cameroun sous mandat britannique, elle obéît à des considérations principalement géographiques : la ligue de partage sur le faite chaînon volcanique qui s'étire en ligne droite du mont Cameroun (altitude 4 070m), aux monts Bambulo (culminant vers 1 600 mètre) ; malheureusement, elle trancha, se faisant, en plein pays Bamiléké. 800 000 Bamiléké subsistent, pour l'instant, sous la tutelle du Royaume-Uni

Récapitulons nos dénombrements : ajoutons les Bamiléké qui ont essaimé dans le Sud-est du Cameroun : 6 000 à Yaoundé, 4 à 5 000 dans la vallée de la Sanaga, nous trouvons que le peule Bamiléké comprend plus d'un million d'individus. C'est-à-dire approximativement le tiers de la population totale du Cameroun indépendant qui forment un rassemblement compact, à cheval sur la frontière anglo-camerounaise


Qui sont les Bamiléké?

Premièrement surprise : sauf lorsqu'ils s'expriment en français, les Bamiléké n'emploient guère cette dénomination pour désigner les gens de leur race. Les Allemands, puis les Anglais après eux, ne les connaissent que sous le nom de « grass-fields », un terme pidgin que du moins, tous les intéressés comprennent de part et d'autre de la frontière. Pour leurs voisins Bamoun, les Bamiléké sont des Pa Nkoutou « ceux d'en haut » ou « les Montagnards » ; on admet généralement que le mot « Bamiléké » lui forgé sur le mont modèle avec un gros barbarisme-par un linguiste d'occasion : leke, le vallon ; Bamiléké. Les vallons ; Bamiléké = ceux des vallons. L'explication est plausible ; son exactitude importe peu : aujourd'hui pour les Camerounais francophones, et pour la plupart des autres, les Bamiléké sont des Bamiléké

II est vrai, en outre, que le département Bamiléké est un pays de vallons entaillant profondément un plateau déboisé. Naguère, il était couvert de forêt comme les plaines avoisinantes qu'il surplombe de ses 1200 mètres. Les Bamiléké ont abattu les arbres, essouché le sol et l'ont mis en culture. Par endroits, on pourrait se croire au Japon tant la terre est sarclée, jardinée, soigneusement protégée contre le vent, le soleil et les passants. Pour qui parcourt l'Afrique, c'est une seconde surprise.

Le terrain volcanique est fertile : depuis plusieurs années, à coté des cultures vivrières, les Bamiléké ont développé des plantations de caféiers. Dans les départements voisins, ils sont introduit cette nouvelle forme d'activité, particulièrement dans le Mungo où ils fournissent la plus grande part de la main-d'œuvre employée sur les vastes exploitations bananières qui sont la propriété de sociétés européennes : ils exploitent aussi leurs propres bananeraies. De ce fait, ils subissent les fluctuations qui affectent la commercialisation de produits te.ls que le café et la Banane ; sources de gros profits quand le marché mondial offre des prix élevés ; causes de ruine brutales quand les cours s'effondrent.

Sur le versant britannique des volcans, l'habitat bamiléké présente le même aspect ; avec une différence néanmoins. La France a considérablement amélioré l'infrastructure économique, notamment les communications, dans les régions où prédominent les planteurs bamiléké. Le département Bamiléké est pourvu d'un excellent réseau routier ; de Foumban à Douala. Une route asphaltée, qui longe le vieux chemin de fer allemand du Mungo, permet, dans les meilleures conditions, d'écouler les récoltes vers le double port de Bonaberie-Douala ; elle facilite les déplacements mais favorise, en même temps, le vagabondage et alimente sans contrôle le prolétariat bamiléké de Douala.

Par rapport au Cameroun indépendant, le Cameroun sous tutelle britannique fait figure de parent pauvre, négligé par la nation tutrice ; son unique route est mauvaise et ne conduit vers aucun débouché : les cars de voyages qui relient Bamenda à Kumba au Cameroun britannique, empruntent la route de Mbouda à Mbanga, de l'autre coté de la frontière. Et surtout, les récoltes des « grass fields », du coté anglais, ne peuvent être exportées qu'à la condition d'être embarquées dans le port bananier de Bonaberi-Douala.

Quelle que soit l'attirance que le Nigeria exerce sur les « grass fields » placés sous la tutelle anglaise, ils n'en sont pas moins liés par le sang et par l'intérêt aux Bamiléké, leurs frères et leurs voisins.

La courte histoire des Bamiléké

L'histoire obscure des Bamiléké, n'aurait d'autre intérêt que si elle ne révélait à quel point ce peuple est étranger au Cameroun. Le gros de la population camerounaise appartient sans aucun doute au groupe bantou ; pour les Bamiléké, c'est moins sûr. En l'absence d'une enquête approfondie, force est de se référer à des travaux fragmentaires souvent contradictoires. Mais un point, au moins, échappe à la controverse. Vers la fin du XVIIe siècle, le peuple bamiléké glissait lentement des régions du Bornou au Nord-est de l'actuelle Nigeria vers les massifs camerounais de l'Adamaoua. L'époque de son établissement sur le plateau qui porte aujourd'hui son nom est récente : au moment de la conquête alternance, vers 1905, la migration n'était pas achevée.
Il ne s'ensuit pas que l'on puisse trancher sans hésitation, sur l'appartenance des bamiléké au groupe soudanais, encore que maintes observations semblent étayer cette thèse : ainsi, la constitution complexe de castes et de classes ; l'extension de l'artisanat ; les techniques de la métallurgie, de l'architecture ; les traditions artistiques des sculpteurs sur bois, des brodeurs, des fabricants de masque. On note, en contrepartie, des usages caractéristiques des civilisations bantou, peut-être même des influences pygmoïdes (exemple : les ceintures en peau dont se parent les dignitaires de certaines associations). Enfin, les dialectes bamiléké trahissent une profonde imprégnation bantou.

Les anthropologues s'en tirent en classant les bamiléké dans la famille nigéro-camérounienne (Delufosse) du groupe sou-dano-bantou (de Pedrals). Baumann qui les a étudie; plus sérieusement que quiconque, les qualifie de semi-bantou en spécifiant qu'ils représentent la liaison entre la civilisation primitive ouest-africaine de la fôret vierge et les civilisations paléo-soudanaises et néo-soudanaises des savanes limitrophes.

Conclusion prudente qui, du moins éclaire la situation des Bamiléké dans le Cameroun d'aujourd'hui : ils y possèdent la force du nombre, ils ne s'y sentent solidaires, ni ces sultanats islamisés du Nord, ni des phylarchies démocratisées du Sud ; ils ont conscience de former un peuple dont une frontière arbitraire ne suffit pas à briser l'unité, ni à estomper les caractères originaux.


Une vallée des rois

L'originalité du peuple bamiléké, nous pouvons la découvrir, en particulier, dans son organisation ancestrale. On affirme qu'elle tombe en ruine sous les coups d'une jeunesse endoctrinée ; et c'est muni de ce postulat que le gouvernement de Yaoundé ne se fait pas faute d'intervenir dans le sens d'une évolution qui pourrait être, après tout, favorablement à l'intégration des Bamiléké dans la famille, camerounaise.

Hâtons-nous donc d’observer le dynamisme des Bamiléké à travers leurs institutions traditionnelles, avant qu'elles n'appartiennent au folklore.
Le fondement de la société bamiléké est la chefferie qui répond exactement aux conceptions de « la cité antique ». La chefferie n'est qu'une seule et même famille élargie à sa clientèle. C'est pourquoi, sans doute, Baumann croit reconnaitre deux races en présence dans toute chefferie bamiléké : l'une parée d'avantages dont il gratifie les chefs et les notables ; elle serait plus grande, plus robuste, plus affinée, plus intelligente que la seconde qu'il assigne au vulgaire issu « d'assujettis de type paléo-négritique ».

Le long règne sur la chefferie entouré d'une noblesse de cour (Nken) ; c'est un roi-prêtre qui dirige ses fonctionnaires (Tcho Fe) par l'intermédiaire de ses ministres (Wala). Il juge en dernier ressort, officie dans les cérémonies du culte, gère le trésor public, commande ses guerriers, assume, en un mot, les pouvoirs et les charges d'un monarque souverain. Les chefferies se considèrent sur le même pied d'égalité quelle que soient leur puissance, l'étendue de leur domaine ou leur ancienneté. Si l'on trouve des chefferies-filles d'une chefferie mère, leurs relations s'établissent moins suivant un rapport de vassalité qu'en venu d'une convention d'alliance. Entre chefferie, les alliances ont un caractère essentiellement religieux ; pour en saisir la nature, on peut, là encore, se reporter à Fustel de Coulanges.


On a recensé plus de cent chefferies

L'originalité de l'organisation sociale bamiléké réside également dans le système complexe et persistant des « sociétés ».

Tout bamiléké parvenu à l'adolescence, quelque soit son sexe adhère sa vie durant à une ou à plusieurs « sociétés » auxquelles il se lie par un pacte du sang. Les sociétés poursuivent des buts divers : certaines ne sont que des simples « classes d'âge » ; d'autres ont un caractère religieux ; on trouve, on outre, des sociétés de femmes, de guerriers, etc... Les plus vivantes sont connues sous le nom de Kambuin (littéralement : association des riches) et de Mendjon (terme que certains font dériver, non sans audace, du pidgin ; men-joint). Le Kambuiu, est à la fois un conseil d'administration de la chefferie que président le Fong et un syndicat de propriétaires, elle joue donc un rôle économique de première importance. Dans les chefferies très peuplées, la société Katasa, fonctionne exactement comme la Kambuin mais, semble-t-il, ses membres sont de moindre extraction. La Mendjon est une société populaire d'entraide et d'éducation ; il existe des Mendjon d'hommes, des Mendjon de femmes et, peut-être, des Mendjon mixtes. L'importance de telles sociétés tient à ce qu'elles offrent une tribune commode aux propagandes politiques. On aurait peine à comprendre l'actuelle rébellion bamiléké; comment elle se répand en tache d'huile autour de ses foyers, par quelles voies elle se propage jusqu'à Douala et Yaoundé, sans passer par les sociétés Mendjon.

Si l'on tient pour irréversible une évolution des institutions traditionnelles qui sonne le glas de la chefferie bamiléké, il faut néanmoins constater la vitalité de certaines sociétés : c'est par leur intermédiaire que se répandent aujourd'hui les mots d'ordre de révoltes ; il serait imprudent de l'ignorer pour qui cherche à rétablir l'ordre et à se concilier les esprits.


Les problèmes Bamiléké

Le plus difficile des problèmes bamiléké est de nature sociale. Le cadre de la chefferie éclate sous la poussée démographique : l'émancipation d'une jeunesse scolarisée à 80% se traduit par une impatience qui supporte mal la tyrannie hiérarchique des institutions ; mais surtout l'exutoire de la surpopulation est devenu trop étroit ; la modernisation des grandes plantations progresse au dépens de la main-d'œuvre et les villes sont impitoyables aux chômeurs.
Le chef, cet otage

Depuis quelques années, et suivant un courant qui submerge progressivement l'Afrique Noire, les Chefs traditionnels sont tenus pour les principaux responsables des convulsions populaires, il faut avouer que dans l'ensemble, les Fong-bamiléké ne font rien pour leur défense.. Beaucoup sont usés par l'âge et les excès. Englués dans leurs privilèges, ils refusent de voir qu'autour d'eux, les nouvelles générations sont inquiètes, indociles et regimbent sous le joug de coutumes qu'à l'égale on tourne en dérision.

Nos Administrateurs, au temps de la tutelle française ont eu conscience de ce problème, ils ont, tout de suite buté sur ses données. En réalité, que reproche-t-on aux chefs ? Leur conservatisme, leurs privilèges ? ...

En 1954, le décès d'un Fong ouvrait la succession dans une chefferie de moyenne importance. Au mépris de la coutume, l'administration imposa l'intronisation d'un jeune étudiant, rappelé de France où son éducation se poursuivait sous les auspices d'une éminente personnalité catholique. Deux ans plus tard, en 1956, sa chefferie allumait le foyer qui embrase aujourd'hui tout le bamiléké.

Fortes de cette fâcheuse expériences, les autorités s'avancent prudemment sur une voie si scabreuse ; elles croient découvrir une solution plus accessible dans la perspective d'une réforme agraire, remède à la mode... et qui économise une étiologie, susceptible, tout à la fois d'évincer la chefferie et d'améliorer le sort des ruraux.

Mais, il est inexact que les Fong soient « les propriétaires du sol, distribuant et confisquant les terres à qui et quand bon leur semble ». Si l'on en croit le coutumier, « tout Bamiléké est libre de posséder son terrain personnel (Nsagni) qu'il peut vendre, louer, laisser en héritage, mettre en garantie ». C'est seulement dans le cas où le propriétaire décide d'abandonner son village et va s'établir hors de sa chefferie natale que « son terrain est aliéné ou profit du Fong qui en dispose à sa guise ».

En pays Bamiléké, la grande propriété existe, bien sûr ; mais il saute aux yeux que le morcellement des plantations en propriétés individuelles ridiculement exiguës, aggrave le mal autrement poignant et peut-être incurable d'un territoire surpeuplé.

Une autre complication vient des femmes. Chez les Bamiléké, l'homme est un artisan habile, un artiste inspiré parfois, un commerçant avisé, un défricheur et un chef de culture expérimenté ; un palabreur inlassable aussi. Mais il n'est pas laboureur : nous voulons dire qu'il répugne à manier la houe et à s'incliner sur son champ. Le travail de la terre est affaire de femmes. Aussi, le coutumier traite-t-il du mariage en terme de maquignon ; par exemple : « le mari possède tous les droits sur sa femme. Ses seules obligations, à son égard, sont de lui donner du sel, de l'huile de palme et, rarement, de la viande ; il doit lui fournir une pelle et une machette... L'homme n'est pas tenu de fournir à sa femme le vêtement. Il peut même lui interdire de porter des pagnes et d'acheter des étoffes, même si elle en a les moyens ». Il n'y a guère, la région bamiléké était un pays de femmes nues. Aujourd'hui seules quelques très vieilles paysannes sont encore au champ complètement dévêtues.

On n'aura pas de peine à croire que les filles Bamiléké instruites à l'école ou formées dans les Missions n'acceptent plus de bon gré d'être traitées comme un bétail. Au début de l'année dernière (1959), nous visitions une école rurale. Le maître, un jeune bamiléké, nous présente une fillette d'une dizaine d'années qui récita gentiment une poésie enfantine. Et comme elle s'approchait pour recevoir sa récompense, un gros chagrin fit ruisseler ses larmes. L'instituteur nous apprit que la fillette allait partir pour une chefferie éloignée offerte par le Fong, en guise de cadeau, à un notable de ses relations ; c'est la coutume très répandue du Younkap. La femme ou la fille bamiléké n'est, en effet, qu'un bien meuble, signe extérieur et source de richesses qui s'acquiert, se donne ou d'échange avec le minimum de formalités.

Seulement, les filles ne sont plus d'accord ; elles ont découvert les plaisirs de la culture, l'attrait d'une belle robe et que le travail de la terre, s'il est moins difficile, est également moins amusant qu'une page de lecture.
Encore quelques années elle bamiléké devra sérieusement réviser ses procédés de culture ; la réforme agraire ne résoudra pas tous les problèmes agricoles.


De la montagne au bondonville

Pour desserrer le carcan des traditions et pour manger à sa faim, le bamiléké se laisse aisément séduire par les promesses de la ville. Douala surtout l'attire. Il ne s'y sent pas dépaysé : le quartier sordide et malfamé de New Bell est une succursale du pays natal. Presque toutes les chefferies y entretiennent un représentant du Fong et une fille de leurs sociétés. Pour se rendre compte à quel point Douala mérite son titre de capitale des bamiléké. Il suffit d'examiner comment ils s'y répartissent les emplois.

On peut avancer que les Bamiléké résidant à Douala y occupent 70% des professions libérales exercées par des Africains, en y comprenant : les médecins, les avocats, les journalistes, les comptables, les employés du bureau. Ils tiennent 30 % des emplois de fonctionnaires appontés par le gouvernement. On compte 60% de Bamiléké parmi les commerçants africains, 80% parmi les artisans, 40% parmi les ouvriers et 12 % parmi les cométiques.

Voilà le coté brillant de la médaille ; mais son revers est sombre.
En 1958, 18 000 chômeurs étaient recensés parmi les bamiléké de Douala ; ce chiffre doit être majoré d'un quart pour tenir compte des vagabonds qui échappent à tout contrôle et n'en peuplent pas moins le bidonville de New Bell, vivant de rapine ou de charité.

Peut-on s'étonner que l'émeute soit si facile à déchainer dans le grand port camerounais?

L'intelligentsia des bamiléké instruits remâche ses griefs et trouve occasion de les exacerber dans les réunions politiques toujours ardentes ou les idées subversives germent et prolifèrent comme la végétation tropicale. Une pièce abandonnée à sa triste misère forme une troupe toujours disponible et prête à s'enrôler pour le désordre et le pillage : de là, des explosions comme il s'en produisit en 1955. Un minimum d'organisation permet d'utiliser ses appétits pour des fins politiques précises ; c'est ce qui se passe aujourd'hui.
Les seuls freins que rencontrent les instigateurs de violences sont le manque d'armes, la pusillanimité, et surtout l'appréhension que les noirs éprouvent à enfreindre les tabous ; s'attaquer à l'autorité, tuer sans motif personnel, constituent des attentats maléfiques ; il est nécessaires qu'un « sorcier » de réputation confère une immunité magique, un « blindage », aux volontaires peu nombreux qui se vouent au terrorisme ; cependant les mômes sorciers sont capables d'envoûter une assemblée par des incantations qui déchaînent l'hystérie des assistants et les poussent à des excès redoutables. Tout ce que nous avons pu lire dans le récit émouvant de R; Ruark à propos des Mau Mau peut être transposé sans retouche dans le monde noir en général, et révèle assurément un assurément un aspect actuel avec moins de frénésie pourtant, de la révolte bamiléké.

Yaoundé se pose en capitale administrative du Cameroun ; mais le capital véritable, c'est Douala. C'est à New Belle que sourdent les courants d'idées, que se forgent les mots d'ordre des partis et les consignes des syndicats, que se déchainent les forces de l'insurrection. Douala, «capitale bamiléké» est maintenant prête à recevoir les fondations d'une structure de type marxiste laquelle, ainsi que la soulignait M.J. Gascuel (2) trouve un terrain propice en tout lieu où « une masse grégaire quasi inculte coexiste avec une petite minorité d'évolués avides de pouvoir.


Intervention des mauvais bergers

Les partis politiques du Cameroun dévoilent presque toujours, un recrutement et des prétentions qui s'inscrivent dans un cadre ethnique, voire tribal L'organisation marxiste, elle-même. L'Upc, qui se largue de réaliser l'Union des Populations Camerounaises, n'échappe pas à la règle. Cette affirmation peur surprendre ; il n'est pas difficile de l'éprouver pour peu que l'on s'attache à dissiper la confusion entretenue par un vocabulaire et des concepts qui, transplantés sous le ciel équatorial, perdent leur vigueur sinon toute l'Upc soutient deux revendications essentielles : l'indépendance et la réunification. Qu'est-ce à dire? La réponse est moins évidente et surtout moins simple qu'on pourrait le présumer.

L'Upc fut constituée en 1948 à partir de la section camerounaise du Rassemblement Démocratique Africain.

On se souvient qu'après la prétendue « trahison » de M. Houphouet Boigny, ce parti qui avait essaimé dans tous les territoires africains d'allégeance française, se disloqua : ainsi naquit l'Upc d'Um Nyobé Ruben et de Moumie Félix l'un et l'autre révolutionnaires acharnés et nationaliste intransigeants.
Prêtons attention toutefois que de telles qualifications sont moins significative que les suivantes : Um Nyobè était de « race » bassa ; Moumie est un Bamiléké, l'Upc reflète sous quelque face qu'on l'observe ; ce dualisme ethnique : les, militants de l'Upc à d'infime exception près se recrutent exclusivement parmi les bassa et parmi les bamiléké ; en 1955, le soulèvement qui embrasa le Sud du Cameroun, à l'exception du pays Bassa, lui décidé par la fraction bamiléké de l'Upc contre l'avis de son secrétaire général, le Bassa Um Nyobè, en 1957-58, la rébellion de la Sanaga Maritime, dirigée par Um Nyobè, ensanglanta le seul pays Bassa dans l'indifférence complète des Bamiléké. Enfin, nous allons voir que les revendications de l'Upc répondent plus spécialement au vœu des Bassa lorsqu'il s'agit de l'indépendance et à une aspiration exclusivement bamiléké lorsqu'elles concernent la réunification.

Chacun sait que quel attrait mystique se pare le terme «indépendance» ; c'est un slogan commode qui impressionna d'autant plus que son ambiguïté permet les suggestions les plus séduisantes.

Il est impossible de s'assurer que les Pahouin dans le Sud, les Musulmans et à fortiori, les Kirdi dans le Nord du Cameroun aient revendiqué l'indépendance avec une profonde conviction. Il n'est même pas certain, si l'on en juge par ce qui se passe au Cameroun britannique, que l'opinion des bamiléké, même évolués, soit beaucoup plus éclairée. Tandis que pour les Bassa, l'indépendance implique la promesse bien concrète d'une restauration de la primauté bassa dans le Sud du Cameroun ; la conviction de pouvoir enfin briller dans l'arène politique d'un pays désormais affranchi de l'arbitrage de la France.

En comparaison, pour les bamiléké, la partie essentielle du programme revendicatif de l'Upc concerne évidement la réunification. A tel point que lorsque l'Upc fut frappée d'une arrêté d'interdiction pris à Yaoundé et menacée d'une mesure Identique au Cameroon britannique, ses leaders exilés se camouflèrent sous la raison sociale du parti O.K., sigle pour One Kamerun.
Le parti O.K ne prit même pas le soin de cacher qu'il continuait d'assumer le contrôle des filiales de l'Upc, la J.D.C, association de la Jeunesse Démocratique Camerounaise, et l'U.D.E.F.E.C, Union des Femmes Camerounaise.

Entre le parti O.K et l'U.P.C, la différence, à vrai dire considérable, se traduit surtout par l'élimination à peu près totale des Bassa depuis l'échec du soulèvement fomenté par Um Nyobè, la disparition de ce dernier, et le ralliement de ses lieutenants au gouvernement légitime.

Le parti O.K n'a même plus besoin d'afficher un programme, son non seul désigne le but qu'il poursuit : la réunification. Mais voici justement où l'on cesse de comprendre ; car, enfin le gouvernement de M. Ahidjo n'œuvre-t-il pas dans le même sens, avec l'assentiment unanime de la nation camerounaise, avec les armes d'une diplomatie mondiale, avec les encouragements des Nations Unies ? La seule réticence qui se manifeste provient maintenant du Cameroun britannique et du chef de son gouvernement : M. Foncha, un bamiléké.


La proie pour l'ombre

Alors, pourquoi la fureur bamiléké et l'acharnement de l'Upc contre le gouvernement de M. Ahidjo, chef d'un Etat souverain, franchement acquis à l'idée de restaurer son pays dans ses frontières d'autrefois, et qui ne cesse d'offrir à ses adversaires les plus irréductibles, une franche discussion et l'oubli du passé ? Pourquoi, dans le même temps, le Cameroon britannique connait-il des jours paisibles? Comment l'assujettissement de ce territoire à la tutelle d'une puissance étrangère, pour quelles raisons de démembrement qu'une telle situation consacra et risque de perpétuer, ne soulèvent-ils point la même colère et la même indignation parmi les chefs de la révolte bamiléké, ni de la part des dirigeants de l'Upc réfugiés à Konakry qui, dit-on, les inspirent?
Aucun fait précis ne permet de répondre à de telles questions, il faut s'en tenir à des rapprochements.

Il est indéniables que les criminels qui se livrent à des attentats dans les départements de l'Ouest-Cameroun, ainsi que dans les villes de Douala et de Yaoundé se réclament de l'Upc ; que la dictature révolutionnaire qui chercher à s'instaurer dans le département bamiléké invoque l'autorité des réfugiés de Konakry ; que la propagande encourageant la révolte reprend les thèmes et suit le programme subversif préconisé par Moumie Félix.

Dans ce contexte, le Cameroon britannique représente la base d'opérations et sans doute un relais de l'entreprise insurrectionnelle qui a tout avantage à y maintenir le calme pour écarter l'intervention des forces de police, d'ailleurs peu nombreuses, paralysées par la précarité des communications et l'imperméabilité d'une zone qui, le long de la frontière est connue sous le nom évocateur de « Black bush », et dont l'inefficacité s'est révélée à de nombreuses reprises.

Aussi peut-on reprocher aux autorités de Buéa une complicité involontaire, excusable au su de leur impuissance, et se borner à les envier d'être bénéficiaires d'une situation paradoxale qui ne cesse que les intérêts du pays voisin.

Cependant, de temps à autre, se fait jour la conception d'un «Grand Bamiléké» lequel, sans considération de frontière, verrait le rassemblement des circonscriptions à fort peuplement bamiléké dans les limites d'un territoire doté d'une large autonomie ; le «Grand Bamiléké» incorporerait, évidemment, le port de Douala. A notre connaissance, celle suggestion n'a été présentée ouvertement qu'une seule fois au Cameroun. Ce fut Ma M. André-Marie Mbida, prédécesseur du premier ministre actuel qui, dans « la Presse du Cameroun », exposa une thèse favorable à la constitution d'une confédération camerounaise ; les provinces de l'Ouest, où les Bamiléké sont en majorité y prennent place à coté des ensembles constitués par les départements islamisés du Nord d'une part, les régions christianisées du Sud d'autre part.

Nous avons déjà soulignés quelle importance révélait Douala pour l'économie du versant britannique des volcans bamiléké.

Les installations portuaires dans l'anse de Victoria et colles même de Port-Harcourt, à plus de 700 km de Kumba, au bout d'une route coupée de bacs, ne soutiennent pas la comparaison avec lés capacités offertes à Bonaberi-Douala pour évacuer les ressources en puissance, minières notamment, que recèlent le Cameroon britannique et le plateau sud oriental de la Nigeria.

Voilà qui incite à se demander si derrière les meneurs bamiléké ne se profiteraient pas certains intérêts privés ou officieux auxquels M. Foncha devrait de présider le Gouvernement de Buéa.

Il est remarquable à ce propos -mais bien d'autres motifs sont légitimes que M. Foncha n'envisage le rattachement que sous une forme fédérative. Une telle prétention prend des proportions nouvelles dans la perspective du « Grand Bamiléké ».


Conclusion

Tels sont quelques uns des problèmes qui, plus ou moins, motivent les désordres sanglants et, pour l'immédiat, menacent d'engendrer la famine dans le département bamiléké ; mais, en outre, risquent d'entrainer le Cameroun et la France qui lui apporte son aide dans ces aventures intérieurs et dans des complications extérieures extrêmes.

Source: Extrait de la Revue Française de la défense, 1960 pp161-176

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