En ce début d'année scolaire, certains cas ont été signalés dans la ville de Yaoundé.
Qui sont ceux qui enlèvent, séquestrent, violent et tuent des innocents enfants qui n'aspirent à la vie? C'est l'éternelle question que se posent des parents plongés dans la stupeur. Ils rodent autour des établissements maternels, primaires et secondaires comme des loups affamés épiant les mouvements des enfants qui ignorent qu'ils sont traqués. Et quand ils réussissent grâce aux multiples stratagèmes à éloigner un malheureux du groupe, ils passent à l'action en plongeant des familles dans la tourmente. Il y a une semaine, c'est à dire moins de 10 jours après la rentrée scolaire, une fillette inscrite dans une école primaire privée située à moins de 250m du domicile de ses parents au quartier Ekounou a été enlevée par un inconnu qui lui laissait croire qu'il l'emmenait chez sa maman. Au terme d'une véritable battue qui a durée près de 24 heures, la fillette a été retrouvée abandonnée dans un état physique et psychologique lamentable. Pourquoi cette fillette qui a eu manifestement beaucoup de chance a-t-elle été relâchée par son ravisseur? Et pourquoi l'avoir abandonnée non loin de la brigade de gendarmerie de Kondengui? Pour certains habitants des quartiers Ekounou et Kondengui qui ont vécu cette triste affaire, le ravisseur qui a été aperçu par certains témoins au moment de l'enlèvement sans être formellement identifié, croyait qu’il allait être rattrapé quand son identité allait être révélée aux parents et aux enquêteurs.
Ces enfants qu'on enlève sont des appâts du gain facile car leurs parties intimes, à savoir le cœur et autres parties du corps notamment les reins, sont vendus dans le marché international d'organes humains. Ces prédateurs qui n'ont plus les possibilités de servir dans des morgues de plus en plus sécurisées, ciblent des enfants sans défense pour assouvir leurs instincts sataniques. Les parents reconnaissent plus quelle stratégie utiliser pour mettre leurs enfants à l'abri de ces charognards assez particuliers, certains traumatisés par des nouvelles alarmantes et des images ahurissantes à la télévisions, abandonnent leurs activités pour accompagner et récupérer leurs enfants a l'école, une manière de ne pas nourrir des regrets au cas ou interviendrait l'irréparable.
Sécurité à l'école
Les enfants sont-ils aujourd'hui en sécurité dans les établissements scolaires? Surement pas quand on comprend leur degré de perméabilité qui permet à tous les intrus de s'y introduire sans être inquiétés. Les responsables des établissements qui pensent plus à dépouiller les parents s'attèlent-ils seulement à la construction des clôtures autour des établissements en y installant les services de gardiennage pour interdire toute présence suspecte aux environs de ces établissements? A l'allure où vont les choses, le gouvernement devrait conditionner l'ouverture de tout établissement scolaire aux mesures de sécurité dissuasives pouvant sauvegarder la vie des enfants.