Cameroun - Adamaoua: Un employé de Touristique Voyage porte plainte contre le troisième adjoint au Préfet de la Vina

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Jan-2018   4369
Un bus de Touristique Express Archives
Alim Oumarou a passé deux jours en garde à vue pour des colis, que le troisième adjoint au Préfet de la Vina lui réclamait.

Alim Oumarou magasinier à l’agence de transport Touristique voyage vient de déposer une plainte contre le dénommé Manga, troisième adjoint au Préfet du département de la Vina. Le sexagénaire plaignant a saisi le Gouverneur de la Région de l’Adamaoua et le Procureur de la République près les Tribunaux de Ngaoundéré. Il accuse l’adjoint au Préfet de la Vina de l’avoir séquestré, d’avoir porté de fausses accusations contre lui et tenu des propos tribalistes. Outre cela, il mentionne dans sa plainte les motifs d’enlèvement et de maltraitance.

Pour mieux comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu’il y a de cela quelques jours Alim Oumarou a été placé en garde à vue au Commissariat central de Ngaoundéré, après un malentendu qu’il a eu avec l’adjoint au Préfet, au sujet des colis manquants de celui-ci et qui provenaient de Yaoundé. Dans l’édition du 9 janvier 2018 de notre confrère Le Jour, il raconte «ce monsieur est arrivé en réclamant ses colis envoyés depuis Yaoundé. J’ai mis à sa disposition 17 colis sur 21 que j’ai reçus. Il s’est mis à gronder, me demandant de lui remettre l’intégralité de ses colis. J’ai fait appel à mes chefs à Yaoundé mais malheureusement, c’est à moi qu’il demandait de trouver une solution. Il s’est mis à me gronder, m’empêchant de travailler. Malgré mes explications, il ne voulait rien entendre. Il s’est saisi d’un poignard posé sur ma table, il est sorti et est revenu 10 minutes plus tard avec des policiers qui m’ont menotté et sont venus me jeter ici en cellule. Sincèrement je ne sais pas pourquoi je suis ici».

L’adjoint au Préfet approché par notre confrère a indiqué que l’employé de Touristique Voyage a voulu le poignarder et a insulté le Président de la République. Joint une fois de plus par le journal, l’autorité administrative n’a pas voulu s’exprimer sur l’affaire qui pour lui est close. Ce qui n’est pas le cas pour le plaignant qui réclame justice.   

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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