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Visite: Les non-dits de Paul Biya à Paris |
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Yaoundé, 01 Février 2013 © Emmanuel Gustave Samnick | L'Actu |
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Au cours des deux jours d'intense activité en France, le Chef de l'Etat a pris la parole, sans grosse annonce. |
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"Et cet ambassadeur-là qui dit son "Nous sommes chez les Blancs" aux petits pantins diplômés en Diaspora, avec derrière lui, mi-mine de porter un masque à gaz, mi-mine de venir de la lune, le besogneux Mbonjo, "son ministre des relations extérieures ! Ah oui ! La diaspora est une affaire extérieure !"
Effectivement le genre d'homme sans consistence aucune.La plupart des hommes dirigeant ce pays ont le meme profil.Ont gère tout un pays comme s'il s'agissait d'un village.
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En bon rusé,le vieillard-dictateur utilise son ESQUIVE à bon escient.
S'il voulait attirer les investisseurs au Cameroun,il serait aller en ALLEMAGNE par exemple ou en TURQUIE.
Ce n'est un secret pour personne,la France est économiquement en panne ces derniers temps.
En réalité,2018 n'est plus loin.En 1996,la Constitution a été modifiée pour des mandats présidentiels de 7 ans.En 2008,elle a encore été changéepour une présidence à vie.
La france est la seule puissance très à meme de débaequer les dictateurs africains lourdement armés pour leur sécurité.
Alors,en bradissant l'argument selon lequel LE CAMEROUN DE STABILTE ET DE PAIX,les investisseurs français qui viendraient intercèderont en sa faveur tout comme l'a fait Bruno GAIN en lui obtenant une visite au forceps.
Entre temps,les Camerounais vivront sous une terreur à nulle autre pareille :le BIR matera toute velléité d'émeute pour des fallacieuses raisons d'une paix à préserver.En 2018,il briguera un autre mandat et échappera aussi aux frappes qui ont de KADAFHI un dictateur sans sépulcre.BAGBO,lui au moins,il vit à La Haye.
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Jerrycoed
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« quelqu un peut il me dire ce qui se serait passé si Fru Ndi devenait president??? » Fin
Oui, Fru Ndi se présenterait dans certaines de ses entrevues en tenue africaine.
Parlons donc de votre « si » hypothétique.
Si notre Constitution n’avait pas connu de modifications, voici ci-dessous, l’image de notre présidence du Cameroun :
Président Fru Ndi (1992- 2002+)
Président inconnu Lamda (2002+- 2011)
Président inconnu Alpha (2012- de nos jours)
Tout au moins entre Fru Ndi et de nos jours, le Cameroun aurait au moins un autre président.
Ce dessin vous aide à comprendre l’état de la confiscation du Pouvoir par un seul homme. Le mandat de votre président a pris fin en Novembre 2011.
Par deux fois, il a fait changer les termes de cette Constitution pour se maintenir au Pouvoir. Le Champion et sa suite de thuriféraires vous diront que c'etait fait sur la demande du peuple.
Mais dans nos tropiques, quand arrive le moment d’un président de dégager, ses partisans et bénéficiaires du régime l’exhortent toujours de rester. C’est une règle de Thumb.
Les petits hommes de la trempe actuelle au Cameroun s’accrochent.
Les grands hommes déclinent poliment.
Ont décliné : Jerry Rawlings du Ghana (56 ans), Lula du Brésil (50-60 ans); et d’ailleurs même chez nous, Ahidjo (56 ans).
Oui, président Ahidjo quand il décida de quitter les affaires, ses partisans, une délégation conduite par Mr Paul Biya tentèrent de l’en empêcher; Ahidjo déclina, et évita, à la fois, de modifier la Constitution.
Afin de répondre clairement à la question posée par Jerrycoed; le problème du Cameroun ne se repose pas nommément sur certains individus.
Le problème du Cameroun est celui de l’alternance d’un Pouvoir confisqué.
Le Cameroun est aussi plongé dans une crise de génération.
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La Peur.
C'est de ça qu'il s'agit. La Pyramide de la Peur.
La peur de ceux qui, haut placés, corrompus d'élite, aspirent et s'accrochent à la court des muselés gratifiés.
La peur de vos Chefs et fils de chefs, autres fils de ces tels, Mey, Fotso, Biya, ces "appeleurs du peuple" par tomes et volumes.
Ici, ô la peur aussi. De quoi tuer de rire. La peur vôtre, CINautes notables, esclaves, sujets ou frères du village, dont les plus luisant ici, Masfao et Horus.
La peur des supposés les plus braves, nos amis de la "police", des "renseignements", des "gardes", des "armées", tous épanchements constitués de la Grande Milice Equatoriale d'Etat !
Et ces journalistes de la CRTV, inachevés et cooptés, et de qui il sort exactement la même chose en studio qu'aux toilettes ! Quelque part entre héros pas très morts et lâches pas très vivants ! Bravoure à-la-Cameroun, chacun gagnant son macabo et son mil, chaque village donnant ses "grands" à ce pays.
La peur de ce CODE-là, décidé à ensevelir l'autre CODE, collectivement.
Est-ce toujours Biya le problème ?
Et cet ambassadeur-là qui dit son "Nous sommes chez les Blancs" aux petits pantins diplômés en Diaspora, avec derrière lui, mi-mine de porter un masque à gaz, mi-mine de venir de la lune, le besogneux Mbonjo, "son ministre des relations extérieures ! Ah oui ! La diaspora est une affaire extérieure !
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La Peur.
C'est de ça qu'il s'agit. La Pyramide de la Peur.
La peur de ceux qui, haut placés, corrompus d'élite, aspirent et s'accrochent à la court des muselés gratifiés.
La peur de vos Chefs et fils de chefs, autres fils de ces tels, Mey, Fotso, Biya, ces "appeleurs du peuple" par tomes et volumes.
Ici, ô la peur aussi. De quoi tuer de rire. La peur vôtre, CINautes notables, esclaves, sujets ou frères du village, dont les plus luisant ici, Masfao et Horus.
La peur des supposés les plus braves, nos amis de la "police", des "renseignements", des "gardes", des "armées", tous épanchements constitués de la Grande Milice Equatoriale d'Etat !
Et ces journalistes de la CRTV, inachevés et cooptés, et de qui il sort exactement la même chose en studio qu'aux toilettes ! Quelque part entre héros pas très morts et lâches pas très vivants ! Bravoure à-la-Cameroun, chacun gagnant son macabo et son mil, chaque village donnant ses "grands" à ce pays.
La peur de ce CODE-là, décidé à ensevelir l'autre CODE, collectivement.
Est-ce toujours Biya le problème ?
Et cet ambassadeur-là qui dit son "Nous sommes chez les Blancs" aux petits pantins diplômés en Diaspora, avec derrière lui, mi-mine de porter un masque à gaz, mi-mine de venir de la lune, le besogneux Mbonjo, "son ministre des relations extérieures ! Ah oui ! La diaspora est une affaire extérieure !
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Enfin une opinion qui tient un peu la route (bien que reductrice ...a une dimension...) dans ce carpharnaum indigeste qu est le pays de Um et où les acteurs handicapes de la bulbe rivalisent de mediocrite et de stupidites les uns les autres...dans leur negreries pour la course au "pouvoir"...sans comprendre reellement de quoi il s agit...
Pauvres negres!
Eternels aveugles stupides, grotesques caricatures clownesques et fieffes bavards inconsistant ...tout simplement inaptes a comprendre, s adapter et donc a evoluer dans l ecosystem globalise qui pourtant les etouffe, soumet et ...au gre depuis quelques millenaires...
Tristes tropiques!
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"Au cours des deux jours d'intense activité en France, le Chef de l'Etat a pris la parole, sans grosse annonce."
Et meme s'il était allé faire une "grosse annonce"depuis Paris,on aurait tout de même trouvé matière à critique!
Alors dans ces conditions,s'il y a "grosse annonce",on devra attendre les discours du 10 février ou du 31 décembre...
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On ne sait pas ce qui serait arrivé si Fru Ndi avait été président. Nous savons ce qui est arrivé au Cameroun sans lui, et cela se passe de commentaires.
Le journaliste ne veut voir que l'acte esseulé d'un petit sous-Préfet. Je lui conseille de parcourir la page de garde de CIN, il risquerait d'y voir d'autres sous-Préfets, d'autres bastonnades illégales qui n'ont, plusieurs années après, donné lieu à aucune sanction. Qui est le Chef ? Sûrement pas Kah Walla qui a déjà subi une bastonnade en règle en 2011.
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On ne sait pas ce qui serait arrivé si Fru
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T. Atangana sera libere dans bientot, car president Biya a dit que l'affaire est a la cour supreme,celle-ci sous l'intruction du presedent va le liberer, merci a l'intervention francaise.
Je me demande ce que serait,les cas des autres comme Titus Edzoa.
L'africain fait vraiment pitie, il faut toujours que les occidentaux font presson sur nos dirigeants pour leur ramener a l'ordre.
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@Jerrycoed
FR
Wow. Et moi qui croyais que ce que tu dis creve les yeux. J'ai toujours etais surpris que peu de camerounais le voient.
Totalement d'accord avec toi
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Suite!!!!L’homosexualité!!!!!Biya a dit que le sujet n’a pas été abordé au cours de l’entretien avec son pair français. C’est peut-être vrai dans la mesure où il y a débat houleux en ce moment à l’Assemblée nationale française sur le mariage entre les personnes de même sexe. François Hollande n’a peut-être pas trouvé opportun d’inclure ce sujet dans les discussions. Mais chez nous au Cameroun, on sait qui est qui, l’homosexualité étant entretenue par les « Grands qui sont places au plus haut sommet de l'etat du Cameroun». Ce qui fait que même si le Code pénal réprime ce qui encore est considéré comme un délit, rien ne peut empêcher les gens de s’en donner à cœur-joie pourvu qu’ils restent discrets.
Les élections à venir et les organes à mettre en place
F Hollande a dû toucher un mot à Biya sur l’organisation des élections à venir, législatives, municipales et sénatoriales. Mais est-ce que le chef de l’Etat camerounais sera perméable aux conseils de son homologue français ? Lui qui veut organiser les sénatoriales avant les municipales sachant que dans la configuration actuelle, le Rdpc de Biya est majoritaire dans les conseils municipaux sauf dans la région du Nord-Ouest sous la relative domination du Sdf de Fru Ndi ? Nous allons le savoir dans les jours à venir si Biya modifie le calendrier électoral dont il est le seul maître pour gagner le temps et s'etermise au pouvoir, en faisant passer les municipales avant les législatives. Le Conseil constitutionnel tarde également à être mis en place par Biya alors que comme le Sénat il est annoncé dans la Constitution du 18 janvier 1996.
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Suite!!S’agissant des médias, le nombre de journaux, de chaînes de radio et de stations de télé n’est pas synonyme de liberté ou de respect des droits de l’homme.Biya qui est un grand malin,dangereux,mechant,tribaliste un cynique – a laissé le champ libre aux médias afin que les citoyens puissent s’y défouler en l’insultant, en essuyant leurs pieds sur lui, ce dont il se moque. Les médias à vrai dire constituent pour lui une soupape de sûreté.Biya n’a fait que poursuivre, appliquer les mêmes méthodes dans les médias que celles qu’il avait déjà réussi avec les partis politiques qui sont plus de 200 dans notre pays. Est-ce que le nombre de ces formations politiques a-t-il apporté la démocratie au Cameroun ? Que non ! Le système est tel qu’à l’heure actuelle, aucun parti ne peut battre le Rdpc dont Biya est le président national depuis 28ans.
La libération de M T Atangana!!!Biya a déclaré que le patron de l’exécutif n’interfère pas dans les affaires du pouvoir judiciaire. Est-ce vrai ? Peut-être. S’agissant du cas de Thierry M Atangana, il a dit qu’il s’agit d’une affaire de détournement des deniers publics et non politique. Peut-on le croire sur parole, je ne crois pas,c'est biya le juge,c'est encore lui le chef de la justice,mais il est difficile de croire que le cas T M Atangana repose sur la seule base de détournement des deniers publics. Nous continuons à croire que sa proximité avec Titus Edzoa, ancien secrétaire général de la présidence de la République et candidat à l’élection présidentielle de 1997 y est pour quelque chose dans l’incarcération du natif du quartier Nsimeyong de Yaoundé et néanmoins citoyen français.
Nous pensons qu’il y a eu entente entre François Hollande et Biya au sujet de Mt et il ne serait pas sur prenant qu’il puisse sortir de prison dans les jours, les semaines et les mois à venir car au cours de son interview le chef de l’Etat camerounais a dit quelque chose qui prouve qu’il y a eu un deal entre son homologue français et lui. Sous quelle forme ? Nous l’ignorons.
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UNE HEURE DE TÊTE-À-TÊTE A SUFFI AU PRÉSIDENT FRANÇAIS POUR TÂTER LE POULS DE SON HOMOLOGUE CAMEROUNAIS.
Les sujets qui fâchent..Biya a dû se défendre comme un beau diable à l’examen de passage devant son maitre,auquel il était soumis avant-hier devant F Hollande à l’Elysée. L’entretien qui a duré quarts d’heure ressemblait ou avait les allures d’une demande d’explication à laquelle il devait apporter des réponses plus précises. C’était un interrogatoire en bonne et due forme qu’a dû subir Mr Biya.L’interview accordée par Biya à la presse à l’issue de l’entretien avec son homologue français montre clairement que l’atmosphère n’était pas aussi détendu que semblent l’indiquer le président camerounais et son journaliste attaché-case qu’st Michel Ndjock Abanda.
Voici ce que nous pensons de quelques sujets abordés entre les deux hommes, des sujets qui ont dû irriter Biya qui a fait des efforts pour garder son calme. La longévité de Biya au pouvoir : Dans son interview à la presse sur le perron de l’Elysée,Biya a déclaré qu’il a été élu par le peuple et non par la force et que personne n’est éternel,qu’il a été élu pour conduire un mandat et tenir ses promesses fallacieuses.
Est-ce la même chose qu’il a dite à son homologue français dans le huis-clos de l’entretien ?C’est peu probable de croire que Biya ait dit à F Hollande que c’est le peuple camerounais qui l’a élu. Même s’il l’a dit, sans doute a-t-il utilisé la circonlocution, la périphrase.Biya dit qu’il a été élu le 9 octobre 2011 face à une trentaine de candidats. Quel gros mensonge !Alors que Elecam=Rdpc Est-ce son âge avancé, plus de 80 ans, qui l’amène à se tromper et a mentir sur le nombre de ses rivaux, 22 au total ? (voire ci-contre). Auquel cas il devrait donc se retirer parce que en proie à des trous de mémoire, ce qui peut être une preuve de sa sénilité. Incorrigible,Biya n’a-t-il déclaré aux journalistes : « Ai-je l’air si fatigué ? »Biya a volontairement oublié de signaler qu’il est à son énième et eternel mandat et dans ce dernier mandat il parle de tenir ses promesses que sont les infrastructures, les réformes politiques, etc. Où était-il ou que faisait-il depuis 1982 ? Il dormait profondément comme une souche.
Pour Biya les droits de l’homme se résument à l’absence de prisonniers politiques, à l’absence de torture, au foisonnement des médias. Tout ceci est en grande partie faux. Une commission des droits de l’homme de l’Onu vient de séjourner au Cameroun et dans son rapport sur les prisons, elle a déclaré que la situation était très préoccupante dans celles de Yaoundé et Douala. La surpopulation y est telle que les prisonniers sont constamment malades. Les détenus y ont droit à des repas infects et la soupe quand il y en a est purement de la lavasse. Les détenus qui n’ont pas les moyens financiers sont exposés à toutes sortes d’abus, de tracasseries, de traitements,viole,de maladies..
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ce n´est pas beau l´etat actuel du Cameroun...
mais apres la menace coloniale nous ne nous sommes pas encore organisé pour creer un climat democratique...quelqu un peut il me dire ce qui se serait passé si Fru Ndi devenait president???
Ne nous focalisons pas sur popol...il est notre president...essayons deja de mettre en place avec nos moyens notre democratie...votons nos maires et nos deputés...de facons democratique...il parait que toute l´administration camerounaise est corrompue!!! une administration composée essentiellement de camerounais...
bref au lieu de tirer sur popol qui nous le savons n´est pas eternel...bah preparons nous donc a ce que nous voulons que le Cameroun soit....nous avons au moins 7 ans devant nous.
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Intéressant comme article, chose suffisamment rare ces derniers temps.
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Visite: Les non-dits de Paul Biya à Paris |
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Yaoundé, 01 Février 2013 © Emmanuel Gustave Samnick | L'Actu |
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Au cours des deux jours d'intense activité en France, le Chef de l'Etat a pris la parole, sans grosse annonce. |
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Pour un dirigeant politique dont le calme est légendaire et les prises de parole publiques rarissimes, on s'attendait évidemment à ce que le Président de la République du Cameroun se décarcasse pendant les deux journées de son programme officiel de la visite de travail qu'il effectue en France. Les curieux sont globalement déçus, Paul Biya usant à nouveau et à merveille de la stratégie de l'esquive dans son exercice oratoire. Mercredi 30 janvier, au sortir d'un entretien de 40 minutes avec son homologue français François Hollande, le Président Biya a sacrifié à la traditionnelle conférence de presse, débout, dans la cour du palais de l'Elysée à Paris. Les confrères français, qui s'échinent à monter en épingle des sujets qui sont importants à leurs yeux mais qui n'en sont nullement vus du Cameroun (homosexualité, condamnation de Michel Thierry Atangana, droits de l'Homme), lui ont donné l'occasion de planer. Car, que valent ces rapports très souvent légers d'ONG occidentales telles qu’Amnesty International ou Reporters sans frontières, qui lancent des cris alarmants sur la violation des droits de l'Homme et l'absence de la liberté d'expression au Cameroun?
«Il n'y a pas de prisonniers politiques et les gens sont libres», a martelé, triomphant, Paul Biya. Non sans raison car, ceux des personnalités qu'on pourrait considérer désormais comme ses adversaires politiques et qui sont poursuivis par la justice, le sont pour des accusations de détournement de fonds et non pour leurs activités politiques. Et s'il y a une chose indéniable qu'on doit au Renouveau, c'est bien la liberté de la presse et la liberté d'expression en général.
Une réalité qui ne peut être remise en cause par le zèle absurde de quelques fonctionnaires, comme ce Sous-préfet par intérim de Yaoundé 1er qui interdit une conférence organisée par le journal Germinal sous le fallacieux prétexte que le thème: «Un printemps des libertés est-il possible sous les tropiques d'Afrique centrale?», est «de nature à perturber gravement l'ordre public»...
Esquive
Si c'est l'évocation de la question de l'alternance qui fait peur à monsieur le Sous-préfet, elle a pourtant été abordée par Paul Biya lui-même devant la presse française à Paris. Et ce fut un réel embarras pour le numéro 1 camerounais qui s'est contenté de suggérer qu'il n'est pas fatigué et qu'il n'est pas au pouvoir par la force. «C'est le peuple camerounais qui m'a élu au milieu de 20 ou 30 autres candidats», a-t-il clamé, donnant ainsi de l'énergie à ses thuriféraires invétérés, comme ce magazine, jeune Afrique Economie, qui ne survit désormais que pour tresser des louanges au créateur du Renouveau national.
Hélas, l'exercice de la cour de l'Elysée ne permettait pas des relances ajustées. Parce qu'on aurait pu lui rappeler que c'est cette façon de se faire élire aisément depuis 30 ans qui fait justement problème. En février 2008, une partie du peuple était descendue dans la rue pour lui demander de ne pas modifier la Constitution qui, jusque là, limitait le nombre de mandats présidentiels. Il a préféré passer outre et faire changer la loi fondamentale par un parlement truffé de ses courtisans et non par un référendum. jeudi 31 janvier, devant le forum économique France-Cameroun organisé par le Mouvement des entreprises de France (Medef), Paul Biya a sorti la même rengaine, laissant entendre que l'immense chantier de routes, ponts, ports et barrages qu'il a lancé l'année dernière «n'a été possible que grâce à la stabilité dont nous jouissons». Mais le Brésil, le Ghana, le Sénégal, les Etats-Unis, la France et même la Chine, qui connaissent des alternances politiques régulières, sont-ils pour autant instables?
L'ancien bras droit de Paul Biya, pour avoir été Secrétaire Général de la présidence de le République, Marafa Hamidou Yaya, aujourd'hui en prison pour détournements de deniers publics, a du reste eu cette réplique dans une tribune publiée mercredi dernier par le quotidien français Le Monde: «Il faut donner son vrai nom à la paix civile qui règne au Cameroun: une sorte d'équilibre de la terreur entre le gouvernement et le peuple».
D'une manière générale, le Chef de l'Etat camerounais a beaucoup surfé sur l'argument du respect des lois et règlements de notre République. Ce en quoi nous sommes entièrement d'accord avec lui. Mais alors, pourquoi avoir laissé la porte entrouverte au sujet de l'homosexualité interdite par le code pénal camerounais? «Il y a une évolution des esprits. Il ne faut pas désespérer», s'est-il laissé aller à des concessions surprenantes, à la joie des lobbies homosexuels qui s'agitent notamment en France mais qui, là-bas déjà, font face à une rude résistance des opposants au mariage gay que le gouvernement Hollande voudrait légaliser. Comme pour ne fâcher personne, Paul Biya a rappelé que, pour l'instant, l'homosexualité est un délit au Cameroun. Il aurait aussi pu annoncer que pour l'instant, il n'y a pas alternance, question de donner plus d'espoir d'autres lendemains à son peuple, pour un Cameroun qui bouge.
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Rédaction de Cameroon-Info.Net |
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