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Point de Vue: Marafa fait peur
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YAOUNDÉ - 09 Aout 2012
© SAME NGOSSO (Corresp.) | Mutations
 5 Réactions
Au regard des multiples mesures sécuritaires prises autour du procès Marafa/Fotso, nombreux sont les Camerounais qui s'interrogent sur les raisons d'une telle fébrilité de la part des autorités camerounaises.
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Mbe Mot
Ebolowa
  0
11-Aug-2012 11:19 EDT
"Qu'on le veule ou non, le vent de l'histoire balaiera le Cameroun, et ni Blackboy, ni Mbe mot ne pourront s'y opposer."

Encore moins BIR justement.
BIR
BAKASSI
  1
10-Aug-2012 12:18 EDT
Mais ces maquereaux de Black boy et Mbe mot sortent de quel trou?
L'article en l'occurrence est un parfait régal, un véritable chef-d’œuvre journalistique, comme on n'en trouvera jamais dans des torchons tels La météo ou L’Anecdote, et autres feuilles de Fame Ndongo.
Qu'on le veule ou non, le vent de l'histoire balaiera le Cameroun, et ni Blackboy, ni Mbe mot ne pourront s'y opposer.
Blackkboy
Partout
  8
09-Aug-2012 16:44 EDT
Monsieur Same Ngosso,
a vous lire, on sent que non seulement vous ne maitrisez pas l' histoire du Cameroun mais aussi que vous n' avez jamais eu la chance de faire la connaissance de la justice dans d' autres cieux.
Monsieur Marafat n' est pas un homme a qui il faut faire confiance. Il a servi ce regime pendant combien de temps?. Pourquoi c' est maintenant qu' il vient vomir les betises.
Alfred de Vigny pouvait lui etre un grand enseignement.
Une chose est sure: les wadjos ne sont pas des revolutionnaires. C' est des gens qui aiment trop le pouvoir; le feu Ahidjo lui meme l' avait dit. Vous pouvez consulter ses interviews.
Le pouvoir que vous discuter meme la si les Bassa' a et les Bamiliké ne s' étaient pas sacrifiés vous alliez discuter quoi. Des villages bamilekés et babba' a ont été complètement detruit.
Le maqui a existé au pays bamileké meme dans les années 70, certains babimbi ont fui leur terres natales pour toujours.
Citez moi un seul wadjo qui est mort pour la cause independantice du Cameroun. Laisser nous ces histoires de Marafat.
Il y a des gens parmi nous qui connaissent l' histoire du Cameroun. Ne venez donc pas souvent ecrire des betises ici car vous ne savez pas qui vous li.
Marafat nous a montré qui il est au juste et il ne faut jamais compter sur des gens pareils car des qu' ils ne sont plus au commande, il vous livrent.
Bonne lecture.
Blackkboy
Mbe Mot
Ebolowa
  15
09-Aug-2012 12:46 EDT
"...au plus fort du régime ultra-sécurocrate de feu le Président Ahidjo, nous revoyons le déroulement du procès historique des Tankeu Noé, Wambo le courant et autres Takala Célestin: le public avait un libre accès, et les débats étaient retransmis en direct par haut-parleurs,..."

et toi Ngosso, avec une horde d'individus vous pouviez vous mettre à crier librement à haute voix: TAKALA PRÉSIDENT, TAKALA PRÉSIDENT, VIVE WAMBO LE COURANT, jusqu'à troubler la tenue de l'audience ou même à voix basse, et vous sortiez de là comme cela s'est passé à la première audience? et même prononcer seulement le nom de Ndogmo dans une causerie dans une chambre, on vous ramassait le lendemain...

Vous qui rappelez bien cette époque, pourquoi ne mentionnez vous pas les lois de 1962 sur la subversion au Cameroun?

J'ai comme l'impression que vous même, n'avez pas personnellement vécu ce régime, si oui, vous n'alliez pas avancer toutes les inepties contenues dans votre article.

Non, un peu d'honnêteté, l'histoire de ce régime est encore fraîche dans nos têtes pour avoir été témoins et parfois victimes de ses affres, quand vous vous aventurez dans ce que vous appelez aujourd'hui combat politique (des dénonciations mensongères et calomnieuses), revisitez bien l'histoire ou encore renseignez vous à très bonne source. Même des affaires du paléolithique, nous ne pouvons pas faire tant d'entorse dans leur narration sous prétexte que c'est des histoires des millions d'années, au risque de nous faire reprendre par des historiens purs et durs car l'histoire n'admet pas de distorsions.


".. Le peuple, dépositaire de l'ensemble des pouvoirs qu'il ne fait que déléguer, n'en croit pas ses yeux, d'être ainsi écarté, de manière si abrupte, alors qu'il ne cherche qu'à exercer l'un de ses droits garantis par la Constitution de notre pays, et à comprendre, à la lumière de l'Opération Epervier, les mécanismes liés aux détournements de fonds publics..."

Vous faites mêmes allusion à quel peuple et de quel droit?

une bande d'individus amassés autour du palais de justice en train de chahuter les juges, troublant le bon déroulement du procès...est-ce cela exercer leur droit? le droit au chahut?
Pourquoi n'a t-on pas chassé ton "peuple" le premier jour des débats?
et même, n'existe t-il pas la disposition légale du huis clos dans les procédures judiciaires?

Comprenez donc que par ce genre d'articles, c'est vous qui abrutissez votre fameux"peuple" fait de voyous et de débiles, il ne saurait d'ailleurs en être autrement, étant donné que vous même ne paraissez pas être exempt.
Dirt_Diver
Fort_Knox
14   1
09-Aug-2012 12:17 EDT
Thumbs Up !
Chapeau a Mutations et Same Ngosso en particulier pour cet article bien ecri. Good read every body
Point de Vue: Marafa fait peur
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YAOUNDÉ - 09 Aout 2012
© SAME NGOSSO (Corresp.) | Mutations
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Au regard des multiples mesures sécuritaires prises autour du procès Marafa/Fotso, nombreux sont les Camerounais qui s'interrogent sur les raisons d'une telle fébrilité de la part des autorités camerounaises.
Même du temps du Président Ahidjo, avec tout l'encadrement sécuritaire de l'époque, jamais on n'a assisté à un tel déploiement de forces qui pourrait rappeler une affaire d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Lorsque le prévenu Marafa Hamadou Yaya commence à abreuver le public camerounais de révélations inédites, tout en insistant sur les notions de Justice, Paix et Confiance, on est encore loin d'imaginer à quel point il est important de revisiter ces hautes valeurs pour mesurer le degré de désintéressement que nous affichons nous-mêmes vis-à-vis de nos droits et pouvoirs essentiels que nous avons délégués à nos dirigeants, comme cela se fait dans tous les états organisés du monde.

Sous le prétexte de mener une campagne d'assainissement des comportements au travers d'une lutte contre la corruption réclamée à cor et à cri en son temps par le brave peuple camerounais, il nous est servi tout et n'importe quoi.

L'objectif de cette interpellation n'est pas de s'attarder, tant s'en faut, sur les aspects techniques des différentes procédures pendantes devant les tribunaux, mais de focaliser sur les fondamentaux qui passent en pertes et profits depuis quelque temps avec notre silence et notre lâcheté complices.

Nous savons tous que la justice dans notre pays, comme un peu partout ailleurs, est rendue au nom du peuple. Elle est donc publique, et ce principe est consacré aussi bien par notre loi fondamentale que par l'ensemble des traités et conventions ratifiés par l'Etat du Cameroun. Et ceci pour permettre à tout citoyen d'exercer son droit de pouvoir vérifier dans quelles conditions les décisions de justice sont rendues.

Ce principe signifie également que:

(i) les débats se tiennent en public et que

(ii) les décisions sont rendues en présence du public. En termes plus clairs, cela signifie que les portes des salles d'audience doivent rester grandes ouvertes et accessibles à tous. Par voie de conséquence, l'interdiction de l'accès du public aux audiences sous réserves de la sécurité et du déroulement serein des débats, peut être une cause d'annulation du procès.

Et c'est là que nous devons rallumer notre esprit de vigilance, lorsqu'on constate toutes les entorses déployées pour éloigner le peuple souverain du théâtre des opérations, alors que dans nos lointains souvenirs, au plus fort du régime ultra-sécurocrate de feu le Président Ahidjo, nous revoyons le déroulement du procès historique des Tankeu Noé, Wambo le courant et autres Takala Célestin: le public avait un libre accès, et les débats étaient retransmis en direct par haut-parleurs, sur les ondes de la radio nationale, sans oublier les différents comptes rendus repris par les journalistes-vedettes de l'époque... Et nous étions dans l’une des périodes les plus troubles de l'histoire de notre pays.

Comment comprendre qu'au lendemain du cinquantenaire de notre indépendance, nous en soyons réduits à assister à une mobilisation de l'ensemble de nos forces de sécurité et de défense pour encadrer ce qu'on a pourtant qualifié de procès ordinaire. Celui de deux civils, dont un ancien baron du régime. Le peuple, dépositaire de l'ensemble des pouvoirs qu'il ne fait que déléguer, n'en croit pas ses yeux, d'être ainsi écarté, de manière si abrupte, alors qu'il ne cherche qu'à exercer l'un de ses droits garantis par la Constitution de notre pays, et à comprendre, à la lumière de l'Opération Epervier, les mécanismes liés aux détournements de fonds publics.

Dans le même registre, les palais de justice sont des sanctuaires que les magistrats ont l'obligation de protéger, dans le but de donner l'image d'une sérénité partagée; ce qui n'est pas le cas, avec ce fort déploiement de tant d'hommes de troupes armés jusqu'aux dents (Gpi, Gso, Esir, Bir, Police nationale, Gendarmerie...), cagoulés pour certains, et pour d'autres positionnés sur les toits, comme pour prévenir une attaque imminente dans une affaire de terrorisme ou d'atteinte à la sureté de l'Etat.

Avant cela, on est obligé de faire un lien avec l'annulation d'une émission de Ia radio planétaire, tant prisée par les auditeurs africains et animée par le célèbre Juan Gomez. Ce dernier avait projeté, et ce à la connaissance de tous, d'animer une émission publique (Appels sur l’actualité), dans le cadre du Festival des Écrans Noirs, au cours des journées des 4 et 5 juillet 2012, autour des thèmes se rapportant à (i) la lutte contre la corruption et (ii) à l'affaire du bébé volé. Cette émission sera annulée parce que Juan Gomez n'a pas pu obtenir son visa d'entrée au Cameroun. A croire qu'on a peur de quelque chose, de s'ouvrir à l'étranger.

Que dire alors de ces scènes isolées mais si parlantes, notamment celle de ces jeunes dames étrangères gentiment invitées à se rapprocher de quelques gradés, pour montrer patte blanche, en faisant examiner bagues, téléphones portables, et montres. A la fin, elles ont pu regagner la salle d'audience truffée aux trois-quarts de policiers en civil. On n'est pas loin de l'intimidation, surtout avec ce cordon sécuritaire disposé tout autour du palais de justice pour dissuader le citoyen ordinaire... La peur s'installe, on est obligé de le dire!

Le peuple a été bien naïf, en croyant qu'il s'agissait de procès ordinaire, Il est grand temps qu'il se rende à l'évidence qu'il s'agit de tout autre chose... Et pour cause! Il faut lier les faits, les uns aux autres, pour commencer à interpréter la technique d'ensemble à laquelle il faudra bien trouver un nom à ce qui s'apparente à de la forfaiture.

Lorsque le transfèrement de certains prévenus "ordinaires" se fait dans les conditions que l'on sait dans la nuit du 25 mai 2012, on est encore loin de saisir la quintessence de la haute instruction donnée à un lamido ministre de faire cesser les désordres de Marafa dans son fief naturel. Quelques temps avant, c'est le gouverneur de cette même région qui craignait que les cérémonies du 20 mai ne fussent purement et simplement boycottées. Quelques jours avant le Ministre de la Communication ci-devant Porte-parole du Gouvernement se déploie à Douala, tandis que le Directeur-adjoint du Cabinet Civil s'échine à mettre les "dérives" observées sur le dos des journalistes... Toutes ces tentatives de distraire l'opinion se sont avérées vaines au point qu'il a fallu passer à la vitesse supérieure et procéder à l'intimidation de manière systématique.

Un vigoureux rappel à l'ordre est envoyé à l'endroit des journalistes qui traitent de cette affaire en publiant les fameuses lettres, pour qu'ils sachent qu'ils peuvent tomber sous le coup des dispositions des articles 155 du Code de procédure pénale et 169 du Code pénal.

Que n'a-t-on pas agité, de manière fort sibylline, la violation du secret de l'instruction, en maniant très maladroitement les notions d'obligation de réserve et celle d'obligation de discrétion qui sont des dispositions prévues dans le Statut Général de la Fonction Publique (Articles 40 et 41), oubliant au passage que l'obligation de réserve s'adresse exclusivement aux fonctionnaires en service... Mais, on n'est plus à ça près...!

Il n'est pas jusqu'à Fame Ndongo, qui dans le style qu'on lui connaît, revisite ses humanités en comparant la posture d'un prévenu à celle de quelques romanciers épistolaires français. Le titulaire du perchoir à l'Assemblée nationale ira aussi de son trémolo, mais tout ceci ne semble pas captiver l'attention des Camerounais qui réclament la poursuite des révélations. Dans leur immense majorité, ils ne sont que dans l'attente de la publication de la 5ème lettre.

On a même essayé d'informer et de sensibiliser à sa manière, en organisation des séminaires dans le cadre du parti au pouvoir, pour le même résultat. Tout comme l'accélération du rythme des cérémonies de pose de la première pierre n'a pas réussi à calmer les Camerounais dans leur attente des missiles épistolaires.

En faisant une incursion dans le domaine technique pur, le procès démarre avec de nombreux couacs; notamment l'annonce par le juge que les prévenus et leurs conseils sont en possession des copies du dossier depuis le 16 juillet. Ce qui n'est pourtant pas le cas, puisqu'on sait que ce n'est que le 19 juillet dans l'après-midi que le dossier, au demeurant incomplet, leur a été livré, sachant que les preuves dans les cas de crimes économiques sont essentiellement documentaires... On vous laisse apprécier.

Autant de dysfonctionnements qui n'augurent pas d'un déroulement serein de la recherche de la manifestation de la vérité, à croire qu'il faut s'attendre à tout pour arriver à un résultat couru d'avance(?), avec ces affaires qui sortent du chapeau tous les jours, telles un rouleau-compresseur, A l'instar de (i) la plainte déposée par un condamné à mort, déchu de ses droits civiques, et non moins assassin du boucher français Nourry, (ii) de celle en diffamation, et bien réchauffée, du Chairman du Sdf.

La suite est certainement en laboratoire, et il n'est pas exclu qu'on entende bientôt parler de la distraction des fonds alloués pour les élections, et que sais-je encore. Alors que d'un autre côté, (i) on omet de parler de Ces sommes faramineuses non inscrites dans le budget de l'Etat (environ 12 milliards de FCFA, semble-t-il) et distribuées au gré des humeurs et des intérêts du Prince; (ii) on insiste très peu, pour ne pas dire pas du tout, sur les égarements d'un ancien Ministre des Finances qui, toute honte bue, affirme devant la barre qu'il a eu à exécuter des instructions à lui transmises au téléphone. Si ce n'est pas de la légèreté, ça y ressemble! Et dire qu'il est reparti libre, à croire qu'il offre plus de garantie de présentation devant la justice que les autres.

La patience des envoyés des représentations diplomatiques présents dans la salle d'audience a été mise à rude épreuve au regard du sévère décalage observé entre l'horaire prévu pour le démarrage des travaux et le démarrage effectif. Ce décalage est dû sans aucun doute aux différentes manipulations de l'ombre, notamment le coaching de quelques témoin-clefs. Mais ils en ont vu d'autres: au cours de tous ces procès, des noms ont été cités, mais jamais les concernés n'ont été inquiétés, car il faut absolument et certainement s'occuper de ceux qui ont déjà été livrés en pâture.

La lutte contre la corruption, qui n'est pas la lutte contre l'enrichissement illicite (plus facile à mener), donne lieu à une véritable épuration avec des dossiers de ce niveau, indiquant de manière implacable que l'appareil ne doit plus que regorger de «créatures», serviles... et tout ceci rappelle une technique bien connue entre 1936 et 1938, sous l'instigation d'un certain Josip Staline, de triste mémoire.

A y regarder de près, Marafa a mille fois raison.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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