Afrique - Sous-région: Les infrastructures routières en Afrique centrale au menu du prochain conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC)

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-Oct-2017   2907
Chantier autoroute Archives
Les ministres en charge des Transports et des travaux publics des pays membres ont validé d’importants documents qui seront soumis à la sanction des Chefs d’État lors de leur prochain sommet.

Parmi les dossiers majeurs sur lesquels se penchera le prochain conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), il y a en bonne place l’épineux problème d’infrastructures routières en Afrique centrale, rapporte le journal Intégration en kiosque le lundi 23 octobre 2017.

En prélude à ces assises, apprend-on, les ministres des Transports et des Travaux publics des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont réunis la semaine dernière à Douala. Objectif: valider le document de politique communautaire des transports. Cette vision a été réalisée avec l’appui de l’Union européenne, par les bureaux d’études Egis International et Gopa.

Il reviendra ensuite à la Commission de la CEMAC, de «soumettre à la sanction des chefs d’État, les stratégies, voies et moyens concrets de faire de la région à l’horizon 2035, un espace économique où les échanges des biens et la mobilité des personnes se font de manière fluide, durable et inclusive», soutient Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports du Cameroun.

La réunion stratégique de Douala portait précisément sur «la politique communautaire des transports à l’horizon 2035 et le schéma directeur des infrastructures routières et ferroviaires horizons 2025 et 2035 en zone Cemac». Elle a permis aux ministres de passer en revue tous les problèmes des transports qui se posent dans leur espace communautaire.

«Vous savez, aucune stratégie de développement ne peut se soutenir sans une maîtrise systématique et rationnelle des questions de transports», défend Edgar Alain Mebe Ngo’o. Le patron des transports camerounais a coprésidé la rencontre aux côtés du Commissaire en charge du département des infrastructures et du développement durable de la Commission de la CEMAC, Hassan Adoum Bakhit Haggar.

Ce dernier n’a pas hésité à pointer les insuffisances et les tares de la sous-région dans le domaine des transports routiers. Hassan Adoum Bakhit Haggar est persuadé que «le transport routier en Afrique centrale est à la traine à cause du manque d’infrastructures adéquates». Le constat fait est que les investissements réalisés depuis plusieurs décennies se dégradent et le réseau d’infrastructures est insuffisant.

On dénombre une légion d’obstacles parmi lesquels, les surcoûts non liés aux infrastructures qui sont très élevés, les transports ne participent pas assez à l’aménagement du territoire, les financements ne sont pas assez développés et maitrisés, la gouvernance régionale des transports est insuffisante, le secteur des transports manque de professionnalisme, le tout couronné par un manque de formation des acteurs...

Autant de préoccupations qui doivent trouver des solutions au cours du prochain sommet des chefs d’État de la CEMAC, pense Ahamed Senoussi, ministre des Travaux publics et de l’entretien routier de la République Centrafricaine. Ce dernier a confié au journal Intégration qu’il y a beaucoup de réalisations à faire en la matière: «il s’agit justement de regarder vers la même direction. Tous les corridors routiers doivent être développés dans tous les pays en vue d’assurer non seulement le désenclavement intérieur, mais aussi de l’extérieur de l’Afrique centrale en général».

Auteur:
Otric NGON
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