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Affaire Albatros – Début audience dans le fond: Marafa enfonce Meva’a M’Eboutou et Atangana Mebara
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DOUALA - 10 Aout 2012
© Yves Junior Ngangue | Aurore Plus
 10 Réactions
Le Directeur régional pour l’Afrique au National democratic Institute for international Affairs (NDI) basé à Washington DC a assisté de bout en bout à l’examination-in-chief de l’ancien ministre d’Etat.
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Marafiste
Paris
  0
12-Aug-2012 19:46 EDT
Cher tous,

Un lien pour avoir la transcription de de la déposition de Marafa jeudi 09 Août dernier, au TGI:

http://rjcpatriote.centerblog.net/423-integral-de-la-defense-de-marafa

Très édifiant!
Belin
Douala
  0
11-Aug-2012 12:07 EDT
MHY travaille donc depuis plus de 30 ans comme haut cadre technique dans des sociétés pétrolières. Et les gens trouvent anormale qu'il ait construit un château à Garoua!
Vous savez combien touchent les haut cadre dans les entreprise pétrolières?
Moi haut cadre dans une entreprise pétrolière après un an je me construit un château grâce à mon salaire et autre primes et frais de mission. Oui un an c'est largement suffisant pour moi!
Et MHY y travaille depuis plus de 30 ans! n'exagérons pas!
Mbe Mot
Ebolowa
  10
11-Aug-2012 11:30 EDT
"De quelle obédience religieuse êtes-vous, lui demandera-t-on. Je suis musulman rétorquera t’il aussitôt… pouvez-vous poser la main droite sur le coran en jurant de dire la vérité et rien que la vérité? Je n’ai pas fait mes ablutions indiquera-t-il, il vous suffit juste de toucher insistera le juge Schlick, Monsieur le président, je ne suis pas à mesure de toucher le coran. Ok, jurez donc de dire la vérité et rien que la vérité… "

N'importe quoi, marafa ne pouvait pas tenter de toucher le coran parce qu'il sait pertinemment qu'il raconte des mensonges.

"Je n’ai pas fait mes ablutions..."

et quand il a juré de ne dire que la vérité, il a juré au nom de qui? n'est-ce pas d'Allah? et la, il a fait les ablutions? étant donné que le coran est inspiré d'Allah et contient par conséquent sa volonté. Vous avez déjà vu quoi? pauvres "marafistes".
Yoko
Ngoazip
  12
10-Aug-2012 17:22 EDT
Marafa tu vas traverser mon cadavre avant d'aller a Etoudi c'est devenu quoi???
Mballace
Mbalmayo
  0
10-Aug-2012 16:26 EDT
Et la plaidoirie du jour s'en est terminée ainsi?mince on dirait qu'on decoupe seulement en petit morceau.
Mbe Mot
Ebolowa
  22
10-Aug-2012 10:12 EDT
"Yves Michel Fotso est un ami que j’ai connu en 1993, en effet, c’est ma secrétaire qui m’a informé alors que j’étais secrétaire d’Etat aux finances que quelqu’un avait commandé une voiture pour un préfet, et qu’il refusait de payer les droits de douane, il s’agissait du milliardaire Victor Fotso que je ne connaissais que de nom à l’époque, étant donné que ce véhicule était affecté au préfet du Koung-Khi j’ai ordonné qu’il le lui soit remis, c’est ainsi qu’un jour Victor Fotso est passé à mon cabinet pour me féliciter, m’a dit en passant qu’il aimerait que je fasse la connaissance de son fils Yves Michel, quelques jours plus tard celui-ci est passé et nous ne nous sommes plus perdus de vue."

hum pour un Président qui abolira les droits de douane, je suis preneur...
marafa président ohé, nous ne paierons plus la douane, et je suis sur que le carburant suivra et toutes les autres charges qui nous accablent.
Freefry
Hòma
12   13
10-Aug-2012 08:54 EDT
"Yves Michel Fotso est un ami que j’ai connu en 1993, en effet, c’est ma secrétaire qui m’a informé alors que j’étais secrétaire d’Etat aux finances que quelqu’un avait commandé une voiture pour un préfet, et qu’il refusait de payer les droits de douane, il s’agissait du milliardaire Victor Fotso que je ne connaissais que de nom à l’époque, étant donné que ce véhicule était affecté au préfet du Koung-Khi j’ai ordonné qu’il le lui soit remis,"Donc fotso flatte ces prefets et marafa l'aide à contourner les droits de douane.
Wikileaks Gate111
In Hell Of Hell
18   2
10-Aug-2012 08:19 EDT
-Refus de déclarer ses biens , comme le stipule l’article 66 de la constitution du Cameroun et incitation des autres de ne pas le faire, manifestant ainsi le mépris pour cet Acte fondamental qu’il a juré, plus d’une fois, la main sur la Bible de respecter et qu’il a manipulée plusieurs fois pour ses propres intérêts, trahissant ainsi la confiance que le peuple a placée en lui.
-Ses longs séjours à l’étranger avec sa famille financés par l’argent du trésor public accompagné chaque fois, en dehors d’une garde pléthorique, par une multitude d’individus, membres de sa famille, courtisans, marabouts émargeant indûment dans les caisses de l’état sans en être les agents
Wikileaks Gate111
In Hell Of Hell
17   2
10-Aug-2012 08:18 EDT
SUITE... En plus, kodengui a besoin de lui et de Mebe Ngo’o, autre personne impliquée et pas encore interpellée pour que le gouvernement des voleurs soit au complet dans la prison avec un président de la République et un ministre de la défense pour la protection de ce territoire des mafieux.

Son système de corruption de la magistrature qui est sous ses ordres est tel que personne ne parle de son implication et personne ne veut dire la vérité au peuple.
Pour masquer son forfait, se dédouaner devant le peuple et en profiter pour régler ses comptes personnels, il choisit des boucs émissaires au gré de ses humeurs et les jette en pâture à la vindicte populaire. Depuis que le football ne soutient plus sa politique, chaque fois qu’il se sent en difficulté, il fait interpeler un ministre pour que le spectacle savamment et cyniquement orchestré, détourne pour un temps l’attention du peuple et lui fait oublier la misère dans laquelle il vit et les abus du régime dont il est victime au quotidien.
En plus de ce crime pour lequel ses comparses sont déjà en prison en attendant qu’il les y retrouve pour donner plus de lisibilité à la procédure, il y a encore pleins d’autres forfaits pour lesquels il doit rendre compte au peuple:

-Recel et protection des malfaiteurs : Pendant que les uns sont écroués sur des soupçons de détournements, d’autres, parfois impliqués dans les mêmes dossiers bénéficiant de sa protection, ne sont jamais inquiétés. On se rappelle du cas de Gervais Mendo Ze, mis en débet pour une somme de plus de 2 milliards détournée à la Crtv. Il n’a jamais été poursuivi en Justice. A d’autres comme Bernard Messengue Avom ancien ministre des travaux publics ou Zang Ambassa son prédécesseur, il y a été tout simplement donné l’occasion de traverser la frontière avec femmes, enfants et chéquiers.

Certains comme Mebe Ngo’o, Meka Meka sur qui pèsent de nombreux cas de détournements de deniers publics dénoncés dans les diverses structures étatiques qu’ils ont occupées ou BIYITI bi ESSAM ancien ministre des PTT qui a tout simplement viré l’argent du ministère de la Communication du temps qu’il y était dans son compte personnel occupent encore de grands postes et ne cessent de narguer le peuple car ils sont en plus très gonflés.. Pendant plusieurs années, Biya a financé la Rose Croix, une secte en France avec des milliards du contribuable à travers la SNH qui gère l’argent du pétrole camerounais pour sa protection mystique et occulte puisqu’il ne croit pas que Dieu puisse le faire. Une véritable hémorragie financière pour un pays dont les populations tirent le diable par la queue.
-Refus de déclarer ses biens , comme le stipule l’article 66 de la constitution du Cameroun et incitation des autres de ne pas le faire, manifestant ainsi le mépris pour cet Acte fondamental qu’il a juré, plus d’une fois, la main sur la Bible de respecter et qu’il a manipulée plusieurs fois pour ses propres intérêts, trahissant ainsi la confi
Wikileaks Gate111
In Hell Of Hell
21   1
10-Aug-2012 08:09 EDT
Affaire Albatros,C'est biya le vrai coupable.Marafa et autres ne sont que des victimes,Les camerounais depuis un certain temps suivent avec beaucoup de passion et d’intérêt le sort qui est désormais réservé aux fossoyeurs de leur économie et pilleurs des leurs ressources.
Mais une question qui revient à chaque interpellation dans toutes les bouches est de savoir à quand l’interpellation de Paul et Chantal, les vrais cerveaux derrière toutes ces affaires rocambolesques de gros sous.
Chantal a à maintes reprises été citée dans des détournements par des personnes déjà internées à Kondengui dont certains comme Ondo Ndong ont déjà été condamnés à de lourdes peines de prison, mais l’audition de celle qu’ils ont dénoncée comme bénéficiaire des fruits de leurs forfaits et son interpellation restent attendues et semble ne même pas être à l’ordre du jour alors que de par la Constitution aucun citoyen n’est au-dessus de la loi. Aussi les camerounais voudraient la voir justifier devant la justice la provenance de ces importantes sommes d’argent qu’elle dépense à tous vents pour une vie extravagante alors qu’elle est sans emploi.
La gestion du CERAC,où elle engloutit d’énormes fonds en provenance des caisses de l’état devrait faire aussi l’objet d’une clarification. Il s’agit d’une association purement privée oú elle a emballé les femmes des ministres à qui il est demandé des contributions énormes qui ne peuvent provenir, s’agissant pour certaines, de pauvres femmes au foyer sans emploi et sans ressources, que des trafics d’influence et des détournements des fonds publics par leurs maris.
Quant à Paul, les griefs sont nombreux pour lesquels les camerounais attendent des clarifications et pour ne citer que quelques-uns:
Il est sans conteste le cerveau derrière cette affaire dite de l’Albatros qui a déjà conduit plusieurs hauts dignitaires de la République dans les tristes murs de la prison de kodengui. C’est lui qui voulait soutirer de l’argent des caisses de l’Etat par des manœuvres frauduleuses pour s’acheter un avion personnel alors que le FMI, considérant la situation économique catastrophique du Cameroun, son état d’endettement et la misère dans laquelle il a plongé ses compatriotes s’y était opposé. Pour y parvenir, il a organisé ce vol et y a impliqué une bande de voyous et de gangsters qui, comme d’habitude, y ont trouvé une occasion idoine pour opérer un autre grand holdup sur la fortune du peuple en passant par la SNH(Société Nationale des Hydrocarbures), le FMI étant trop regardant. Il s’agit en fait d’une histoire de voleur volé entre filous.
Comment juger de telles affaires criminelles alors que le cerveau et chef d’orchestre est en liberté et jamais inquiété. La justice camerounaise doit certainement jouer des tours de passepasse magiques pour y trouver des solutions. Il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas encore interpelé pour en rendre compte au peuple. En plus,kodengui a besoin de lui et de Mebe Ngo’o, autre personne
Affaire Albatros – Début audience dans le fond: Marafa enfonce Meva’a M’Eboutou et Atangana Mebara
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DOUALA - 10 Aout 2012
© Yves Junior Ngangue | Aurore Plus
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Le Directeur régional pour l’Afrique au National democratic Institute for international Affairs (NDI) basé à Washington DC a assisté de bout en bout à l’examination-in-chief de l’ancien ministre d’Etat.
L’audience d’hier 09 août ne fut guère différente des trois précédentes du point de vue sécuritaire… barricades érigées sur les chaussées, cordons de protection, éléments cagoulés du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie (Gpig) brandissant des mitraillettes, fouilles corporelles, etc. En effet, il était très exactement 13 heures 30 minutes au tribunal de grande instance du Mfoundi siégeant en matière criminelle, lorsque la collégialité sous la conduite de Gilbert Schlick fait son entrée dans le prétoire archicomble. Vingt minutes avant, l’entrée triomphale des principaux accusés Marafa Hamidou Yaya en costume sombre, chemise rose clair avec une cravate bordeaux à pois, muni d’un attaché-case et d’une pile de documents.

Quant à Fotso Yves Michel, il est drapé dans un smoking gris assorti d’une chemise blanche et d’une cravate grise, escortés par des hommes en armes. L’ex-Adg de la Camair, va échanger des civilités avec son épouse, ses deux fils et sa tante. Ce sera autour de l’ancien patron de la territoriale, de recevoir une chaleureuse accolade de Christopher Fomunyoh. Pour la suite, les inculpés sont installés dans des sièges attenants le box des accusés, et dès l’entrée du collège des juges, ils furent invités à prendre place à l’intérieur du compartiment (box) à eux réservé. C’est sur ces entrefaites qu’est intervenue la lecture du rôle: Ministère public et Etat du Cameroun contre Marafa Hamidou Yaya, Fotso Michel Yves, Sandjon Julienne, Chapuis Jean-Louis, Assene Nkou, détournement des deniers publics et coaction de détournement des deniers publics.

Les trois premiers accusés sont présents depuis la première audience tandis que les autres ont pris la poudre d’escampette dès que l’épervier a commencé a plané sur leur tête. Les trois accusés présents ont choisi de déposer comme témoins sous serment, constate d’entrée de jeu le président du tribunal. Et Gilbert Schlick va lancer à l’attention de l’ex-ministre d’Etat, puisque vous avez dit que vous serez votre propre témoin, allons y conclura le juge. Aussitôt, la parole fut donnée aux avocats de l’Etat du Cameroun et plus précisément à Me Kenfack qui ne manqua pas d’attirer l’attention du tribunal sur le triple préjudice financier qu’aurait subi la défunte Camair du fait des accusés, après les objections des avocats de l’ex-Sgpr, en arguant que l’accusation devrait plutôt reposer sur le détournement présumé des 29 millions de dollars (environ 31 milliards Fcfa) destinés à l’achat du BBJ-2 présidentiel.

Le ministère public par la voix de son digne représentant abondera dans le même sens en indiquant que l’ouverture du dossier de la défunte Camair était pour le moment inopportune… Je partage pleinement cet avis tranchera Gilbert Schlick, ce n’est que lorsque nous aurons évalué l’entièreté des faits, que nous serons à mesure de dire qui mérite une indemnisation, à ce moment là, la Camair pourrait se constituer partie civile. C’est ainsi qu’il est demandé à l’ancien patron de la territoriale de sortir du box et d’accomplir les rituels du serment. De quelle obédience religieuse êtes-vous, lui demandera-t-on. Je suis musulman rétorquera t’il aussitôt… pouvez-vous poser la main droite sur le coran en jurant de dire la vérité et rien que la vérité? Je n’ai pas fait mes ablutions indiquera-t-il, il vous suffit juste de toucher insistera le juge Schlick, Monsieur le président, je ne suis pas à mesure de toucher le coran. Ok, jurez donc de dire la vérité et rien que la vérité…


Marafa se dévoile

Au terme des brèves consultations avec les conseils des accusés, c’est l’ancien bâtonnier Me Monthé qui se propose de mener l’exercice ô combien difficile, inhérent à l’examination-in-chief de son client. D’entrée de jeu, il fut demandé à l’intéressé de faire son autobiographie: «Je m’appelle Marafa Hamidou Yaya, fils de Yaya et de Salamatou, tous deux décédés…» Dites-nous votre parcours professionnel va poursuivre son conseil. Il rétorque, au Cameroun ou à l’étranger avant de s’exécuter. Après avoir achevé mes études de pétrole aux États-Unis, en Avril 1980, j’ai été recruté à Elf Serepca basé à Douala, en septembre de la même année. Je rejoins la Snh comme le tout premier cadre technique de cette entreprise, l’année d’après c’est-à-dire en 1981. J’ai été nommé chef service de l’exploration et de la production. J’ai assuré cette fonction pendant une dizaine d’années au cours desquelles mon équipe d’ingénieurs et moi-même avions réussi à faire croître la production pétrolière de 04 millions de tonnes à 09 millions de tonnes.

J’ai par la suite été nommé conseiller technique à la Snh en 1990, dans cette fonction, je m’occupais des relations avec les institutions de Bretton Woods. En 1992, j’ai été fait, Secrétaire d’Etat N°2 aux Finances, puis plus tard Conseiller spécial à la présidence de la République. En septembre 1997, j’ai été nommé Secrétaire général à la présidence de la République. En avril 2001, Ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République. En juin 2002 cumulativement avec les fonctions de ministre d’Etat chargé de l’administration territoriale et de la décentralisation, poste que j’ai occupé jusqu’à ma sortie du gouvernement en décembre dernier. Pour le moment, dira-t-il, je suis redevenu un employé de la Snh en attendant ma retraite. Monsieur le ministre d’Etat, avez-vous des antécédents judiciaires, je n’ai aucun antécédent judiciaire va-t-il répondre.


Un Sgpr est un secrétaire…

Au cours de l’audience d’hier, l’ex-ministre d’Etat est resté constant dans ses allégations, tout comme lors de la cross-examination des précédentes audiences consacrées aux débats sur la forme. Il a formellement démenti avoir instruit à Michel Meva’a M’Eboutou le virement des 29 millions de dollars à GIA, car a-t-il admis, seuls 2 millions de dollars américains méritaient d’être versés à Boeing, par l’entremise de GIA en guise de déposit pour bloquer le BBJ-2 en fabrication dans les chaînes de l’entreprise à Seattle. Déjà, d’entrée de jeu, l’intéressé n’a pas manqué de dire au tribunal que le projet d’acquisition d’un avion pour les voyages du président de la République existait des années avant son arrivée, du fait de la vétusté du Pélican, qui au cours des déplacements présidentiels était à l’origine de nombreux désagréments (nuisances sonores, interdictions de survol, etc.).

Le plus grave étant le péril permanent que ce vieil aéronef représentait pour la sécurité de Paul Biya. Au sujet de l’opportunité d’associer la Camair à l’achat d’un avion présidentiel, l’ex-ministre d’Etat a indiqué que c’est une vieille tradition, car a-t-il dit, lorsqu’il avait fallu acquérir le Pélican en 1978, c’est la Camair qui avait de prime abord piloté ledit dossier. Répondant à ceux qui pensent que c’est lui alors Sgpr qui aurait facilité la nomination de son alter ego à la Compagnie nationale des transports aériens, il précisera en substance qu’un Secrétaire général à la présidence de la République n’est rien d’autre qu’un secrétaire, que le terme général est mis à dessein pour faire penser au titulaire du poste, qu’il est quelqu’un, alors qu’il n’en est rien.


Les deux avions: YD407 et YD408

La réunion que j’ai convoquée à la présidence de la République n’a à aucun moment servi d’alibi à un quelconque virement de fonds à GIA, l’objectif final était l’obtention d’une lettre de crédit, puisque le BBJ-2 coûtait 65 millions de dollars, c’est à GIA qu’il revenait de lever les fonds auprès des banques américaines en vue de financer l’acquisition du BBJ-2. Interrogé par Me Monthé à propos de la non livraison du BBJ-2 en septembre 2001, Marafa affirmera que tout avait été mis en place. Il citera en guise d’illustrations les procès-verbaux de dépositions du colonel Mitlassou et du commandant Ndoungué qui ont affirmé avoir vu l’aéronef (BBJ-2 dans les chaînes à Seattle). Cet avion (BBJ-2 YD407) dira-t-il n’a pas été remis au Cameroun du fait de la réticence des banques à financer le projet, après les attentats du 11 septembre, et la chute de l’industrie de l’aéronautique. Toutefois, Boeing nous a confirmé que le prochain aéronef (BBJ-2 YD408) sera à nous. Mais dès l’arrivée de mon successeur au Secrétariat général de la présidence de la République, cette option a été totalement écartée, eu égard qu’il a entrepris de faire récupérer les 31 milliards de dollars à GIA, par une autre entreprise dénommé APM, qui devait, fait curieux, sécuriser ces fonds dans son propre compte.


Quelques extraits de l’examination-in-chief

Me Monthé: Monsieur le ministre d’Etat, dans ce dossier, il est question des 31 millions de dollars versés à GIA, avez-vous instruit au Minfi de verser l’argent à cette société?

Marafa: Monsieur le président, ce n’est pas moi qui ai demandé au ministre Meva’a de verser 29 millions de dollars américains à GIA, il était plutôt question de verser 02 millions de dollars de déposit pour bloquer l’avion, je n’ai à aucun moment imaginé que le ministre Meva’a verserait l’argent par virement à cette structure, j’ai en tout cas remarqué qu’il n’a pas reçu d’instructions venant de moi dans ce sens… je ne lui ai pas donné l’accord, je n’ai non plus reçu l’accord de quiconque

Me Monthé: Est-ce vous qui avez donné les coordonnées de GIA?

Marafa: Je ne connais pas GIA, c’est le Dg de la Camair qui les lui avait communiqués, j’ai découvert ces codes pour la première fois dans les correspondances entre le Minfi et le Dg de la SNH

Me Monthé: Monsieur le ministre, parler nous des délais de 72 heures, êtes-vous celui qui a instruit au Minfi de transférer les fonds dans ce délai?

Marafa: Le délai des 72 heures concernait les 02 millions de dollars et jamais les 29 autres millions, que le Minfi a viré unilatéralement dans les comptes de cette structure alors que l’option de la lettre de crédit avait été arrêtée.

Me Monthé: Qui est Yves Michel Fotso pour vous?

Marafa: Yves Michel Fotso est un ami que j’ai connu en 1993, en effet, c’est ma secrétaire qui m’a informé alors que j’étais secrétaire d’Etat aux finances que quelqu’un avait commandé une voiture pour un préfet, et qu’il refusait de payer les droits de douane, il s’agissait du milliardaire Victor Fotso que je ne connaissais que de nom à l’époque, étant donné que ce véhicule était affecté au préfet du Koung-Khi j’ai ordonné qu’il le lui soit remis, c’est ainsi qu’un jour Victor Fotso est passé à mon cabinet pour me féliciter, m’a dit en passant qu’il aimerait que je fasse la connaissance de son fils Yves Michel, quelques jours plus tard celui-ci est passé et nous ne nous sommes plus perdus de vue.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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