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Cameroun - Cinquantenaire de la Réunification - Buea sans mémoire: la réconciliation n’a pas eu lieu
Le Messager
DOUALA - 24 FEV. 2014
© Edouard Kingue | Le Messager
 2 Réactions
Une fois de plus, il faudra attendre. Cette fois-ci aussi, réunification n’a pas rimé avec réconciliation. Pourtant, le jour de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, tous les regards étaient fixés sur Buea et Biya.
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Nyambarindon
Buéa
  0
25-Feb-2014 07:36 EST
On peut relever que dans les discours officiels,aucun nom n'aura été cité en particulier.
L'On se sera contenté de mentionner "nos héros"

Mais en scrutant bien dans notre histoire,on peut tout de même se poser des questions:

Sommes-nous pret à voir cote-à -cote des noms comme
UM Nyobe et Ahmadou Ahidjo?(par exemple)
Ahmadou Ahidjo et Ouandie Ernest?(par exemple)

Quand on sait que dans les 2 cas pris en exemple on met une victime à coté de son meurtrier?

D'ailleurs,il n'aura échappé à personne que ce n'est qu'après la mort d'Ahmadou Ahidjo en 1989, que le UM Nyobe et Ouandie seront reconnus comme des martyrs et héros nationaux.

Aussi,il faudrait laisser le soin aux générations suivantes,pour pouvoir écrire une histoire mieux "cicatrisée" par le temps...
Nyambarindon
Buéa
  0
25-Feb-2014 07:15 EST
La réunification fut un processus par lequel les camerounais ont essaye de "recoller" des parties de leurs territoire et peuples, qui avaient subi des entailles au fer rouge laissées par les puissances européennes colonisatrices.

50 ans après,Buéa 2014 pourrait juste etre perçu comme une sorte "d'étape intermédiaire"vers une "CICATRISATION" totale des entailles laissées par l'impérialisme européen.

Mais pourquoi parler ici de "réconciliation"?
Ce terme véhicule des relents de "confrontation" ou de "conflit".
Ce qui,me semble t-il ne saurait être aujourd'hui le cas.

l'ex-southern cameroun anglais et l'ex-eastern cameroun français,se retrouvent pour tenter de "rebatir" le grand cameroun initial de l'époque allemande de 1916,avant la partition entre france et angleterre.

Parlant de Pantheon,
Sommes-nous tenu d'aller absolument nous inspirer de tout ce qu'ont fait ces puissances qui nous auront divisé, des siècles durant, pour atteindre les objectifs de notre réunification?
Cameroun - Cinquantenaire de la Réunification - Buea sans mémoire: la réconciliation n’a pas eu lieu
Le Messager
DOUALA - 24 FEV. 2014
© Edouard Kingue | Le Messager
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Une fois de plus, il faudra attendre. Cette fois-ci aussi, réunification n’a pas rimé avec réconciliation. Pourtant, le jour de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, tous les regards étaient fixés sur Buea et Biya.
Une fois de plus, il faudra attendre. Cette fois-ci aussi, réunification n’a pas rimé avec réconciliation. Pourtant, le jour de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, tous les regards étaient fixés sur Buea et Biya. L’on s’attendait à ce que le président en fasse un haut lieu de réconciliation nationale pour un pays en attente de mémoire. Hélas, ce sera pour la prochaine fois. Peut-être !

Aucun nom parmi ceux que l’opinion publique a déjà fixé dans l’imaginaire collectif comme artisans de la réunification du Cameroun n’a été cité par le président. Ni Ahmadou Ahidjo, premier président de la République, qui concrétisa ce vœu déjà manifesté par Ruben Um Nyobe lorsqu’il allait à l’Onu débattre des problèmes de son pays, ni John Ngu Foncha, qui lutta pour la Réunification des deux Cameroun, ni tant d’autres oubliés de l’histoire, qui favorisèrent le « oui » au referendum devant consacrer le rattachement du Cameroun britannique à la République du Cameroun.

Autres temps autres mœurs ? À titre d’exemple, François Hollande, le président de la République française venait de ‘panthéoniser ‘ récemment quatre personnalités illustres de la Deuxième Guerre mondiale, deux femmes et deux hommes, qui rejoignent tant d’autres illustres hommes dont Aimé Césaire au Panthéon. L’histoire française retient que c'est à la mort de Mirabeau, le 2 avril 1791, qu'on se mit à songer à imiter l'Angleterre qui réunissait les tombes des grands hommes dans l'abbaye de Westminster. C’est par un décret du 4 avril 1791qu’un édifice a été choisi pour servir de nécropole aux personnalités exceptionnelles qui contribuent à la grandeur de la France. Il s’agit, rappelons-le d’un monument laïc consacré à la mémoire des grands hommes de la nation. L’ Ordonnance du 26 août 1830 considère qu'il est de la justice nationale et de l'honneur de la France que les grands hommes qui ont bien mérité de la patrie en contribuant à son bonheur et à sa gloire reçoivent, après leur mort, un témoignage éclatant de l'estime et de la reconnaissance publiques, avec sur leur stèle l'inscription suivante : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante »
Toujours en France, traditionnellement, la décision de «panthéonisation» est prise par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre et sur rapport du ministre de la Culture et de la communication. Deux conditions doivent d'abord être réunies : que l'impétrant soit de nationalité française (de naissance ou naturalisé) et qu'une partie de ses restes soient «disponibles». Ensuite, les critères sont plus délicats à définir : bien sûr, il s'agit d'abord de rendre hommage à un homme exceptionnel dont l'œuvre et la vie ont marqué l'Histoire et peuvent servir d'exemple. La 'panthéonisation' est aussi une occasion, pour le pouvoir en place, de mettre en valeur une période de l'Histoire et d'y graver son empreinte.

Le Cameroun n’a pas d’édifice pouvant servir de nécropole aux morts de la République. L’Assemblée nationale reste muette sur la question qui n’est pas à l’ordre du jour. La mémoire collective demeure sélective. Le président de la République, le ministre des Arts et de la culture, de Um Nyobè à Max Mpandjo, n’ont pas encore trouvé de personnalités dignes de fixer des repères officiels autour des noms qui ont mérité de la patrie. Il faudra attendre…

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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